Dévoilement du Plan d’action « Alertes précoces pour tous » à la COP 27.
Photo: ©UNFCCC/KiaraWorth

Le plan d'action « Alerte précoce pour tous » reçoit le soutien de la COP27

Le nombre de catastrophes enregistrées a été multiplié par cinq, mais malgré cela, la moitié des pays n'ont pas mis en place de systèmes d'alerte précoce. Un changement s’impose.

Le Plan d'action exécutif pour l'initiative « Alerte précoce pour tous » des Nations unies, dévoilé lors de la COP27 à Charm el-Sheikh, en Egypte, a reçu un accueil unanime et les premières offres de soutien de la part de chefs de gouvernement, de hauts responsables d'agences des Nations Unies et d'agences de développement, du secteur privé et de la société civile, a indiqué l'Organisation météorologique mondiale (OMM) sur son site Web en novembre 2022.

Le Secrétaire général des Nations unies, Antonio Guterres, a annoncé le plan à une réunion des hauts responsables de gouvernements et d’organismes de l’ONU, d’agences de financement, de géants de la technologie et du secteur privé, pendant le Sommet des dirigeants mondiaux pour les négociations des Nations Unies sur le changement climatique, la COP 27. Élaboré par l’Organisation météorologique mondiale et divers partenaires, le plan est accompagné d’une déclaration commune signée par 50 pays.

Le Plan requiert des investissements initiaux ciblés de 3,1 milliards de dollars entre 2023 et 2027, ce qui ne coûtera que l’équivalent de 50 cents par personne et par an pour atteindre d’ici cinq ans le but fixé par Guterres visant à garantir que chaque habitant de la planète soit rapidement averti de conditions météorologiques toujours plus extrêmes et dangereuses.

L’une des pièces maîtresses de la conférence


« Les communautés vulnérables dans les points chauds du climat sont prises au dépourvu par des catastrophes climatiques en cascade sans aucun moyen d'alerte préalable », a déclaré le Secrétaire général des Nations unies lors d’une table ronde de haut niveau organisée dans le cadre du Sommet des dirigeants mondiaux présents à la COP27. « Les habitants d'Afrique, d'Asie du Sud, d'Amérique du Sud et d'Amérique centrale et les habitants des petits États insulaires sont quinze fois plus susceptibles de mourir de catastrophes climatiques. Ces catastrophes déplacent trois fois plus de personnes que la guerre. Et la situation empire » a-t-il ajouté.

Sameh Hassan Shoukry, ministre égyptien des affaires étrangères et Président de la COP 27, a fait remarquer que le plan d'action « Alerte précoce pour tous » serait l'une des pièces maîtresses de la conférence de Charm el-Sheikh, qui est considérée comme la COP de la « mise en œuvre ». « Cette mise en œuvre doit se faire sur le terrain », a déclaré M. Shoukry. « Un centre sera créé au Caire pour accroître la capacité des pays d'Afrique à surveiller les phénomènes météorologiques extrêmes et à donner l'alerte. »

Les présidents du Mozambique et du Malawi, les premiers ministres de la Finlande et des Pays-Bas, ainsi que des ministres et hauts fonctionnaires de la France, de la Chine, de l'Inde, du Japon et du Pakistan figuraient parmi les participants à cet événement de haut niveau et se sont engagés à apporter un soutien financier, pratique ou technologique à l'initiative « Alerte précoce pour tous ». D'autres annonces devraient être faites lors d'événements spéciaux au cours de la COP27.

Les dirigeants du Bureau des Nations unies pour la réduction des risques de catastrophe, du Programme alimentaire mondial, de l'Organisation internationale, du Bureau de la coordination des affaires humanitaires et de la Fédération internationale des sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge, ainsi que des hauts fonctionnaires de la Banque mondiale et des banques régionales de développement, ont également participé à la table ronde.

Quatre piliers principaux


Le chef de l'ONU avait annoncé pour la première fois en mars cet objectif en matière d'alerte précoce et a demandé à l'OMM de prendre la tête de cette initiative. Le chiffre de 3,1 milliards de dollars représente une petite fraction - environ 6 % - des 50 milliards de dollars requis pour le financement de l'adaptation.

Le plan s’articule autour de quatre piliers : la compréhension des risques de catastrophe, la surveillance et la prévision, la préparation et la réponse, la communication rapide. L'objectif est d'accroître et de mobiliser des fonds pour les activités en cours telles que l'Initiative sur les risques climatiques et les systèmes d'alerte précoce, le Mécanisme de financement des observations systématiques et d'autres initiatives, ainsi que de renforcer la coordination.

Pour garantir les progrès et l'alignement stratégique continu des activités avec les organes de mise en œuvre, le Secrétaire général des Nations unies va mettre en place un Conseil consultatif qui sera coprésidé par les chefs de l'Organisation météorologique mondiale (OMM) et du Bureau des Nations Unies pour la réduction des risques de catastrophe (UNDRR).

(OMM/ile)

Davantage d’informations sont disponibles sur le site web de l’OMM 

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