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            <title>Rural 21: Latest News</title>
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            <description>Latest News from Rural 21</description>
            <language>en-gb</language>
            
                <copyright>Rural 21</copyright>
            
            <pubDate>Mon, 18 May 2026 15:17:21 +0200</pubDate>
            <lastBuildDate>Mon, 18 May 2026 15:17:21 +0200</lastBuildDate>
            
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                        <guid isPermaLink="false">news-5870</guid>
                        <pubDate>Mon, 20 Jan 2025 09:50:00 +0100</pubDate>
                        <title>La Fisheries Transparency Initiative promeut une utilisation durable des ressources halieutiques mondiales</title>
                        <link>https://www.rural21.com/francais/actualites/detail/article/la-fisheries-transparency-initiative-promeut-une-utilisation-durable-des-ressources-halieutiques-mondiales.html</link>
                        <description>La gestion durable des ressources marines est un problème de plus en plus urgent. Appuyée par le ministère fédéral allemand de la Coopération économique et du Développement (BMZ), la Fisheries Transparency Initiative (FiTI) s’attaque à ce problème majeur en améliorant la disponibilité, la transparence et l’accès public aux informations sur la pêche pour encourager une gestion efficace et durable de la pêche.</description>
                        <content:encoded><![CDATA[<p>La gestion durable des ressources marines est un problème de plus en plus urgent. Appuyée par le ministère fédéral allemand de la Coopération économique et du Développement (BMZ), la Fisheries Transparency Initiative (FiTI) s’attaque à ce problème majeur en améliorant la disponibilité, la transparence et l’accès public aux informations sur la pêche pour encourager une gestion efficace et durable de la pêche.<br> <br> Pour réussir à reconstituer les stocks de poissons, à pérenniser les captures et à restaurer la santé et la productivité des écosystèmes, il est crucial de gérer la pêche de manière efficace, dans le respect des écosystèmes. Le contrôle des activités de pêche et de la taille des stocks permet aux organismes de gouvernance de définir des quotas de pêche durables et de sécuriser la biomasse halieutique sur le long terme.&nbsp;<br> <br> Plusieurs aspects doivent être clarifiés, notamment : « Qui est autorisé à pêcher et où (dans quelles eaux) ? Quelles quantités de poissons peuvent être capturées, où et par qui ? Quels équipements et quelles méthodes sont utilisés ? ». Malheureusement, de nombreux pays ayant accès à des ressources halieutiques importantes ne disposent pas de structures de gouvernance adéquates et manquent donc cruellement d’informations et de transparence, ce qui favorise la surpêche.&nbsp;<br> <br> Il est donc urgent de promouvoir des réformes politiques et de gouvernance, de mettre en place des cadres de gestion efficaces (en améliorant notamment la transparence) et d’introduire des technologies innovantes et une protection sociale adéquate dans le secteur de la pêche.<br> <br> Le BMZ appuie la Fisheries Transparency Initiative (FiTI), qui a pour objectif d’améliorer la durabilité de la pêche maritime mondiale en renforçant l’accessibilité, la crédibilité et l’utilisation d’informations nationales sur la gestion de la pêche. Mondiale et volontaire, l’initiative dispose de procédures internationalement reconnues qui permettent d’améliorer la transparence et la participation dans le secteur de la pêche maritime. Elle encourage le débat public sur la politique nationale de la pêche ainsi qu’une participation constructive aux décisions prises dans ce domaine.&nbsp;<br> <br> De nombreuses parties prenantes sont impliquées dans le processus de la FiTI par l’intermédiaire de groupes multipartites composés de représentants du gouvernement, de la société civile et du monde de l’entreprise. Ce dernier n’est pas représenté uniquement par des industriels mais aussi par de simples pêcheurs, ce qui permet de donner plus de poids à la parole de ces acteurs essentiels des systèmes alimentaires aquatiques. Les groupes multipartites travaillent de concert pour déterminer si les informations mises à disposition par le gouvernement sont accessibles, complètes et crédibles et fournissent des recommandations aux autorités nationales sur les mesures à mettre en œuvre pour améliorer la disponibilité et l’utilisation des informations sur la durée.</p>
<h2>Quatrième rapport annuel de la FiTI, publié par la GIZ</h2>
<p>À ce jour, 12 pays ont rejoint la FiTI et se sont engagés à œuvrer en faveur de son objectif. Il s’agit notamment de la Mauritanie, de Madagascar, du Ghana, des Seychelles, de l’Équateur et du Chili.<br> <br> La Mauritanie a été le premier pays à rejoindre la FiTI en 2016. Elle a, depuis, largement amélioré son niveau de transparence et publie régulièrement des informations importantes sur le secteur de la pêche. La Deutsche Gesellschaft für Internationale Zusammenarbeit (GIZ) lui a apporté un soutien technique et financier, par exemple, en publiant, en mars 2024, son 4e rapport FiTI annuel, qui contient des informations essentielles sur les accords de pêche, des données sur la pêche et un tout nouveau registre des bateaux. Ce rapport permet aux parties prenantes intéressées de mieux comprendre le statut de la pêche dans le pays, ainsi que les bénéfices et les difficultés associés à l’amélioration de la durabilité. Cette consolidation de l’information doit être suivie de mesures ambitieuses visant à améliorer l’efficacité de la pêche, ce qui reste un défi pour de nombreux pays.<br> <br> En 2025, la FiTI célèbrera son 10e anniversaire : dix ans de contribution réussie à la transformation durable de la pêche mondiale.</p>
<p><strong>Pour en savoir plus (en anglais):</strong></p><ul class="list-normal"> 	<li><a href="https://www.youtube.com/@fisheriestransparencyiniti10" target="_blank" rel="noreferrer">The FiTI Standard – Defining what information on fisheries must be published online by governments (vidéo)</a></li> 	<li><a href="https://fiti.global/germany-supports-fiti-through-5-year-grant" target="_blank" rel="noreferrer">Germany supports FiTI through 5-year grant to enhance transparency in global fisheries management – FiTI - Fisheries Transparency Initiative</a></li> 	<li><a href="https://openknowledge.fao.org/items/06690fd0-d133-424c-9673-1849e414543d" target="_blank" rel="noreferrer">FAO State of World Fisheries and Aquaculture Report 2024</a></li> </ul><p><em>Contact:&nbsp;</em><em>Annika Mackensen, Projet sectoriel Sécurité alimentaire et nutritionnelle, Deutsche Gesellschaft für Internationale Zusammenarabeit (GIZ) GmbH ; Bonn, Eschborn, Allemagne.</em></p>]]></content:encoded>
                        
                            
                                <category>De nos partenaires</category>
                            
                                <category>Pêcherie</category>
                            
                        
                        
                            
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                        <guid isPermaLink="false">news-5868</guid>
                        <pubDate>Fri, 17 Jan 2025 11:40:00 +0100</pubDate>
                        <title>Forêt tropicale : les interventions anthropiques modifient la diversité des essences d’arbres</title>
                        <link>https://www.rural21.com/francais/actualites/detail/article/foret-tropicale-les-interventions-anthropiques-modifient-la-diversite-des-essences-darbres.html</link>
                        <description>Une équipe internationale de chercheurs a étudié les impacts de l’exploitation forestière et de la dégradation des forêts tropicales. Elle est parvenue à démontrer l’existence d’essences « gagnantes » et « perdantes », sachant que le déplacement des essences « perdantes » entraîne parfois un déclin des fonctions écologiques des forêts tropicales.</description>
                        <content:encoded><![CDATA[<p>Les forêts tropicales sont le principal réservoir de biodiversité terrestre. Elles jouent un rôle crucial dans la capture des gaz à effet de serre et fournissent d’importants services écosystémiques. Elles sont néanmoins victimes de la déforestation rapide et de la fragmentation des forêts, avec des pertes comprises entre trois et six millions d’hectares par an ces 20 dernières années.<br> <br> Les forêts tropicales actuelles sont ainsi principalement composées de paysages modifiés par l’activité humaine, qui sont exposés à des pressions locales telles que l’exploitation forestière, la chasse et les incendies.<br> <br> Dans une nouvelle étude réalisée par une équipe internationale, le Dr Bruno X. Pinho, de l’Institut des sciences végétales de l’université de Berne en Suisse, montre que les essences d’arbres à croissance rapide et à petites graines sont prédominantes dans les régions de forêts tropicales soumises à une exploitation forestière et à une dégradation intensives. L’évolution des essences d’arbres pourrait avoir un impact considérable sur les services écosystémiques fournis par ces forêts, notamment sur leur capacité essentielle à capturer et à stocker du carbone.<br> <br> Bien que les essences que l’étude considère comme « gagnantes » poussent vite, leur durée de vie est limitée en raison de la densité de leurs troncs et branches, qui est nettement inférieure à celle des essences d’arbres à croissance plus lente qu’elles remplacent. Les résultats de l’étude ont été publiés dans la revue spécialisée Nature Ecology and Evolution.</p>
<h2>Plus de 1 200 essences tropicales d’arbres étudiées</h2>
<p>Pour l’étude, les chercheurs ont étudié un ensemble unique de données portant sur plus de 1 200 essences tropicales d’arbres présentes dans plus de 260 forêts réparties dans six régions des forêts tropicales atlantique et amazonienne du Brésil, qui avaient été influencées par des activités humaines telles que la déforestation et par des perturbations locales telles que l’exploitation forestière, la chasse et la culture sur brûlis.<br> <br> À l’aide de différents modèles statistiques, les scientifiques ont analysé les impacts des pertes de forêts, de la fragmentation des forêts et de la destruction locale des forêts sur la composition des forêts et ont défini les caractéristiques de ce qu’ils appellent les essences « gagnantes » et « perdantes ».<br> <br> « Notre étude montre que les essences qui dominent dans les régions encore majoritairement occupées par des forêts possèdent généralement un bois dense et des graines de grande taille. Ces graines sont disséminées par des animaux de taille moyenne ou grande typiques des forêts tropicales brésiliennes », explique Bruno Pinho, auteur principal de l’étude.<br> <br> « Au contraire, dans les paysages fortement déforestés, dans lesquels les forêts restantes sont, en outre, exposées à une pression anthropique, ces essences d’arbres perdent du terrain en faveur d’essences dites « opportunistes », dont le bois est plus tendre et les graines plus petites. Ces graines peuvent ainsi être mangées par les chauves-souris et les petits oiseaux mobiles qui se sont adaptés aux perturbations des forêts. En règle générale, ces essences se disséminent plus facilement », ajoute Bruno Pinho.</p>
<h2>Besoin urgent de mesures pour protéger les fonctions écosystémiques</h2>
<p>Les résultats de ces recherches montrent qu’il est urgent de renforcer les mesures de conservation et de restauration des forêts tropicales pour préserver ces écosystèmes indispensables. « Les impacts considérables associés à la dégradation des forêts dans certaines régions amazoniennes montrent combien il est important de prendre des mesures de lutte contre la déforestation, mais aussi de lutte contre les perturbations des forêts telles que l’exploitation sélective et les incendies », explique le professeur Jos Barlow, de l’université de Lancaster au Royaume-Uni, qui a dirigé l’étude.<br> <br> « Les modifications fonctionnelles ont des conséquences très graves qui doivent absolument être quantifiées très rapidement. Elles pointent, en effet, vers l’aggravation potentielle de processus écosystémiques importants et des services associés pour les humains, particulièrement en raison de modifications des cycles biologiques, géologiques et chimiques (et en particulier du cycle du carbone), de l’interaction entre la faune et la flore et de la régénération des forêts », explique Felipe Melo, deuxième auteur de l’étude et chercheur à l’Universidade Federal De Pernambuco au Brésil.<br> <br> Les chercheurs soulignent notamment que des mesures doivent être prises pour protéger les populations de grands oiseaux (tels que les toucans) et de mammifères (tels que le Brachytèle), qui disséminent les semences des essences d’arbres « perdantes », c’est-à-dire des espèces à croissance lente et à grosses graines.</p>
<h2>Recherche prospective et implications politiques</h2>
<p>« L’impact négatif des pertes d’habitat sur la diversité biologique est largement admis. Ce qui est moins connu et qui fait l’objet de controverses concerne les impacts indépendants de la fragmentation et de la dégradation locale des paysages. Il est, en effet, difficile de faire la distinction entre les contextes qui ont des liens de cause à effet avec ces impacts et ceux qui n’en ont pas », explique David Bauman, chargé de recherche principal à l’Institut de recherche pour le développement (IRD) de l’Université de Montpellier, France, et co-auteur de l’étude.<br> <br> Par exemple, certaines études présentent les impacts positifs d’une telle fragmentation, tandis que d’autres s’intéressent aux effets négatifs. L’étude de ces effets fréquemment mineurs ne porte que sur le nombre d’espèces. Or, le remplacement de plusieurs essences par d’autres espèces ayant des stratégies écologiques différentes peut être à l’origine d’un impact mineur sur la quantité d’espèces, mais avoir ensuite des effets considérables sur la diversité et le fonctionnement de ces écosystèmes.<br> <br> Selon les chercheurs, il est crucial de comprendre ces changements et de faire la distinction entre les contextes qui ont un lien de causalité et ceux qui n’en ont pas de manière à pouvoir gérer les paysages fragmentés en préservant leurs écosystèmes et leur diversité.</p>
<p>(Université de Berne/wi)<br> <br> <strong>Référence :</strong><br> <a href="https://www.nature.com/articles/s41559-024-02592-5" target="_blank" rel="noreferrer">Jos Barlow, Bruno X. Pinho et al. : Winner-loser plant trait replacements in human-modified tropical forests. Nature Ecology and Evolution ; décembre 2024<br> DOI: 10.1038/s41559-024-02592-5</a></p>]]></content:encoded>
                        
                            
                                <category>Monde scientifique</category>
                            
                                <category>Forêts</category>
                            
                        
                        
                            
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                    <item>
                        <guid isPermaLink="false">news-5867</guid>
                        <pubDate>Wed, 15 Jan 2025 11:50:00 +0100</pubDate>
                        <title> Trois quarts des terres du monde se sont asséchées au cours des trente dernières années</title>
                        <link>https://www.rural21.com/francais/actualites/detail/article/trois-quarts-des-terres-du-monde-se-sont-assechees-au-cours-des-trente-dernieres-annees.html</link>
                        <description>La superficie de terres arides a largement progressé depuis quelques dizaines d’années. Pas moins de 2,3 milliards de personnes vivaient dans des régions arides en 2020, soit deux fois plus qu’en 1990, un chiffre qui pourrait plus que doubler d’ici 2100 en vertu du scénario de changement climatique le plus pessimiste.</description>
                        <content:encoded><![CDATA[<p>Plus de trois quarts des terres du monde ont subi un assèchement irréversible au cours des dernières décennies, a averti la Convention des Nations unies sur la lutte contre la désertification (CNULCD) en décembre 2024. Près de 77,6 pour cent des terres du monde ont été confrontées à des conditions plus sèches entre 1990 et 2020 qu’au cours des 30 années qui avaient précédé.&nbsp;<br> <br> Pendant la même période, la superficie occupée par les régions arides a augmenté d’environ 4,3 millions de km<sup>2</sup> (une superficie supérieure d’environ un tiers à celle de l’Inde, le 7e pays le plus grand du monde) et couvrent dorénavant 40,6 pour cent des terres du monde (à l’exclusion de l’Antarctique).<br> <br> Ces dernières décennies, quelque 7,6 pour cent des terres mondiales (une superficie plus grande que le Canada) ont franchi des seuils d’aridité (passant du statut de terres non sèches à celui de terres sèches ou d’une catégorie de terres arides à une catégorie supérieure).<br> <br> La plupart de ces régions sont passées du statut de zones humides à celui de zones arides, avec de graves conséquences sur l’agriculture, les écosystèmes et les populations qui y vivent.&nbsp;<br> <br> Les chercheurs préviennent que, si le monde ne parvient pas à réduire les émissions de gaz à effet de serre, 3 pour cent supplémentaires des zones humides du monde seront devenues des zones arides d’ici la fin du siècle.&nbsp;<br> <br> Selon les scénarios d’évolution des émissions de gaz à effet de serre les plus défavorables, les régions arides devraient se développer dans le Midwest américain, dans le centre du Mexique, dans le nord du Venezuela, dans le nord-est du Brésil, dans le sud-est de l’Argentine, dans l’ensemble de la région méditerranéenne, sur la côte de la mer Noire, dans de grandes parties de l’Afrique australe et dans le sud de l’Australie.<br> <br> Les régions les plus touchées par cette tendance à l’assèchement comprennent pratiquement toute l’Europe (95,9 pour cent des terres), certaines parties de l’ouest des États-Unis, le Brésil, certaines parties de l’Asie (notamment de l’Asie de l’Est) et l’Afrique centrale.<br> <br> Les 2,3 milliards de personnes (soit plus de 25 pour cent de la population mondiale) qui vivent dans ces régions en cours d’assèchement ont besoin de solutions d’adaptation durables pour faire face à cette nouvelle normalité. La dégradation des terres liées à l’aridité, connue sous le nom de désertification, constitue une terrible menace pour le bien-être humain et la stabilité écologique.&nbsp;<br> <br> Sans compter qu’en raison du réchauffement continu de la planète, les projections associées au scénario le plus pessimiste suggèrent que près de 5 milliards de personnes pourraient, d’ici la fin du siècle, vivre dans des régions arides et être ainsi confrontées à l’épuisement des sols, à la raréfaction des ressources en eau et à la diminution ou à l’effondrement d’écosystèmes autrefois florissants.<br> <br> La migration forcée est une des conséquences les plus visibles de l’aridité. Lorsque les terres deviennent inhabitables, l’eau rare et l’agriculture impossible, les familles, quand ce ne sont pas des communautés entières, n’ont souvent d’autre choix que d’abandonner leurs foyers, ce qui engendre de multiples problèmes sociaux et politiques dans le monde entier. Du Moyen-Orient à l’Afrique et à l’Asie du Sud, des millions de personnes ont déjà pris la route, une tendance qui devrait s’intensifier au cours des décennies à venir.<br> <br> (CNULCD/ile)<br> <br> <a href="https://www.unccd.int/fr/news-stories/press-releases/three-quarters-earths-land-became-permanently-drier-last-three-decades" target="_blank" rel="noreferrer">Pour en savoir plus, voir le site Internet de la CNULCD</a></p>]]></content:encoded>
                        
                            
                                <category>Actualités</category>
                            
                                <category>Désertification</category>
                            
                        
                        
                            
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                        <pubDate>Fri, 10 Jan 2025 09:23:00 +0100</pubDate>
                        <title>Les politiques climatiques impactent inégalement les prix alimentaires mondiaux </title>
                        <link>https://www.rural21.com/francais/actualites/detail/article/les-politiques-climatiques-impactent-inegalement-les-prix-alimentaires-mondiaux.html</link>
                        <description>Les systèmes alimentaires fonctionnent très différemment d&#039;une région à l&#039;autre et les effets des politiques d&#039;atténuation des gaz à effet de serre sur les consommateurs varient donc d&#039;une région à l&#039;autre du monde. Les pays à faible revenu sont confrontés à des défis plus importants dans la gestion des augmentations des prix des denrées alimentaires dues aux politiques climatiques.</description>
                        <content:encoded><![CDATA[<p>Dans les pays à revenu élevé, tels que les États-Unis ou l'Allemagne, les agriculteurs perçoivent moins d'un quart des dépenses alimentaires, tandis qu'en Afrique subsaharienne, cette proportion dépasse les 70 pour cent. Dans cette région, les coûts agricoles représentent une part beaucoup plus significative du prix des denrées alimentaires. Cette réalité influence la manière dont les prix alimentaires réagissent aux politiques climatiques agricoles. Dans les pays riches, les éléments de valeur ajoutée amortissent les variations des prix à la consommation, tandis que les pays à faible revenu, où les coûts agricoles dominent, rencontrent des difficultés plus marquées pour gérer les hausses des prix alimentaires dues aux politiques climatiques, comme le révèle une étude de l'Institut allemand de recherche sur l'impact du climat de Potsdam (PIK), publiée en janvier 2025.<br> <br> Les chercheurs anticipent qu'avec le développement des économies et l'industrialisation des systèmes alimentaires, la part des agriculteurs dans les dépenses de consommation continuera de diminuer, un phénomène désigné sous le terme de « part agricole » du dollar alimentaire. Dans les pays riches, une majorité des coûts est consacrée à la transformation, à la vente au détail, à la commercialisation et au transport. Cela entraîne une protection des consommateurs contre les fluctuations des prix agricoles induites par les politiques climatiques, telles que les taxes sur la pollution ou les restrictions d'expansion des terres. Néanmoins, cela met en lumière le fait que les agriculteurs touchent de faibles revenus. Selon les chercheurs, les longues chaînes d'approvisionnement des systèmes alimentaires modernes atténuent les augmentations de prix à la consommation, en particulier dans les pays développés.<br> <br> Même dans le cadre de politiques climatiques ambitieuses qui impliqueraient une forte tarification des gaz à effet de serre dans le secteur agricole, l'impact sur les prix à la consommation d'ici 2050 serait nettement inférieur dans les pays riches. Effectivement, dans ces régions, les prix des denrées alimentaires à la consommation pourraient augmenter d'un facteur de 1,25 avec l'application de telles politiques, malgré une multiplication par 2,73 des prix à la production. À l'inverse, dans les pays à faible revenu, les prix des denrées alimentaires à la consommation pourraient être multipliés par 2,45 sous des politiques climatiques ambitieuses d'ici 2050, alors que les prix à la production s'élèveraient à 3,3. Bien que l'augmentation des prix à la consommation soit moins marquée que celle des coûts pour les producteurs, il sera cependant plus difficile pour les habitants de ces pays d'accéder à une alimentation suffisante et de qualité.<br> <br> Cependant, malgré l'inflation des prix alimentaires, il est possible que les consommateurs à faible revenu ne souffrent pas nécessairement des politiques d'atténuation du changement climatique. Une étude antérieure du PIK (Soergel et al., 2021) a démontré que si les revenus générés par la tarification du carbone étaient utilisés pour soutenir les ménages à faibles revenus, ceux-ci pourraient bénéficier d'une amélioration de leur situation, même en période d'inflation des prix alimentaires, grâce à des revenus accrus.<br> <br> « Les politiques climatiques peuvent représenter un défi à court terme pour les consommateurs, les agriculteurs et les producteurs alimentaires, mais elles sont essentielles pour assurer la pérennité de l'agriculture et des systèmes alimentaires à long terme », souligne Hermann Lotze-Campen, directeur du département de recherche sur la « résilience climatique » au PIK et auteur de l'étude. « En l'absence de politiques climatiques et de réduction des émissions ambitieuses, les effets dévastateurs d'un changement climatique non maîtrisé, tels que les mauvaises récoltes et les perturbations de la chaîne d'approvisionnement, pourraient faire grimper les prix alimentaires à des niveaux encore plus inaccessibles. Il est donc crucial que les politiques climatiques soient conçues pour inclure des mécanismes permettant d'aider les producteurs et les consommateurs à effectuer une transition en douceur, tels qu'une tarification équitable du carbone, un soutien financier pour les régions et les groupes les plus vulnérables, ainsi que des investissements dans des pratiques agricoles durables. »<br> <br> (PIK/ile)</p>
<p><a href="https://www.pik-potsdam.de/en/news/latest-news/growing-divide-agricultural-climate-policies-affect-food-prices-differently-in-wealthy-and-poor-countries" target="_blank" rel="noreferrer">Pour en savoir plus, consultez le site web du PIK (en anglais)</a></p>]]></content:encoded>
                        
                            
                                <category>Actualités</category>
                            
                                <category>Prix des denrées alimentaires</category>
                            
                        
                        
                            
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                        <pubDate>Fri, 20 Dec 2024 09:37:16 +0100</pubDate>
                        <title>Le réchauffement des températures nocturnes compromet la qualité du riz en Asie de l&#039;Est</title>
                        <link>https://www.rural21.com/francais/actualites/detail/article/le-rechauffement-des-temperatures-nocturnes-compromet-la-qualite-du-riz-en-asie-de-lest.html</link>
                        <description>La qualité du riz, essentielle à la fois pour sa valeur marchande et pour la nutrition humaine, est fortement influencée par les conditions climatiques. Cependant, l&#039;importance relative des différents facteurs climatiques demeure mal comprise, et l&#039;impact du changement climatique sur la qualité du riz a été peu étudié à grande échelle.</description>
                        <content:encoded><![CDATA[<p>Une étude récente menée par une équipe de chercheurs de l'Université normale de Shaanxi (Chine), dirigée par le D<sup>r</sup> Xianfeng Liu, met en lumière une détérioration de la qualité du riz en Asie de l'Est, en particulier en Chine et au Japon, causée par l'élévation des températures nocturnes.</p>
<p>Le D<sup>r</sup> Xianfeng Liu et ses collègues ont analysé des données recueillies sur une période de 35 ans afin d'examiner les tendances de la qualité du riz au Japon et en Chine, en se basant sur le taux de riz de tête. Ce dernier correspond à la proportion de grains de riz traités qui conservent 75&nbsp;pour cent de leur longueur après l'usinage, lequel implique l'élimination de l'enveloppe et du son.</p>
<p>L'équipe a étudié diverses variables climatiques pour identifier celles exerçant le plus d'influence sur le taux de riz de tête, notamment les températures nocturnes et diurnes, la température moyenne quotidienne, les journées chaudes (au-delà de 30/35°C), les précipitations, leur fréquence, l'humidité du sol, le rayonnement solaire, la couverture nuageuse, l'humidité relative, le déficit de pression de vapeur diurne, la transpiration et la concentration en dioxyde de carbone.</p>
<p>Les résultats révèlent que les températures nocturnes ont un impact significatif sur la qualité du riz. Un seuil critique de dégradation apparaît à 12°C au Japon et à 18°C en Chine. Lorsque la floraison et la maturation des grains se produisent dans de telles conditions, les taux de photosynthèse et d'accumulation d'amidon dans les grains diminuent, entraînant une baisse de la qualité du riz, avec un risque accru de bris des grains. Les chercheurs soulignent également que l'impact négatif du changement climatique sur la qualité du riz sera plus prononcé en Chine qu'au Japon.</p>
<p>(ISAAA/wi)</p>
<p><strong>Référence&nbsp;:</strong></p>
<p><a href="https://agupubs.onlinelibrary.wiley.com/doi/10.1029/2024GL110557" target="_blank" rel="noreferrer">Xianfeng Liu, Philippe Ciais, David Makowski, Juan Liang: Warming Leads to Lower Rice Quality in East Asia: Première publication : 03 novembre 2024 ; Geophysical Research Letters, novembre 2024</a>,&nbsp;<a href="https://doi.org/10.1029/2024GL110557" target="_blank" rel="noreferrer">https://doi.org/10.1029/2024GL110557</a></p>]]></content:encoded>
                        
                            
                                <category>Monde scientifique</category>
                            
                                <category>Changement climatique</category>
                            
                        
                        
                            
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                        <pubDate>Wed, 18 Dec 2024 09:04:00 +0100</pubDate>
                        <title>Engagements et défis de la COP16</title>
                        <link>https://www.rural21.com/francais/actualites/detail/article/engagements-et-defis-de-la-cop16.html</link>
                        <description>La COP16 a marqué une avancée significative dans les efforts mondiaux de lutte contre la désertification, avec le lancement de nouveaux financements et d&#039;initiatives innovantes. Cependant, des obstacles majeurs subsistent en ce qui concerne la restauration des terres et la préparation face à la sécheresse.</description>
                        <content:encoded><![CDATA[<p>Après deux semaines de négociations intenses sur les moyens de lutter contre la dégradation des terres, la désertification et la sécheresse, la conférence des Nations Unies sur les terres s’est achevée à Riyad, en Arabie Saoudite en décembre 2024.<br> <br> Près de 200 pays se sont réunis lors de la 16ᵉ Conférence des Parties (COP16) à la Convention des Nations unies sur la lutte contre la désertification (CNULCD) et ont pris l'engagement de prioriser la restauration des terres ainsi que le renforcement de la résilience face à la sécheresse dans leurs politiques nationales et au sein de la coopération internationale. Ces actions sont considérées comme des stratégies essentielles pour garantir la sécurité alimentaire et s'adapter au changement climatique. Les nations ont également fait des progrès significatifs dans l'élaboration d'un futur cadre mondial pour la gestion de la sécheresse, qui devrait être finalisé lors de la COP17 prévue en Mongolie en 2026. En outre, plus de 12 milliards de dollars ont été engagés pour lutter contre la désertification, la dégradation des terres et la sécheresse à travers le monde, en particulier au bénéfice des pays les plus vulnérables.<br> <br> Parmi les accords majeurs adoptés lors de la COP16, on note la création d'un Caucus pour les peuples autochtones et d'un Caucus pour les communautés locales, visant à garantir la représentation adéquate de leurs perspectives et de leurs défis spécifiques. De plus, la continuité de l'Interface Science-Politique de la Convention a été décidée, afin de renforcer la prise de décision fondée sur des bases scientifiques. Enfin, l'engagement du secteur privé a été mobilisé dans le cadre de l'initiative Business4Land.<br> <br> Lors de la conférence, les participants ont appris que la CNULCD estime qu’au moins 2 600 milliards de dollars d’investissements sont nécessaires d’ici 2030 pour restaurer plus d’un milliard d’hectares de terres dégradées et renforcer la résilience face à la sécheresse. Cela équivaut à 1 milliard de dollars d’investissements quotidiens entre aujourd’hui et 2030 pour atteindre les objectifs mondiaux de restauration des terres et lutter contre la désertification et la sécheresse.<br> <br> De nouvelles contributions pour des projets de restauration à grande échelle et de préparation à la sécheresse ont été annoncées, notamment le Partenariat mondial de résilience à la sécheresse de Riyad, qui a mobilisé 12,15 milliards de dollars pour soutenir 80 des pays les plus vulnérables au monde dans le renforcement de leur résilience à la sécheresse, dont 10 milliards de dollars provenant du Groupe de coordination arabe.<br> <br> L’initiative de la Grande Muraille Verte (GMV), menée par l’Afrique pour restaurer 100 millions d’hectares de terres dégradées, a également mobilisé 11 millions d’euros de la part du gouvernement italien pour la restauration des paysages au Sahel et 3,6 millions d’euros du gouvernement autrichien pour renforcer la coordination et la mise en œuvre de l’initiative dans 22 pays africains. Cet élan s’inscrit dans le cadre de l’Accélérateur GMV, un effort soutenu par la CNULCD pour atteindre les ambitions d’un Sahel plus vert et prospère.<br> <br> En outre, les États-Unis et plusieurs pays partenaires ainsi que des organisations ont annoncé un total de près de 70 millions de dollars d’investissements pour faire avancer la Vision pour les cultures et sols adaptés (VACS). Cette initiative vise à bâtir des systèmes alimentaires résilients, basés sur des cultures diversifiées, nutritives et adaptées au climat, cultivées dans des sols sains.<br> <br> La première COP de la CNULCD jamais organisée au Moyen-Orient et en Afrique du Nord a permis de mettre en lumière les défis spécifiques de la région et de présenter des solutions innovantes à la dégradation des terres et à la sécheresse.<br> <br> Le Royaume d’Arabie Saoudite a annoncé cinq nouveaux projets d’une valeur totale de 60 millions de dollars pour intensifier les efforts climatiques et environnementaux dans le cadre de l’Initiative verte saoudienne. La présidence de la COP16 de la CNULCD a également annoncé le lancement d’une initiative internationale de surveillance des tempêtes de sable et de poussière. Cet effort, qui fait partie d’un système régional d’alerte précoce, vise à compléter les initiatives existantes supervisées par l’Organisation météorologique mondiale (OMM).<br> <br> L’Observatoire International de Résilience à la Sécheresse (IDRO), dont le prototype a été dévoilé lors de la COP16, sera la première plateforme mondiale basée sur l’intelligence artificielle pour aider les pays à évaluer et renforcer leur capacité à faire face à des sécheresses plus sévères. Cet outil innovant est une initiative de l’Alliance internationale pour la résilience à la sécheresse (IDRA), que l’Arabie Saoudite a rejointe plus tôt cette année.<br> <br> (CNULCD/ile)<br> <br> <a href="https://www.unccd.int/fr/news-stories/press-releases/united-nations-conference-riyadh-charts-path-global-action-land-drought" target="_blank" rel="noreferrer">Plus d’informations sont disponibles sur le site Web de la CNULCD</a> &nbsp;</p>
<p><a href="https://www.unccdcop16.org/?lang=en" target="_blank" rel="noreferrer">Visitez le site Web de la conférence (en anglais)</a></p>]]></content:encoded>
                        
                            
                                <category>Actualités</category>
                            
                                <category>Désertification</category>
                            
                        
                        
                            
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                        <pubDate>Tue, 17 Dec 2024 11:06:57 +0100</pubDate>
                        <title>Programme intégré sur les systèmes alimentaires</title>
                        <link>https://www.rural21.com/francais/actualites/detail/article/programme-integre-sur-les-systemes-alimentaires.html</link>
                        <description>Une nouvelle initiative vise à promouvoir les cultures, les produits de base, les systèmes de production animale et l&#039;aquaculture afin de les rendre durables et résilients dans 32 pays.</description>
                        <content:encoded><![CDATA[<p>En décembre 2024, l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) et le Fonds international de développement agricole (FIDA) ont lancé un nouveau programme qui vise à intensifier les efforts de transformation des systèmes agroalimentaires mondiaux, du stade de la production jusqu’à celui de la consommation, afin de les rendre durables, respectueux de la nature, résilients, inclusifs et non polluants.<br> <br> Financé par le Fonds pour l’environnement mondial (FEM), le Programme intégré sur les systèmes alimentaires a été lancé à l’occasion de la journée consacrée aux systèmes agroalimentaires qui a eu lieu lors de la 16e réunion de la Conférence des parties à la Convention des Nations unies sur la lutte contre la désertification, à Riyad (Arabie saoudite).<br> <br> Le programme cible les systèmes agroalimentaires de quatre secteurs – les cultures (maïs, riz et blé), les produits (cacao, huile de palme et soja), l’élevage et l’aquaculture – dans 32 pays et permettra d’orienter 282 millions d’USD de financement du FEM et des cofinancements estimés à 1,8 milliard d’USD.<br> <br> Grâce au programme, les pays et les communautés développeront et renforceront les politiques, les chaînes de valeur, les pratiques et les plans d’investissement dans les principaux secteurs agroalimentaires. Le programme vise à atténuer les émissions de méthane dans les secteurs de l’élevage et du riz, ainsi que la déforestation dans les secteurs de l’élevage et de l’huile de palme. Il consistera également à promouvoir l’aquaculture en tant que source complémentaire de protéines et de revenus, ainsi que la gestion intégrée des paysages pour éviter une utilisation non durable des terres pour la production de blé et de maïs. En outre, il permettra de favoriser les pratiques durables pour des produits importants, et ainsi d’obtenir des retombées environnementales et économiques bénéfiques à long terme.<br> <br> Le programme a été lancé alors que la communauté internationale porte de plus en plus d’attention au rôle clé des systèmes agroalimentaires, comme cela a été le cas lors des récentes conférences des parties (COP) aux trois différentes conventions consacrées à l’environnement. Dans ce contexte, l’initiative en faveur des stratégies et plans d’action nationaux agricoles pour la biodiversité a été lancée lors de la 16e réunion de la Conférence des Parties à la Convention sur la diversité biologique (COP 16), tandis que l’initiative Harmoniya a été mise en route lors de la 29e session de la Conférence des Parties à la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques (COP 29). Lors des trois conférences des Parties, une large place a été accordée aux débats sur le financement, car les systèmes agroalimentaires reçoivent moins de 5 pour cent du financement mondial de l’action climatique (2019-2020) et 23 pour cent du financement du développement en lien avec le climat (2022), soit un recul de 37 pour cent par rapport à la décennie précédente.<br> <br> Le Projet de coordination mondiale contribuera à l’élaboration et au lancement de 32 projets de pays ces 12 prochains mois. Des pôles de coordination mondiale dédiés aux politiques et à la gouvernance, au secteur privé et à l’investissement, à l’innovation au niveau des paysages (terres agricoles, sites d’agroforesterie et autres zones non protégées) et à la gestion des connaissances constitueront des communautés de pratiques et renforceront la collaboration tout au long de la durée du programme, le but étant de produire davantage d’impact que la somme de chacun des projets de pays.<br> <br> (IFAD/ile)<br> <br> <a href="https://www.ifad.org/fr/w/actualites/un-nouveau-programme-de-282-millions-d-usd-vise-a-agir-en-faveur-du-climat-et-de-l-environnement-en-intervenant-dans-le-secteur-agricole-et-les-systemes-alimentaires" target="_blank" rel="noreferrer">De plus amples informations sont disponibles sur le site du FIDA</a></p>]]></content:encoded>
                        
                            
                                <category>Actualités</category>
                            
                                <category>Systèmes alimentaires</category>
                            
                        
                        
                            
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                        <pubDate>Tue, 17 Dec 2024 08:50:37 +0100</pubDate>
                        <title>L’illusion des engrais « verts » : Pourquoi l’Afrique a besoin de l’agroécologie pour assurer la durabilité de la santé des sols </title>
                        <link>https://www.rural21.com/francais/actualites/detail/article/lillusion-des-engrais-verts-pourquoi-lafrique-a-besoin-de-lagroecologie-pour-assurer-la-durabilite-de-la-sante-des-sols.html</link>
                        <description>Depuis le Sommet sur la santé des sols, organisé en mai 2024, à Nairobi, les engrais « verts » sont au programme du Forum allemand pour l’environnement et le développement. À cet égard, une coalition d’organisations d’Allemagne et du Kenya a procédé à une étude approfondie de la durabilité des engrais à base d’hydrogène vert et du rôle du Gouvernement fédéral allemand dans le développement agricole, en prenant le Kenya comme étude de cas. </description>
                        <content:encoded><![CDATA[<p>Le Sommet africain sur les engrais et la santé des sols (ASHF) s’est tenu à Nairobi en mai dernier. Il a souligné le besoin urgent de stopper la dégradation des sols dans le cadre de la lutte contre la faim. Il a souligné pour la première fois à quel point il est important de donner la priorité à la santé des sols plutôt qu’à la solution simpliste consistant à accroître l’usage des engrais.</p>
<p>Toutefois, la proposition du sommet, à savoir tripler la production d’engrais de synthèse et organiques d’ici à 2034, risque d’affaiblir ses propres objectifs en matière de santé des sols. Parmi les solutions proposées, les engrais azotés de synthèse à base d’hydrogène vert sont présentés comme moins polluants que les engrais à base de combustibles fossiles. Or, ces soi-disant engrais «&nbsp;verts&nbsp;» risquent de perpétuer les problèmes qu’ils prétendent résoudre.</p>
<h2>La racine du problème&nbsp;: l’héritage de l’agriculture industrielle<br> &nbsp;</h2>
<p>Pendant des années, des organisations telles que l’AGRA (Alliance pour une révolution verte en Afrique) et des acteurs industriels tels que Yara ont incité les gouvernements africains à adopter un modèle agricole à forte consommation d’intrants dépendant de subventions coûteuses. Cette approche s’est traduite par une dégradation des sols, une dépendance accrue à des intrants coûteux et un plus fort endettement des exploitants, tout en étant incapable de s’attaquer aux causes profondes de la faim. Une étude de 2020 a mis en lumière les promesses non tenues de l’AGRA et a révélé son incapacité à atteindre la sécurité alimentaire durable, et une étude plus récente confirme les échecs des projets de l’AGRA.</p>
<p>La reconnaissance, par l’ASHF, de la santé des sols comme une priorité est un changement de direction bienvenu. Cependant, son Plan d’action et la Déclaration de Nairobi pourraient également conduire au statu quo et promouvoir l’agriculture industrielle sous une autre forme. Les engrais de synthèse à base d’hydrogène vert sont un bon exemple de l’ambigüité du Plan d’action.</p>
<h2>Pourquoi les engrais «&nbsp;verts&nbsp;» ne sont pas la solution<br> &nbsp;</h2>
<p>Les engrais à base d’hydrogène vert produisent certes moins d’émissions pendant leur production, mais leurs coûts élevés et leur impact sur les exploitations sont les mêmes que ceux des engrais à base de combustibles fossiles. Ils continuent d’aggraver la dégradation des sols, contribuent à la contamination de l’eau et sont responsables du fait que les petits exploitants agricoles restent dépendants d’intrants coûteux. En soutenant l’utilisation continue de tels intrants, on ne fait que renforcer le modèle industriel, en se contentant de décarboner la production d’engrais de synthèse sans améliorer la durabilité globale de la production alimentaire. Cela ne fait que retarder l’adoption de solutions à long terme telles que l’agroécologie qui donnent la priorité à la santé des sols et à la biodiversité. Les coûts d’investissement élevés nécessaires à la création d’une infrastructure de production d’hydrogène vert soulignent un peu plus le fait que cette approche ne répond pas aux besoins fondamentaux de pratiques agricoles plus durables.</p>
<p>Sans compter que ce n’est pas en triplant l’utilisation des engrais de synthèse – qu’ils soient d’origine fossile ou à base d’hydrogène vert – qu’on atteindra l’objectif faim «&nbsp;zéro&nbsp;». La faim est un problème à multiples facettes qui est exacerbé par des inégalités qu’on ne peut pas corriger simplement en augmentant les rendements. Les sols et les humains ont besoin de solutions holistiques spécifiques au contexte. L’agroécologie, qui tient compte de facteurs écologiques, culturels et sociaux, offre une solution durable en restaurant les sols dégradés et en favorisant la souveraineté alimentaire.</p>
<h2>L’appel de la société civile à une transformation agroécologique<br> &nbsp;</h2>
<p>Au Kenya et ailleurs, des organisations de la société civile – dont Silke Bollmohr, qui est membre du Forum allemand pour l’environnement et le développement – préconisent la transformation agricole en autonomisant les petits exploitants agricoles et en réduisant la dépendance aux intrants de synthèse. Au lieu de mettre l’accent sur les engrais azotés de synthèse et de remplacer les engrais à base de combustibles fossiles par des engrais à base d’hydrogène vert, elles proposent l’adoption d’approches agroécologiques qui restaurent la santé des sols, réduisent l’érosion, renforcent la résilience et améliorent la rétention de l’eau en tenant compte du lien entre la santé des sols et la matière organique, la biodiversité et l’équilibre des écosystèmes.</p>
<h2>La voie à suivre&nbsp;: l’agroécologie pour la santé durable des sols<br> &nbsp;</h2>
<p>Les gouvernements africains devraient donner la priorité aux initiatives favorables à une authentique santé des sols, initiatives ancrées dans l’agroécologie, comme illustré par le comté de Murang’a qui a déjà prouvé sa détermination en adoptant une politique agroécologique, la première de ce type. Cette approche exige qu’on s’éloigne de l’agriculture industrielle au profit de systèmes alimentaires résilients et équitables centrés sur la santé des sols, l’utilisation minimale d’intrants externes et la nutrition.</p>
<p>Le ministère fédéral allemand de la Coopération économique et du Développement (BMZ) joue un rôle clé dans ce changement de direction. Les programmes actuels du BMZ priorisent déjà la santé des sols et l’agroécologie, mais ce soutien doit s’amplifier et s’appuyer sur un cadre politique cohérent tenant compte de la santé des sols et de l’agroécologie. De même, la future Stratégie pour l’Afrique du ministère fédéral de l’Alimentation et de l’Agriculture (BMEL) devra clairement axer ses efforts sur l’agroécologie et tourner le dos aux engrais azotés de synthèse externes, coûteux et non durables.</p>
<p>L’illusion des engrais «&nbsp;verts&nbsp;» ne doit pas masquer le besoin urgent de solutions agroécologiques. Ce n’est qu’en s’affranchissant des modèles dépendant d’intrants et en soutenant le recours croissant aux engrais biologiques et aux biopesticides grâce à la recherche que l’Afrique pourra tracer sa route vers un avenir agricole véritablement durable. &nbsp;</p>
<p><strong>Auteurs&nbsp;:</strong></p>
<p><em>Silke Bollmohr, réseau INKOTA, Allemagne</em></p>
<p><em>Emma Beelen, Aktion gegen den Hunger, Allemagne</em></p>
<p><em>Stig Tanzmann, Brot für die Welt, Allemagne</em></p>
<p><em>Anne Maina, BIBA Kenya</em></p>
<p><em>Rosinah Mbenya, PELUM Kenya</em></p>
<p><em>Evans Muswahili, LRFSN Kenya</em></p>
<p><strong>Pour en savoir plus&nbsp;:</strong></p>
<p>Lien vers le document de discussion&nbsp;: <a href="https://www.inkota.de/sites/default/files/2024-12/greenfertilzer_discussionpaper_Final_%20ENG.pdf" target="_blank" rel="noreferrer">“Green” synthetic fertilisers: solution for soil, climate, water and communities or a dead end ?"</a></p>]]></content:encoded>
                        
                            
                                <category>De nos partenaires</category>
                            
                                <category>Agriculture</category>
                            
                        
                        
                            
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                    <item>
                        <guid isPermaLink="false">news-5849</guid>
                        <pubDate>Fri, 13 Dec 2024 11:55:00 +0100</pubDate>
                        <title>Transformer la gestion des terres pour rester dans les limites planétaires</title>
                        <link>https://www.rural21.com/francais/actualites/detail/article/transformer-la-gestion-des-terres-pour-rester-dans-les-limites-planetaires.html</link>
                        <description>Selon un nouveau rapport, il est urgent d&#039;agir pour transformer l&#039;utilisation des terres et l&#039;agriculture afin de rester dans les limites de la planète, car six des neuf seuils critiques de la terre ont déjà été franchis.</description>
                        <content:encoded><![CDATA[<p>Le rapport &nbsp;« Retour au précipice : Transformer la gestion des terres pour rester dans les limites planétaires » (<em>Stepping back from the precipice: Transforming land management to stay within planetary boundaries</em>) trace une voie urgente pour corriger la manière dont le monde produit sa nourriture et utilise les terres, afin d’éviter de compromettre irrémédiablement la capacité de la Terre à soutenir le bien-être humain et environnemental. Il a été produit sous la direction du professeur Dr Johan Rockström de l’Institut de Potsdam pour la recherche sur l’impact climatique (PIK), en collaboration avec la Convention des Nations unies sur la lutte contre la désertification (CNULCD) et a été publié en décembre 2024.<br> <br> Le rapport replace les problèmes liés à l’utilisation des terres et leurs solutions potentielles dans le cadre scientifique des limites planétaires, qui ont rapidement gagné en importance politique depuis leur introduction il y a 15 ans.<br> <br> Ces limites définissent neuf seuils critiques essentiels à la stabilité de la Terre. L’utilisation ou la mauvaise gestion des terres par l’humanité affecte directement sept de ces limites, notamment le changement climatique, la perte d’espèces, la viabilité des écosystèmes, les systèmes d’eau douce et la circulation des éléments naturels tels que l’azote et le phosphore.<br> <br> Fait alarmant : six de ces limites ont déjà été transgressées et deux autres approchent de leurs seuils critiques (l’acidification des océans et la concentration d’aérosols dans l’atmosphère). Seule la limite relative à l’ozone stratosphérique reste dans un espace « sûr », grâce au traité de 1989 visant à réduire les produits chimiques appauvrissant la couche d’ozone.<br> <br> En contribuant à la déforestation, à l’érosion des sols et à la pollution, l’agriculture conventionnelle est la principale responsable de la dégradation des terres. Les pratiques d’irrigation non durables épuisent les ressources en eau douce, tandis que l’utilisation excessive d’engrais à base d’azote et de phosphore déstabilise les écosystèmes.<br> <br> En même temps, le changement climatique, qui a déjà dépassé sa propre limite planétaire, accélère la dégradation des terres en déclenchant des événements météorologiques extrêmes, des sécheresses prolongées et des inondations plus intenses. La fonte des glaciers de montagne et la modification des cycles d’eau augmentent les vulnérabilités, particulièrement dans les régions arides.<br> <br> Des actions transformatrices pour lutter contre la dégradation des sols sont nécessaires pour garantir le retour à un espace de fonctionnement sûr pour les limites planétaires terrestres. Tout comme les limites planétaires sont interconnectées, les actions visant à prévenir ou à ralentir leur transgression doivent l'être également, indique le rapport.<br> <br> (CNULD/ile)</p><ul class="list-normal"> 	<li><a href="https://www.unccd.int/fr/news-stories/press-releases/planetary-boundaries-confronting-global-crisis-land-degradation" target="_blank" rel="noreferrer">Plus d’informations (en français) sont disponibles sur le site&nbsp;le site Web de la CNULD</a></li> 	<li><a href="https://www.unccd.int/fr/node/27195" target="_blank" rel="noreferrer">Le rapport (en anglais) peut être téléchargé sur le site Web de la CNULD</a></li> 	<li><a href="https://www.rural21.com/fileadmin/downloads/2024/en-04/Rural21_4_2024.pdf" target="_blank">Téléchargez le n° 4/2024 de Rural 21 : Land Matters (en anglais)</a></li> </ul>]]></content:encoded>
                        
                            
                                <category>Publications</category>
                            
                                <category>Terres</category>
                            
                        
                        
                            
                            <enclosure url="https://www.rural21.com/fileadmin/_processed_/d/a/csm_Pub_64_24_F_Transforming_Land_Management_27bb16aee7.png" length="0" type="application/pdf"/>
                        
                    </item>
                
                    <item>
                        <guid isPermaLink="false">news-5850</guid>
                        <pubDate>Fri, 13 Dec 2024 09:27:35 +0100</pubDate>
                        <title>Un ADN végétal dissimulé révèle les secrets de la photosynthèse</title>
                        <link>https://www.rural21.com/francais/actualites/detail/article/un-adn-vegetal-dissimule-revele-les-secrets-de-la-photosynthese.html</link>
                        <description>Des scientifiques ont découvert une variation génétique dans l’ADN inexploré des usines de photosynthèse et de production d’énergie de plants d’Arabidopsis, qui joue un rôle crucial dans l’efficacité de la photosynthèse des plantes. Cette découverte ouvre la voie à des cultures plus productives et plus résilientes au changement climatique, qui pourraient améliorer la sécurité alimentaire mondiale de manière durable.</description>
                        <content:encoded><![CDATA[<p>Outre les chromosomes présents dans leur noyau, les cellules des plantes contiennent également de l’ADN dans leurs organelles. Ces petits compartiments spécialisés ont des fonctions bien précises, comme c’est le cas des chloroplastes pour la photosynthèse (capter l’énergie solaire et le CO<sub>2</sub> pour produire des sucres) et des mitochondries (libérer de l’énergie à partir des sucres). Les chloroplastes et les mitochondries contiennent chacune environ 100&nbsp;à&nbsp;150&nbsp;gènes qui déterminent le code des protéines essentielles à leur fonctionnement.</p>
<h2>Domaine inexploré des variations génétiques organellaires<br> &nbsp;</h2>
<p>Pour que les plantes fonctionnent correctement, la coordination doit être optimale entre les gènes des chromosomes, des chloroplastes et des mitochondries. Or, jusqu’à présent, les connaissances sur l’importance des variations génétiques organellaires et sur leur influence sur les performances des plantes étaient très limitées.</p>
<p>Des chercheurs de la Wageningen University &amp; Research (WUR) aux Pays-Bas et de l’université du Michigan aux États-Unis ont remédié à ce problème. Dans une étude publiée ce mois-ci sur le site Internet de la revue scientifique PNAS, ils montrent que les variations génétiques de l’ADN chloroplastique et mitochondrial jouent un rôle clé dans les variations de la photosynthèse des plantes Arabidopsis thaliana (Arabette des dames).</p>
<p>«&nbsp;L’étude du rôle des variations dans les chloroplastes et les mitochondries, particulièrement sur la photosynthèse et sur la production d’énergie, qui était jusque-là inenvisageable, est dorénavant possible&nbsp;», explique Mark Aarts, professeur de génétique végétale à la WUR, qui a supervisé les travaux de recherche.</p>
<h2>Analyse de 240&nbsp;lignées d’Arabidopsis «&nbsp;cybrides&nbsp;»<br> &nbsp;</h2>
<p>Pour leur étude, les auteurs ont élaboré une nouvelle méthode de génération de cybrides à grande échelle. Dans un cybride, les chloroplastes et les mitochondries d’origine sont tous remplacés par ceux d’une autre plante.</p>
<p>«&nbsp;En combinant les chromosomes d’un des quatre plants d’Arabidopsis avec les chloroplastes et les mitochondries d’un des 60&nbsp;autres plants d’Arabidopsis, nous avons pu créer 240&nbsp;cybrides uniques&nbsp;», explique Mark Aarts.</p>
<p>Les plants utilisés dans cette étude proviennent de multiples emplacements géographiques en Europe, en Asie et en Afrique, zones d’implantation naturelle d’Arabidopsis.</p>
<p>C’est la première fois qu’un lot aussi important de cybrides est produit. Mark Aarts estime que cette approche pourrait également être appliquée aux cultures agricoles, ce qui met la méthode à la portée des entreprises de sélection végétale.</p>
<p>«&nbsp;Il était, auparavant, très compliqué et fastidieux d’étudier la contribution des variations chloroplastiques et mitochondriales à la photosynthèse et à la production d’énergie des plantes, mais les choses ont changé&nbsp;».</p>
<h2>Vers une plus grande efficacité de la photosynthèse et de la croissance des plantes<br> &nbsp;</h2>
<p>L’efficacité de la photosynthèse des plantes dans le champ est relativement faible par rapport à celle de panneaux solaires. Les cultures utilisent en moyenne 1&nbsp;pour cent seulement de l’énergie solaire qui les atteint. De précédentes recherches ont montré que cette efficacité pourrait, en principe, être cinq à six fois plus élevée. La libération de ce potentiel est au cœur de travaux actuellement menés à l’Institut Jan IngenHousz de Wageningen, où deux des auteurs de l’article sont basés.</p>
<p>Avant, les tentatives visant à améliorer la photosynthèse étaient principalement axées sur l’utilisation de variations génétiques dans les chromosomes. Selon Mark Aarts, cette découverte élargit les possibilités des biologistes et des sélectionneurs qui pourront ainsi étudier et améliorer la photosynthèse et la production d’énergie. Ces travaux devraient contribuer à la création de futures variétés végétales capables de mieux capter et utiliser l’énergie et donc d’avoir une croissance optimale.</p>
<p>«&nbsp;Pour réussir à nourrir une population mondiale en pleine croissance avec des cultures robustes, résilientes au changement climatique et cultivées de manière durable, nous devons absolument réussir à améliorer la capacité des plantes à capter l’énergie solaire et à produire des rendements fiables dans des conditions environnementales variables&nbsp;», ajoute Mark Aarts.</p>
<p>(WUR/wi)</p>
<p><strong>Référence&nbsp;:</strong></p>
<p><a href="https://www.pnas.org/doi/10.1073/pnas.2414024121" target="_blank" rel="noreferrer">Mark G.M. Aarts et al.: Species-wide inventory of&nbsp;Arabidopsis thaliana&nbsp;organellar variation reveals ample phenotypic variation for photosynthetic performance; PNAS; November 27, 2024, 121&nbsp;(49)&nbsp;e2414024121</a>.&nbsp;<a href="https://doi.org/10.1073/pnas.2414024121" target="_blank" rel="noreferrer">https://doi.org/10.1073/pnas.24140241</a></p>]]></content:encoded>
                        
                            
                                <category>Monde scientifique</category>
                            
                                <category>Sélection végétale</category>
                            
                        
                        
                            
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                    <item>
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                        <pubDate>Tue, 10 Dec 2024 07:00:00 +0100</pubDate>
                        <title>DLG – Autonomisation des femmes au profit de l’agriculture </title>
                        <link>https://www.rural21.com/francais/actualites/detail/article/dlg-autonomisation-des-femmes-au-profit-de-lagriculture.html</link>
                        <description>Partout dans le monde, le rôle des femmes dans l’agriculture, l’agroalimentaire et la recherche agricole change. Attribué en novembre à l’occasion du salon Eurotier de la DLG, à Hanovre, le prix Women in Ag récompense l’engagement des femmes dans ces secteurs. En créant le réseau Female Agri Fellows, la DLG met encore plus l’accent sur l’autonomisation des femmes dans le secteur agricole.</description>
                        <content:encoded><![CDATA[<p>Un prix attribué aux femmes servant d’exemples dans l’agriculture à l’échelle mondiale et une mise en réseau ciblée de celles qui travaillent dans l’agriculture et dans la chaîne de valeur alimentaire&nbsp;; pour la Société allemande d’agriculture (DLG e.V.), l’autonomisation des femmes et la promotion de la diversité dans l’industrie alimentaire et agroalimentaire ont une dimension stratégique évidente. Pour maîtriser les défis considérables liés à la réussite durable de l’agriculture, il faut disposer de divers concepts créatifs. Cette idée est mise en pratique dans le réseau Female Agri Fellows et avec le Women in Ag Award, prix qui a été attribué pour la troisième fois lors du salon EuroTier 2024 organisé en novembre, à Hanovre/Allemagne.</p>
<p>Kényane fondatrice et directrice d’une entreprise de production d’additifs pour l’alimentation animale. Agricultrice et chercheuse de l’Est de l’Allemagne faisant campagne pour le prix équitable du lait, pour la biodiversité et la durabilité. Agent d’aide au développement originaire du milieu agricole philippin, au service des agriculteurs de la région ASEAN. Ces femmes exceptionnelles et très différentes les unes des autres ont une chose en commun. Elles ont toutes récemment été lauréates du prix Women in Ag 2024. Ce prix leur a été cérémonieusement remis à l’occasion du salon EuroTier 2024, qui s’est tenu à Hanovre du 12 au 15 novembre. Ce prix international est conjointement attribué par le magazine Women in Ag et la DLG depuis 2022&nbsp;; il couvre les catégories suivantes&nbsp;: agriculture, agroalimentaire, éducation, technologie et recherche.&nbsp;</p>
<h2>De plus en plus de femmes contribuent à l’évolution du secteur agricole<br> &nbsp;</h2>
<p>«&nbsp;Le rôle des femmes dans l’agriculture, l’agroalimentaire et la recherche agricole change partout dans le monde. Elles sont de plus en plus nombreuses à façonner l’avenir de l’agriculture en tant que dirigeantes de leur propre exploitation ou entreprise et dans la recherche et l’enseignement. De plus en plus nombreuses à lancer des productions alimentaires durables à l’échelle mondiale et à leur donner les impulsions nécessaires. Et de plus en plus nombreuses à avoir un impact sur le discours agricole en tant que journalistes, blogueuses ou influenceuses,&nbsp;» a souligné Freya von Czettritz, PDG de la DLG Holding.&nbsp;</p>
<p>La DLG et la revue Women in Ag cherchent par conséquent à poursuivre sur la voie de la réussite ouverte par l’attribution du prix et à mettre les entrepreneures, les communicatrices et les chercheuses dans le domaine agricole sous les feux de la rampe. Comme le fait volontiers remarquer Kim Schoukens, rédactrice en chef de la revue numérique Women in Ag, «&nbsp;Après deux ans seulement, le prix Women in Ag jouit d’une belle réputation dans le secteur – comme le montrent le grand nombre de candidates et l’attention considérable dont il bénéficie auprès du public.&nbsp;»&nbsp;</p>
<h2>La réussite se conjugue au pluriel – le nouveau réseau Female Agri Fellows de la DLG<br> &nbsp;</h2>
<p>Les systèmes agricoles et alimentaires de demain devront concilier forte productivité et préservation maximale des ressources naturelles. Pour résoudre ce problème, l’agriculture, l’agroalimentaire et l’industrie alimentaire ont besoin d’idées nouvelles. Et surtout, pour une réussite durable, ce qu’il faut, c’est de la diversité au niveau de la réflexion et de l’action. C’est pourquoi la DLG &nbsp;a, en 2023, créé le réseau Female Agri Fellows en plus du prix Women in Ag.</p>
<p>«&nbsp;Des études montrent que les entreprises dans lesquelles le rapport hommes-femmes est équilibré sont plus florissantes. Et les organisations dont les équipes sont diversifiées en termes de genre et, par exemple, de dénomination religieuse ou d’origine ethnique semblent mieux positionnées que celles dont le personnel est homogène,&nbsp;» fait remarquer Freya von Czettritz, qui explique la dimension stratégique des activités en faveur des femmes dans les secteurs agricoles et agroalimentaires de la DLG.&nbsp;</p>
<p>À l’occasion de la remise des prix, à Hanovre, la PDG de la DLG Holding GmbH a déclaré qu’avec le prix Women in Ag et le réseau Female Agri Fellows, la DLG cherchait à apporter une contribution professionnelle à un secteur agricole et alimentaire plus diversifié et tourné vers l’avenir.</p>
<h2>Le travail en réseau avec les leaders féminins<br> &nbsp;</h2>
<p>Les femmes ont accès au réseau ouvert Female Agri Fellows dans lequel elles peuvent discuter de leurs problèmes. Ce réseau met l’accent sur l’expertise et les perspectives des femmes dans différents domaines du secteur. Elles se voient ainsi offrir la possibilité de réseauter individuellement avec des leaders féminins de l’industrie agroalimentaire.</p>
<p>(DLG/wi)</p>
<p><strong>En savoir plus&nbsp;:</strong></p>
<p>Lien avec le <a href="https://www.eurotier.com/en/awards/women-in-ag" target="_blank" rel="noreferrer">prix Women in Ag&nbsp;</a></p>
<p>Lien avec la <a href="https://womeninagmag.com/" target="_blank" rel="noreferrer">revue Women in Ag</a></p>]]></content:encoded>
                        
                            
                                <category>De nos partenaires</category>
                            
                                <category>Femmes</category>
                            
                        
                        
                            
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                    <item>
                        <guid isPermaLink="false">news-5844</guid>
                        <pubDate>Mon, 09 Dec 2024 08:50:00 +0100</pubDate>
                        <title>La situation des marchés des produits agricoles 2024</title>
                        <link>https://www.rural21.com/francais/actualites/detail/article/la-situation-des-marches-des-produits-agricoles-2024.html</link>
                        <description>Ce rapport souligne la nécessité de renforcer la cohérence politique entre les secteurs du commerce et de la nutrition afin de s’assurer que le commerce ne réduit pas la qualité de l’alimentation et ne contribue pas à l’accroissement des taux d’obésité et de surcharge pondérale.</description>
                        <content:encoded><![CDATA[<p>Le commerce international des produits alimentaires et agricoles a connu une forte croissance ces dernières décennies et influe considérablement sur la diversité, la disponibilité et le prix des produits alimentaires et nutritionnels dans le monde entier. C’est ce qu’indique le rapport « La situation des marchés des produits agricoles (SOCO) : Commerce international et nutrition : Plus de cohérence entre les politiques pour une alimentation saine », publié par l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) en novembre 2024.&nbsp;<br> <br> En même temps, le commerce peut, dans certains contextes, être un accélérateur de changements regrettables, accroître la consommation d’aliments à faible valeur nutritionnelle et à forte teneur en graisses, en sucre et/ou en sel. Selon le rapport, cela souligne la nécessité d’élaborer des politiques commerciales qui soient cohérentes avec les objectifs nationaux de nutrition et de santé publique.<br> <br> Le rapport fait remarquer que les liens entre commerce et nutrition sont complexes et hétérogènes et qu’ils justifient une attention accrue. Les revenus augmentent – conséquence bienvenue du développement – mais la demande d’importation de produits alimentaires ultra-transformés augmente encore plus vite, ce qui souligne bien l’intérêt de voir les responsables des orientations politiques tenir compte du rôle de l’alimentation.&nbsp;<br> <br> En moyenne, le commerce international double la diversité des produits alimentaires disponibles dans un pays en favorisant un approvisionnement et une alimentation plus variés, un avantage net pour la réalisation des objectifs nutritionnels, notamment dans les pays à géographie moins diversifiée tels que le Kiribati ou la Norvège. La diversité alimentaire est un élément clé de l’adéquation de l’approvisionnement en micronutriments. &nbsp;<br> <br> La diversité d’origine commerciale entraîne également une distribution plus égalitaire des nutriments tels que la vitamine C, le calcium et le zinc, ce qui est crucial compte tenu du fait que la production alimentaire de nombreux pays ne répond pas aux exigences alimentaires de leurs populations. SOCO 2024 fournit de nombreuses données sur la façon dont les flux mondiaux de nutriments essentiels comblent ces insuffisances.&nbsp;<br> <br> Les produits alimentaires ont tendance à coûter moins cher dans les pays ouverts au commerce. Ce constat est général, y compris pour les produits de base, frais ou transformés.</p>
<p>Le commerce des produits alimentaires est une pierre angulaire de la sécurité alimentaire, mais dans certains contextes il peut avoir des effets indésirables, notamment l’obésité, question examinée en profondeur par SOCO 2024. La prévalence de la sous-alimentation à l’échelle mondiale, indicateur utilisé par la FAO pour la faim, est passée de 12,7 pour cent en 2000 à 9,2 pour cent en 2022. Pendant cette période, la prévalence mondiale de l’obésité dans la population adulte est, elle, passée de 8,7 à 15,8 pour cent. &nbsp;<br> <br> Le commerce s’est accru dans toutes les catégories de produits alimentaires, et à tous les niveaux de transformation, depuis 2000. Les produits alimentaires de base représentent la part la plus importante de calories négociées, mais cette part diminue, alors que les parts des graisses et des huiles, des légumineuses, des graines et des noix, et des aliments d’origine animale augmentent.<br> <br> (FAO/ile)</p><ul class="list-normal"> 	<li><a href="https://www.fao.org/newsroom/detail/new-fao-report-offers-guidance-and-data-on-integrating-nutrition-goals-into-food-trade-policies/en" target="_blank" rel="noreferrer">Pour en savoir plus</a> (en anglais)</li> 	<li><a href="https://openknowledge.fao.org/items/461a0402-79ef-407e-b41b-f0e7b0c0c575" target="_blank" rel="noreferrer">Télécharger le Résumé de La Situation des marchés des produits agricoles 2024</a>&nbsp;</li> </ul>]]></content:encoded>
                        
                            
                                <category>Publications</category>
                            
                                <category>Commerce</category>
                            
                        
                        
                            
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                        <guid isPermaLink="false">news-5843</guid>
                        <pubDate>Thu, 05 Dec 2024 09:46:57 +0100</pubDate>
                        <title>COP16 : « Notre terre. Notre avenir »</title>
                        <link>https://www.rural21.com/francais/actualites/detail/article/cop-16-notre-terre-notre-avenir.html</link>
                        <description>Lors de la COP16, les gouvernements devraient négocier des engagements visant à renforcer la résilience à tous les niveaux, en se fondant sur les recommandations du groupe de travail intergouvernemental sur la sécheresse établi lors de la COP15.</description>
                        <content:encoded><![CDATA[<p>Les négociations sur un régime mondial de résilience à la sécheresse devraient dominer la 16ᵉ Conférence des Parties à la Convention des Nations unies sur la lutte contre la désertification (COP16 de la CNULCD) à Riyadh, Arabie saoudite, alors que 197 Parties se réunissent pour aborder l’un des désastres les plus meurtriers et coûteux au monde. La Conférence, qui a pris place sous le thème « Notre terre. Notre avenir » s’est ouverte le 2 décembre 2024.<br> <br> La sécheresse, intensifiée par le changement climatique et les pratiques non durables d’utilisation des terres, a augmenté de près de 30 pour cent en fréquence et en intensité depuis 2000, menaçant l’agriculture, la sécurité hydrique et les moyens de subsistance de 1,8 milliard de personnes, les nations les plus pauvres étant les plus touchées.<br> <br> Dans son discours d’ouverture, Ibrahim Thiaw, Secrétaire exécutif de la CNULCD, a déclaré, « Nous sommes tous réunis ici pour faire de la COP16 un moment historique. Le monde attend des Parties qu’elles adoptent une décision audacieuse qui peut aider à inverser la tendance de la catastrophe environnementale la plus pernicieuse et la plus perturbatrice : la sécheresse. »</p>
<h2>Partenariat mondial de résilience à la sécheresse de Riyad</h2>
<p>Le Partenariat mondial de résilience à la sécheresse de Riyad, annoncé lors de la conférence par le Royaume d’Arabie saoudite en tant qu’hôte de la COP16 de la CNULCD, mobilisera des financements publics et privés pour soutenir 80 des pays les plus vulnérables et les plus touchés par la sécheresse dans le monde.<br> Une somme initiale de 2,15 milliards USD a été engagée pour le Partenariat de Riyad par le Royaume d’Arabie saoudite, la Banque islamique de développement et le Fonds de l’OPEP pour le développement international.<br> <br> Le Partenariat s’efforcera de mobiliser des financements supplémentaires par le biais de contributions volontaires de pays, d’institutions financières et d’organisations philanthropiques, entre autres. Les contributions financières et en nature aident les pays les moins avancés (PMA) et les pays à revenu intermédiaire de la tranche inférieure à accéder à des financements supplémentaires via des mécanismes financiers mixtes tels que des prêts concessionnels, des prêts commerciaux, des participations au capital, des épargnes, des assurances et d’autres schémas financiers.&nbsp;</p>
<h2>Atlas mondial des sécheresses et Observatoire international de résilience à la sécheresse&nbsp;</h2>
<p>Face à l'escalade des crises de sécheresse mondiales, la CNULCD, en collaboration avec le Centre commun de recherche (CCR) de la Commission européenne et ses partenaires, a lancé l'Atlas mondial des sécheresses, mettant en lumière les risques systémiques liés à la sécheresse dans des secteurs critiques tels que l'énergie, l'agriculture, le transport fluvial et le commerce. À travers des cartes, des infographies et des études de cas, l'Atlas illustre les impacts en cascade de la sécheresse sur les inégalités, les conflits et la santé publique.<br> <br> De plus, l'Alliance internationale pour la résilience à la sécheresse (IDRA) a présenté le prototype de l'Observatoire international de résilience à la sécheresse (IDRO) — une plateforme mondiale alimentée par l'IA conçue pour autonomiser divers acteurs, des décideurs politiques aux communautés, en leur fournissant des informations exploitables pour renforcer la résilience face à la sécheresse. La version complète de l'IDRO sera lancée lors de la COP 17 de la CNULCD en Mongolie en 2026, marquant une transition vers une gestion proactive de la sécheresse à l'échelle mondiale.&nbsp;<br> <br> Anna Dyson, Directrice fondatrice du Yale Center for Ecosystems + Architecture, a expliqué, « Bien qu’une richesse de connaissances émerge sur la résilience à la sécheresse à l’échelle mondiale, ces informations ont tendance à être dispersées et difficiles d’accès. L’Observatoire permettra un accès rapide à une expertise diversifiée et aux outils nécessaires pour anticiper, se préparer et s’adapter aux défis posés par la sécheresse. En reliant les connaissances acquises à des analyses puissantes, il fournit des informations opportunes et exploitables tout en comblant les lacunes critiques en matière de gestion des risques et de stratégies d'adaptation. »<br> <br> (CNULCD /ile)</p>
<p><strong>Plus d’informations</strong></p><ul class="list-normal"> 	<li><a href="https://www.unccd.int/fr/news-stories/press-releases/global-response-drought-takes-center-stage-un-land-conference-riyadh" target="_blank" rel="noreferrer">Le site web de la CNULCD</a>&nbsp;</li> 	<li><a href="https://www.unccd.int/resources/publications/world-drought-atlas#" target="_blank" rel="noreferrer">Pour télécharger l’Atlas mondial des sécheresses sur le site web de la CNULCD (en anglais)</a></li> 	<li><a href="https://www.unccdcop16.org/?lang=en" target="_blank" rel="noreferrer">Le site web de la la 16ᵉ Conférence des Parties à la Convention des Nations unies sur la lutte contre la désertification, COP 16 (en anglais)</a></li> </ul>]]></content:encoded>
                        
                            
                                <category>Actualités</category>
                            
                                <category>Désertification</category>
                            
                        
                        
                            
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                        <pubDate>Tue, 03 Dec 2024 09:00:25 +0100</pubDate>
                        <title>Forum Environnement et développement – Succès de la séance plénière (CSA) des Nations unies</title>
                        <link>https://www.rural21.com/francais/actualites/detail/article/forum-environnement-et-developpement-succes-de-la-seance-pleniere-csa-des-nations-unies.html</link>
                        <description>La 52e session plénière du Comité de la sécurité alimentaire mondiale (CSA), l’organisme le plus inclusif des Nations unies, s’est achevée sur une note positive, à Rome/Italie, à la fin octobre. Cette conclusion est une vraie réussite diplomatique pour la présidente du CSA, Nosipho Jezile qui, notamment à l’occasion du vingtième anniversaire de l’adoption des Directives volontaires du CSA à l’appui de la concrétisation progressive du droit à une alimentation adéquate, donne une importante impulsion à la communauté internationale. </description>
                        <content:encoded><![CDATA[<p>Avec la participation d’Ophelia Nick, secrétaire d’État parlementaire, à la session plénière du Comité de la sécurité alimentaire mondiale (CSA), le gouvernement fédéral allemand et le ministère fédéral de l’Alimentation et de l’Agriculture (BMEL) ont souligné la pertinence du CSA et l’importance du droit à une alimentation adéquate. Tout particulièrement en ces temps de confrontation géopolitique, ces signaux envoyés par le gouvernement fédéral soulignent les vingt années d’efforts qu’il a consacrées à ce sujet et revêtent une importance particulière. La présentation cohérente du BMEL et du ministère fédéral de la Coopération économique et du Développement (BMZ) a également été encourageante.</p>
<p>La 52<sup>e</sup> session plénière du CSA a eu un résultat important&nbsp;: l’adoption de résolutions exigeant que l’alimentation et l’eau ne soient pas utilisées comme des armes dans les guerres de Gaza et d’ailleurs, et enfin, la dénonciation d’autres conflits et d’autres guerres ayant entraîné une forte aggravation de la faim dans le monde&nbsp;: à Haïti, au Liban, en Somalie, au Soudan, en Syrie et au Yémen.</p>
<p>De plus, pour la première fois, une formulation faisant référence à la guerre et à l’Ukraine dans une même phrase a été acceptée par la Russie. Tout cela peut ne pas paraître bien important mais, au niveau diplomatique, représente un progrès considérable – progrès qui n’a été rendu possible que grâce à l’action de la présidente du CSA, S.E. Nosipho Jezile, qui n’a jamais déchargé les États de leur responsabilité de négocier et de parvenir à des compromis.</p>
<h2>Des impulsions positives venues du Sud global<br> &nbsp;</h2>
<p>En outre, le CSA a soutenu diverses initiatives de pays du Sud global, et notamment la proposition de la Colombie d’organiser une conférence internationale sur la réforme agricole et le développement rural (ICARRD+20). Il a été fait appel à l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) et au Fonds international de développement agricole (FIDA) pour faciliter la préparation de la conférence.</p>
<p>L’objectif est de donner de nouvelles impulsions à la mise en œuvre des directives volontaires du CSA pour une gouvernance responsable des régimes fonciers applicables aux terres, aux pêches et aux forêts dans le contexte de la sécurité alimentaire nationale (VGGT). Cela concerne également un large éventail de demandes de la part des petits exploitants agricoles, des pêcheurs, des pasteurs, des peuples autochtones et d’autres groupes reconnus comme détenteurs de droits dans le mécanisme de la société civile et des peuples autochtones (MSCPA).</p>
<p>La présentation officielle de l’Alliance mondiale contre la faim et la pauvreté (Global Alliance against Hunger and Poverty – GAHP) par le gouvernement brésilien constitue une impulsion positive supplémentaire. En effet, l’Alliance considère qu’elle est engagée vis-à-vis du CSA et de son approche fondée sur les droits humains, cette dernière partant du principe que les pays et les peuples victimes de la faim doivent eux-mêmes formuler et mettre en œuvre les solutions leur permettant d’éliminer la faim. À cet égard, le Brésil considère que ses politiques nationales, qui s’appuient sur l’inclusivité et le droit à l’alimentation, sont un exemple à suivre au sein de l’Alliance. Une fois déjà – avant le gouvernement Bolsonaro de la droite radicale – le Brésil avait réussi à éliminer la faim de cette manière. &nbsp;</p>
<h2>Inégalités dans le système alimentaire mondial<br> &nbsp;</h2>
<p>Les États membres du CSA ont fait face aux inégalités croissantes constatées dans de nombreux pays et régions en adoptant des recommandations politiques visant à réduire les inégalités du système alimentaire. Les guerres, les occupations et les conflits violents, les relations commerciales inéquitables, le fort endettement de l’État et les mauvaises conditions de travail sont des exemples d’un grave déséquilibre dans les rapports de force dans et en dehors des systèmes alimentaires, ainsi que dans et entre les pays.</p>
<p>La nouveauté est que, pour la première fois, en plus de ces recommandations politiques, un document de politique du CSA s’efforce de lutter contre l’influence des relations commerciales et de la dette sur l’insécurité alimentaire et lance ainsi un important débat sur la mise en œuvre des directives volontaires sur le droit à une alimentation adéquate.</p>
<h2>Tendances inquiétantes à la FAO<br> &nbsp;</h2>
<p>Cependant, des tendances inquiétantes viennent de la FAO, notamment. Par exemple, Qu Dongyu, directeur général de la FAO, a une fois de plus mis en scène le Forum mondial de l’alimentation (FMA) – qui ne négocie pas de résolutions multilatérales – pendant toute une semaine à l’occasion de la Journée mondiale de l’alimentation. Mais ce forum est avant tout un événement au cours duquel, au lieu de prendre part à des négociations politiques, les participants «&nbsp;chantent et dansent ensemble&nbsp;». Le fait que le Mécanisme de la société civile et des peuples autochtones (MSCPA) n’ait pas eu la possibilité d’organiser son forum annuel avant la tenue du CSA à la FAO, comme cela avait été le cas par le passé, montre à quel point la FAO et son directeur général s’intéressent à la participation active des détenteurs de droits aux décisions politiques. &nbsp;Il importe de lutter contre ces tendances de la FAO. Il faut pour cela que les États intègrent enfin le droit à l’alimentation dans le budget général de la FAO et qu’ils resituent la date de la session plénière du CSA dans la semaine pendant laquelle la Journée mondiale de la faim a lieu. &nbsp;</p>
<p><strong>Auteurs:</strong></p>
<p><em>Stig Tanzmann (Brot für die Welt), Jan Dreier (FIAN Allemagne), Lena Bassermann (TMG) et Paula Gioia (Arbeitsgemeinschaft bäuerliche Landwirtschaft) ont fait partie de la délégation allemande de la société civile ayant participé à la 52<sup>e</sup> session plénière du CSA. En outre, Rahel Böhme (BUNDjugend Arbeitskreis Landwirtschaft) et Jonathan Effe (Junges Bioland e.V.) ont fait partie de la délégation des jeunes du BMEL qui a participé au Forum mondial de l’alimentation et à la session du CSA.</em></p>]]></content:encoded>
                        
                            
                                <category>De nos partenaires</category>
                            
                                <category>Sécurité alimentaire</category>
                            
                        
                        
                            
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                    <item>
                        <guid isPermaLink="false">news-5789</guid>
                        <pubDate>Sun, 01 Dec 2024 06:23:00 +0100</pubDate>
                        <title>Apprendre des éleveurs-pasteurs </title>
                        <link>https://www.rural21.com/francais/actualites/detail/article/apprendre-des-eleveurs-pasteurs.html</link>
                        <description>L’élevage d’animaux est aujourd’hui mal vu, mais du point de vue de la sécurité alimentaire et de l’agroécologie, on a du mal à imaginer un monde sans animaux d’élevage. L’auteure estime qu’au lieu de diaboliser le secteur en raison de son impact environnemental négatif, il faudrait se tourner vers les éleveurs-pasteurs pour voir comment on pourrait concevoir des systèmes d’élevage respectueux des limites planétaires. </description>
                        <content:encoded><![CDATA[<p><strong><em>Par Ilse Köhler-Rollefson</em></strong></p>
<p>Le concept de «&nbsp;limites planétaires&nbsp;» définit les limites dans lesquelles l’humanité peut subsister en toute sécurité sans risquer d’entrer en conflit avec les processus de réglementation de la planète. Une équipe de chercheurs dirigée par le Suédois Johan Rockström a identifié neuf processus garantissant l’équilibre da la planète. Ces processus ont des liens avec le changement d’utilisation des terres, l’acidification des océans, le changement climatique, l’utilisation de l’eau douce, l’intégrité de la biosphère, les flux biochimiques, de nouvelles entités, et ainsi de suite.</p>
<p>Ce cadre est complexe, certes, mais il est bien plus spécifique et axé sur la pratique que la «&nbsp;durabilité&nbsp;» qui a pratiquement perdu son sens compte tenu de son utilisation universelle sans définition concrète. Dans le secteur de l’élevage, la durabilité est essentiellement évaluée en fonction des émissions de gaz à effet de serre (GES) par unité de produit, cette formule ne tenant pas compte des impacts sur des éléments clés des limites planétaires telles que la biodiversité, le changement d’utilisation des terres, l’utilisation de l’eau douce, les flux de produits chimiques, etc.</p>
<p>Il est évident que les animaux d’élevage jouent un rôle considérable quant à savoir si les activités humaines restent dans les limites planétaires. Depuis 1961, première année au cours de laquelle l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) a enregistré des données, le nombre d’animaux d’élevage a augmenté de manière exponentielle, bien plus rapidement que la croissance démographique.</p>
<p>Au cours des 60 ans entre 1961 et 2021, les populations de volailles ont augmenté de 700 pour cent, le nombre de chèvres et de chameaux a triplé, le nombre de porcs a augmenté de 250 pour cent et celui des buffles a doublé. La progression des populations de volailles et de porcs n’a été possible que par le commerce mondial des aliments pour animaux qui permet la création d’unités de production industrielle d’animaux d’élevage sans tenir compte des capacités locales de les nourrir.</p>
<p>Cela se traduit par la monoculture de soja, de blé et de luzerne dans une partie du monde (les Amériques), produits qui sont ensuite transportés vers d’autres continents tels que l’Europe, le Moyen-Orient et l’Asie dans lesquels, faute de ces produits, toute croissance du nombre d’animaux d’élevage serait impossible. Cette expansion entraîne la déforestation en Amazonie (et ailleurs) et la perte de biodiversité qui lui est associée et va de pair avec le risque accru d’apparition de nouvelles maladies.</p>
<p>L’élevage industriel peut ainsi produire des protéines animales à bon marché mais il a de multiples conséquences négatives sur l’environnement en termes de pollution du sol, de l’eau et de l’air, de recours aux antibiotiques et de résistance antimicrobienne qui s’ensuit, et bien sûr, se traduit par un important mal-être des animaux. Il y a par ailleurs la question des émissions de GES qui semble être le point sur lequel s’est focalisée la recherche sur les animaux d’élevage.</p>
<p>Malgré l’impact considérable des animaux d’élevage sur les processus de réglementation de la planète, comme elle l’a démontré pour la première fois en 2006 dans son rapport intitulé «&nbsp;Livestock’s Long Shadow&nbsp;», la FAO considère qu’il faut que la production animale double d’ici 2050. Parallèlement, l’élevage fait l’objet de vives réactions négatives&nbsp;et les jeunes sont attirés par le véganisme.</p>
<p>Les grandes entreprises s’appuient sur ce scénario pour créer des produits imitant les produits animaux, dont l’impact sur l’environnement est contestable et la valeur nutritive douteuse, tout en plaidant pour l’élimination totale des animaux d’élevage, à l’échelle de la planète, d’ici 2040.</p>
<p>Plusieurs agences des Nations unies suivent ce mouvement. Récemment, pour réduire les émissions d’azote produites par le fumier et les engrais, le gouvernement allemand a présenté un plan visant à fermer plus de 10&nbsp;000 exploitations agricoles et réduire la superficie de 17&nbsp;000 autres. Comme on pouvait s’y attendre, cette annonce a fait l’objet de vives protestations.</p>
<h2>Une nécessité écologique pour une planète qui fonctionne</h2>
<p>Mais un monde sans bétail est irréaliste du point de vue de la sécurité alimentaire et de l’agroécologie. Il faut savoir qu’à l’échelle mondiale, seulement un tiers des terres agricoles sont arables, c’est-à-dire qu’elles conviennent à la culture, et qu’environ les deux tiers ne peuvent produire des aliments que grâce au fait que les animaux d’élevage transforment la masse végétale existante non comestible en protéines et en graisses animales comestibles.</p>
<p>En outre, même dans les zones fertiles où il est facile de pratiquer la culture, les animaux d’élevage sont nécessaires pour maintenir la circulation des nutriments dans le sol et réduire la quantité d’engrais chimiques. De fait, la séparation de la culture et de l’élevage est un désastre écologique et on a besoin de les associer autant que possible pour recycler les nutriments. &nbsp;</p>
<p>Plutôt que de chercher à éliminer le bétail, ce qu’il faut chercher à faire c’est transformer le secteur de l’élevage de sorte qu’il soit en équilibre avec les ressources de la planète et qu’il atténue le changement climatique au lieu de l’accélérer. Dans ce contexte, nous avons beaucoup à apprendre des pasteurs spécialisés dans l’élevage de types variés d’animaux tels que le renne dans l’arctique, le yak dans les zones de haute altitude en Asie, le chameau de Bactriane et le dromadaire dans les déserts asiatiques et africains, les bovins, le mouton et la chèvre dans les steppes et savanes semi-arides d’Afrique, et le lama et l’alpaga dans les Andes, en Amérique du Sud.</p>
<p>Nous avons tendance à considérer le pastoralisme comme un phénomène mineur et marginal, mais il couvre une part du globe bien plus importante que celle qui est réservée à l’élevage sédentaire. Une multitude de cultures d’élevage gère environ 40 pour cent des terres de la planète, soit une superficie environ trois fois supérieure à celle qui est utilisée par la culture (voir également «&nbsp;Carte mondiale des éleveurs pastoraux&nbsp;»&nbsp;<a href="https://www.rural21.com/english/current-issue/detail/article/world-map-of-pastoralists.html" target="_blank">World map of pastoralists</a>).</p>
<h2>L’énergie solaire et la préservation de la biodiversité au service de la production alimentaire</h2>
<p>Pour les pasteurs, le point de départ de toute considération et planification est la disponibilité d’une biomasse végétale – qu’il s’agisse de végétation naturelle ou de résidus de cultures – disponible à distance de marche de leurs animaux. La logique de leur système consiste à utiliser les animaux pour utiliser ces ressources, qu’elles se situent à haute altitude, soient dispersées dans des régions éloignées ou poussent le long des routes ou sur des parcelles inutilisées dans les zones urbaines.</p>
<p>Pour cela, il leur faut des animaux en bonne santé, capables de parcourir de longues distances, qui se nourrissent de tout ce qui pousse dans une région donnée, supportent le mauvais temps et peuvent ralentir leur métabolisme pour faire face aux pénuries saisonnières. Leurs races gardent les caractéristiques de leurs ancêtres sauvages&nbsp;: ils sont robustes et résilients. Mais contrairement à leurs prédécesseurs non domestiqués, ils tolèrent et recherchent la proximité de l’homme. Dans les sociétés d’élevage, l’homme et l’animal sont liés par une relation de dépendance et de confiance mutuelles.</p>
<p>Les pasteurs respectent le principe de limites planétaires en n’utilisant que ce qui est disponible et qui, sinon, serait perdu, qu’il s’agisse de végétation naturelle ou de restes agricoles. Ils ne consomment pas d’énergie pour nourrir les animaux&nbsp;; ce sont ces derniers qui vont chercher leur fourrage. Leur système est essentiellement basé sur l’énergie solaire. Il ignore les combustibles fossiles et ne libère pas de CO<sub>2</sub> dans l’atmosphère.</p>
<p>Alors que les cultivateurs détruisent la biodiversité en remplaçant la végétation indigène par des monocultures et en utilisant systématiquement des engrais chimiques, des pesticides et autres produits en «&nbsp;cides&nbsp;», les pasteurs ne font rien de tel&nbsp;; ils transforment directement une multitude de plantes fourragères en protéines consommables par l’homme.</p>
<p>L’élevage reproduit le rôle écologique des herbivores sauvages en «&nbsp;surcyclant&nbsp;» la biomasse pour sa consommation par les prédateurs et les carnivores, et en recyclant les nutriments dans le sol. Compte tenu du fait que la faune sauvage de la planète a été réduite de plus de 90 pour cent, certains experts pensent que les animaux élevés en troupeaux sont indispensables pour préserver la fonctionnalité de la planète et contribuer à son refroidissement.</p>
<p>Il ne fait aucun doute que l’élevage d’animaux en troupeaux est le moyen le plus naturel de produire des aliments, ce qui, à ce stade de l’histoire humaine, a une énorme importance. Lors de la COP 28 (Conférence des parties à la convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques) qui s’est déroulée fin 2023 à Dubaï, il a été convenu que la réduction des émissions dues à l’agriculture était une priorité.</p>
<p>Selon la FAO, face aux problèmes du système agroalimentaire, nous avons besoin de solutions qui renforcent la résilience, s’adaptent au changement climatique et réduisent les émissions tout en préservant la biodiversité et en garantissant la sécurité alimentaire pour tous. Aucun autre système agroalimentaire ne remplit ces conditions aussi bien que le pastoralisme.</p>
<h2>Pour que l’élevage de bétail reste dans les limites planétaires, la première étape consiste à changer de paradigme</h2>
<p>En science animale, l’élevage sédentaire est le modèle par défaut. Son objectif est d’améliorer l’efficacité en termes de conversion alimentation animale-alimentation humaine. À première vue, ce concept paraît logique car il cherche à minimiser l’utilisation des ressources, est plus économique, et produit moins d’émissions de GES par unité de production. Malheureusement, il est aussi réducteur et ne tient pas compte de l’aspect crucial de la recyclabilité des ressources ainsi que des autres impacts positifs et négatifs de l’élevage sédentaire sur la biodiversité, le sol, l’eau, l’air, les moyens d’existence, la santé publique et le bien-être des animaux.</p>
<p>Si nous utilisons «&nbsp;efficacité&nbsp;» comme seul critère d’évaluation des systèmes d’élevage, les opérations concentrées d’alimentation des animaux arrivent en tête, malgré leurs multiples impacts négatifs, alors que les systèmes de pâturage tenant compte du bien-être des animaux (et qui séquestrent le carbone et améliorent la biodiversité) viennent ensuite.</p>
<p>Dans notre actuel scénario, nous ne pouvons plus nous permettre cette simplification et devons trouver un nouveau cadre théorique de développement de l’élevage qui tienne compte de la complexité de la situation et de tous les aspects positifs et négatifs ou de tous les compromis associés à l’élevage. Ce n’est qu’alors que nous pourrons concevoir des systèmes respectueux des limites planétaires.</p>
<p>Ce nouveau paradigme doit tenir compte du bien-être des animaux, de l’utilisation des combustibles fossiles, des conséquences pour la biodiversité, de la pollution du sol, de l’eau et de l’air, du contenu nutritionnel des aliments d’origine animale et, surtout, des conséquences sur les moyens d’existence et sur la santé publique.</p>
<p>L’actuel «&nbsp;paradigme d’efficacité&nbsp;» a contribué à l’essor de l’élevage industriel et l’a scientifiquement justifié. Il a fait l’affaire de l’oligopole des grandes sociétés qui contrôlent actuellement les flux d’aliments pour animaux et des ressources génétiques animales dans le monde entier.</p>
<p>Il a désavantagé les éleveurs nomades et les petits éleveurs (de 400 millions à un milliard, selon les estimations) qui utilisent des animaux d’origine locale pour exploiter de manière optimale les ressources limitées dont ils disposent dans leurs environnements respectifs afin de les convertir en protéines de grande valeur, et dont les moyens d’existence dépendent du bétail.</p>
<p>Actuellement, les émissions de GES sont le bout de la lorgnette à travers lequel les zoologues examinent essentiellement le bétail et de nombreux travaux de recherche sont consacrés à la mesure et la réduction des émissions de méthane, même dans les pays pauvres dont on sait bien qu’ils n’ont pas contribué au réchauffement de la planète et dans lesquels les animaux de pâturage sont l’épine dorsale de l’économie rurale.</p>
<p>Bien sûr, tous les ruminants, qu’il s’agisse d’ovins, de caprins, de bovins, de camélidés, de camélidés d’Amérique du Sud, de yaks, de bisons, voire de rennes, émettent du méthane. Mais c’est également vrai pour les girafes, les éléphants, les bisons et tous les types d’antilopes qui parcourent la savane africaine, ou leurs cousins des steppes asiatiques. Comme l’a fait remarquer le chercheur espagnol Pablo Manzano, si on devait supprimer le bétail des prairies et des terres arides, les ruminants sauvages et les termites viendraient occuper l’espace libéré, si bien que les gains en termes d’émissions de méthane seraient nuls.</p>
<h2>&nbsp;</h2>
<p><img src="https://www.rural21.com/fileadmin/img/content/Issue/En-2024-02/Rural21_2_2024_S17.jpg" width="800" height="534" loading="lazy"><br> <small>Dans les sociétés pratiquant le pastoralisme, les humains et les animaux sont liés par un lien de dépendance et de confiance mutuelles.&nbsp; Jörg Böthling</small></p>
<h2>Lessons from pastoralists</h2>
<p>Il peut paraître surprenant de se tourner vers le pastoralisme pour obtenir des enseignements afin de concevoir les systèmes d’élevage du futur tenant compte du manque d’espace et de la course effrénée pour s’approprier les terres disponibles. Nous pouvons néanmoins tirer certains principes spécifiques au pastoralisme et les intégrer autant que possible dans d’autres systèmes de production animale pour faire en sorte qu’ils soient plus respectueux de l’environnement et des animaux.</p>
<p><strong>Déplacement</strong>.&nbsp;Le premier principe consiste à faire en sorte que le bétail se déplace en permanence. Il présente deux principaux avantages. Il maintient les animaux en bonne santé et évite la consommation de combustibles fossiles. Et il est en harmonie avec la nature. Le déplacement est ce qui différencie les animaux des végétaux. Les plantes peuvent directement convertir la lumière solaire en énergie, grâce à la photosynthèse, mais les animaux n’ont pas cette capacité. Pour vivre et se reproduire, ils doivent se déplacer vers les plantes pour obtenir de l’énergie.&nbsp;</p>
<p>Malheureusement, depuis une centaine d’années, nous avons inversé ce principe de base. Nous gardons les animaux dans des lieux fixes et nous leur apportons les végétaux dont ils ont besoin. Nous devons inverser ce processus et nous efforcer de faire un meilleur usage de la biomasse localement disponible, soit naturellement, soit sous forme de sous-produits de cultures, sans dépenser de combustibles fossiles pour les cultiver.</p>
<p><strong>Multifonctionnalité</strong>.&nbsp;L’élevage est devenu trop spécialisé. Il est axé sur un seul produit, par exemple le lait, la viande ou les œufs, ce qui entraîne un énorme gaspillage de ressources sous la forme d’animaux mâles qui n’ont aucune raison d’être. Avec le pastoralisme, les animaux sont multifonctionnels et offrent un éventail de produits tels que la viande, le lait, le fumier et leur peau, ainsi que des services écologiques.</p>
<p><strong>Diversité</strong>.&nbsp;Troisièmement, nous avons besoin d’une diversité d’animaux adaptés à divers écosystèmes et résistant à la propagation des maladies. Nous devons lutter contre la perte constante de ressources génétiques animales et faire comprendre aux décideurs que malgré leur forte production laitière, les vaches de race Holstein-Frisonne ne sont pas une panacée pour le développement rural mais deviennent souvent une charge et une source d’endettement. La gestion des animaux adaptés au milieu local est plus facile et moins coûteuse.</p>
<p><strong>Circularité. </strong>Quatrièmement, nous devons concevoir des systèmes d’élevage circulaires dans lesquels les nutriments sont recyclés et le fumier est un atout pour la fertilité du sol et non pas une masse toxique qui pollue les nappes phréatiques et les plans d’eau et, de plus, sent mauvais. La réintégration de cultures et d’animaux s’impose et les agronomes, ainsi que les zoologues, doivent interagir et ne plus travailler chacun dans leur coin.&nbsp;</p>
<p><strong>Qualité. </strong>Cinquièmement, il faut plus mettre l’accent sur la qualité des produits animaux que sur leur quantité, ce qu’on ne fait pas actuellement. Les produits issus d’animaux qui paissent ou évoluent dans une végétation riche en biodiversité sont très différents de ceux nourris de concentrés et de manière standardisée. Lorsque les animaux ingèrent des aliments riches en substances phytochimiques, cela a un impact sur eux, mais aussi sur les humains qui les consomment.</p>
<h2>Décoloniser la science animale</h2>
<p>Presque partout dans le monde, les gouvernements ont cherché à mettre un terme à l’élevage nomade, l’ont accusé de détruire l’environnement et l’ont déclaré mort. Dans une large mesure, c’est-là une conséquence de l’ère coloniale, époque au cours de laquelle les concepts de l’agriculture sédentaire originaire des régions tempérées d’où venaient les colonisateurs ont été institués dans des pays comptant une forte population d’éleveurs nomades, par exemple l’Inde.</p>
<p>Mais l’élevage nomade est loin d’avoir disparu. Même s’il rencontre des difficultés, il fait preuve d’une énorme résilience dans des conditions difficiles imposées par l’homme et face au changement climatique. Et des jours meilleurs lui sont promis. Les agences de développement cherchent à relancer l’élevage nomade et commencent à tirer les leçons du pastoralisme pour faire face au changement climatique.</p>
<p>La transhumance, déplacement entre le pâturage d’été, en montagne, et le pâturage d’hiver, dans les vallées, a été déclarée patrimoine culturel immatériel de l’UNESCO dans plus de dix pays. Aux États-Unis, le pâturage de régénération et de conservation est en pleine progression. Nous devons considérer le bétail sous un nouvel angle qui fait de la mobilité une caractéristique clé d’un élevage écologique respectueux du bien-être des animaux&nbsp;!</p>
<hr>
<p><strong>Ilse Köhler-Rollefson </strong>est une vétérinaire allemande installée en Inde depuis 35 ans. Elle est cofondatrice de la ligue des populations pastorales (League for Pastoral Peoples ) et travaille activement comme consultante pour la FAO et d’autres agences des Nations unies.&nbsp;<br> Contact:&nbsp; <a href="mailto:ilse.koehlerroll@googlemail.com">ilse.koehlerroll@googlemail.com</a></p>
<p><em>Cet article est basé sur le livre «&nbsp;Hoofprints on the Land&nbsp;», publié par l’auteur en janvier 2023.</em></p>
<hr>
<h1>Références:</h1>
<p>Johan Rockström et al: Planetary boundaries: Guiding human development on a changing planet. <a href="https://www.science.org/doi/10.1126/science.1259855" target="_blank" rel="noreferrer">https://www.science.org/doi/10.1126/science.1259855</a></p>
<p>Anna Holligan (BBC News): Why Dutch farmers are protesting over emissions cuts.<br> <a href="https://www.bbc.com/news/world-europe-62335287" target="_blank" rel="noreferrer">https://www.bbc.com/news/world-europe-62335287</a></p>]]></content:encoded>
                        
                            
                                <category>Français</category>
                            
                                <category>Élevage</category>
                            
                        
                        
                            
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                        <pubDate>Fri, 29 Nov 2024 10:06:41 +0100</pubDate>
                        <title>Soutien aux producteurs de riz africains</title>
                        <link>https://www.rural21.com/francais/actualites/detail/article/soutien-aux-producteurs-de-riz-africains.html</link>
                        <description>Un premier financement destiné à développer les filières rizicoles régionales dans le cadre du projet de développement régional de la riziculture en Afrique de l&#039;Ouest a été approuvé. Le projet vise à renforcer la sécurité alimentaire, à autonomiser les agriculteurs et à stimuler l&#039;innovation régionale.</description>
                        <content:encoded><![CDATA[<p>Le Conseil d’administration du Fonds africain de développement a approuvé un premier financement de 99,16 millions de dollars américains pour développer les chaînes de valeur régionales rizicoles dans le cadre du Projet de développement des chaînes de valeur régionales rizicoles résilientes en Afrique de l’Ouest, a fait savoir la Banque africaine de développement (BAD) en novembre 2024.<br> <br> L’objectif du projet est de renforcer la sécurité et la souveraineté alimentaires en Afrique de l’Ouest en favorisant les investissements publics et privés dans les chaînes de valeur du riz pour accroître l’autosuffisance en riz de la région d’ici à 2030.<br> <br> Ce financement de 99,16 millions de dollars est destiné au premier groupe de bénéficiaires qui inclut la Gambie et la Guinée-Bissau, au niveau national, ainsi que la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) et le Centre du riz pour l’Afrique (AfricaRice), au niveau régional.<br> <br> Le projet permettra d’augmenter la production et la productivité rizicoles ainsi que les revenus générés pour les agriculteurs, et notamment pour les femmes et les jeunes. Il permettra aussi d’accroître la résilience et les capacités adaptatives des exploitations et des systèmes de production rizicoles face aux changements climatiques ainsi que la transformation, la mise sur le marché et le commerce intrarégional du riz.<br> <br> Au niveau national, le projet prévoit de développer des infrastructures d’irrigation et de renforcer la durabilité des services d’irrigation, d’appuyer la diffusion d’intrants et de semences améliorées et climato-intelligentes, de renforcer les unités de transformation et la mise sur le marché du riz local, en veillant particulièrement à renforcer les compétences et l’accès aux financements pour les femmes et les jeunes. Le projet prévoit aussi de renforcer les coopératives agricoles et l’accès à la mécanisation, tout en améliorant les capacités adaptatives et de résiliences des agriculteurs face aux changements climatiques et aux évènements extrêmes.<br> <br> Au niveau régional, le premier projet régional porté par AfricaRice assurera un accompagnement technique régional pour favoriser l’innovation dans les chaînes de valeur rizicole dans les pays d’intervention du projet en Afrique de l’Ouest. Cela inclut une évaluation des besoins en semences et variétés dans les différents pays ainsi que la production et la distribution de semences améliorées.<br> <br> Le second projet régional, porté par la CEDEAO, se concentrera pour sa part sur les réformes politiques et réglementaires régionales et leur harmonisation dans son espace. Elle contribuera à améliorer la gouvernance du secteur du riz en Afrique de l’Ouest par l’intermédiaire de l’Observatoire du riz de la CEDEAO que le projet appuiera par ailleurs.<br> <br> Les pays bénéficiaires du projet sont donc l’ensemble des 15 pays d’Afrique de l’Ouest à travers les projets régionaux mis en œuvre.<br> <br> (BAD/ile)<br> <br> <a href="https://www.afdb.org/fr/news-and-events/press-releases/le-fonds-africain-de-developpement-debloque-un-premier-appui-de-99-millions-de-dollars-pour-financer-le-developpement-des-chaines-de-valeur-rizicoles-en-afrique-de-louest-78751" target="_blank" rel="noreferrer">Plus d’informations sont disponibles sur le site de la BAD</a></p>]]></content:encoded>
                        
                            
                                <category>Actualités</category>
                            
                                <category>Riz</category>
                            
                        
                        
                            
                            <enclosure url="https://www.rural21.com/fileadmin/img/content/News/News_2024/News_113_24_rice_field.jpg" length="0" type="image/jpeg"/>
                        
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                        <pubDate>Fri, 29 Nov 2024 09:15:04 +0100</pubDate>
                        <title>Établir une culture cacaoyère résiliente face au climat en Afrique de l&#039;Ouest</title>
                        <link>https://www.rural21.com/francais/actualites/detail/article/etablir-une-culture-cacaoyere-resiliente-face-au-climat-en-afrique-de-louest.html</link>
                        <description>Une équipe de recherche internationale dirigée par l&#039;université de Göttingen en Allemagne propose une nouvelle approche prometteuse pour renforcer la résilience climatique des systèmes agroforestiers cacaoyers en Afrique de l&#039;Ouest.</description>
                        <content:encoded><![CDATA[<p>Les systèmes agroforestiers, qui associent des arbres et des arbustes aux cultures, sont essentiels pour garantir une production durable de cacao en Afrique de l'Ouest, où sont produits 70&nbsp;pour cent du cacao mondial. Face à la sécheresse provoquée par le changement climatique, il devient crucial d'adapter les pratiques agricoles et d’explorer de nouvelles stratégies .</p>
<p>Une recherche menée par des scientifiques de l'université de Göttingen met en lumière une nouvelle approche prometteuse pour améliorer la résilience climatique dans l'agroforesterie cacaoyère en Afrique de l'Ouest. Cette approche met en avant l’importance de la «&nbsp;phénologie&nbsp;» des feuilles, c'est-à-dire les changements saisonniers dans les cycles foliaires des arbres d'ombrage, pour gérer les impacts climatiques. L'étude révèle que ces cycles peuvent influencer significativement la productivité des systèmes agroforestiers de cacaoyers ainsi que leur résilience face aux changements environnementaux mondiaux. Les résultats ont été récemment publiés dans la revue Agriculture, Ecosystems &amp; Environment.</p>
<p>Les arbres d'ombrage jouent un rôle clé dans l'atténuation des conditions environnementales extrêmes, tout en pouvant entrer en compétition avec les cultures pour les ressources en eau et en lumière. Pour mieux comprendre cette dynamique complexe, une équipe internationale de chercheurs des universités de Göttingen, Munich et Tübingen en Allemagne, ainsi que de l'université Kwame Nkrumah au Ghana, des sciences et technologies et de l'Institut international d'agriculture tropicale au Ghana, a mené une étude de terrain pendant deux ans dans la ceinture cacaoyère du nord du Ghana. Ils ont analysé les variations saisonnières dans les cycles foliaires de différentes espèces d'arbres d'ombrage, en prenant en compte la hauteur de la canopée et l'interception de la lumière au cours des saisons humides et sèches. Les impacts de ces arbres sur la stabilité microclimatique, l'humidité du sol et les rendements en cacao ont ensuite été évalués.</p>
<h2>La phénologie des feuilles comme critère de sélection des arbres d'ombrage renforçant la résistance des cacaoyers à la sécheresse<br> &nbsp;</h2>
<p>L'équipe de recherche a mené des analyses détaillées, classant les arbres d'ombrage en sept groupes fonctionnels selon leur cycle phénologique. Chaque groupe présente des effets distincts sur les rendements en cacao et la stabilité environnementale. Parmi ces groupes, les arbres qui perdent l'intégralité de leurs feuilles durant la saison sèche se sont révélés particulièrement bénéfiques pour maintenir l'humidité du sol, essentielle à la productivité des cacaoyers en période de sécheresse.</p>
<p>En revanche, les arbres qui perdent leurs feuilles pendant une période plus courte de la saison sèche, peuvent créer une forte demande d’eau du sol, ce qui pourrait s’avérer préjudiciable dans les régions dans lesquelles la saison sèche est plus longue. Les arbres à feuilles persistantes, bien que précieux dans les climats modérés, présentent des risques accrus de maladies fongiques dans des conditions plus humides. «&nbsp;En nous basant sur des groupes fonctionnels définis par la phénologie des feuilles, plutôt qu’en nous concentrant sur le grand nombre d'espèces individuelles, nous offrons des lignes directrices pratiques pour sélectionner des arbres d'ombrage qui favorisent une production cacaoyère résistante face au climat&nbsp;», explique le Dr Munir Hoffmann de la Faculté d'agriculture de l'université de Göttingen, département Production végétale tropicale et modélisation des systèmes agricoles.</p>
<p>«&nbsp;Cette étude souligne l'importance de la phénologie des feuilles comme critère de sélection des arbres d'ombrage pour améliorer la résistance du cacao au changement climatique&nbsp;», souligne l'auteur principal, le D<sup>r</sup> Issaka Abdulai, chercheur postdoctoral au sein de la même équipe de recherche.</p>
<p>«&nbsp;Nous avons démontré que, s'ils sont choisis judicieusement, les arbres d'ombrage peuvent devenir des alliés pour soutenir la productivité du cacao et renforcer la stabilité environnementale&nbsp;», ajoute le professeur Reimund Rötter, responsable du groupe de recherche. «&nbsp;Nos résultats indiquent clairement la voie à suivre pour concevoir des systèmes agroforestiers plus résilients et durables&nbsp;».</p>
<p>(Université de Göttingen/wi)</p>
<p><strong>Référence&nbsp;:</strong></p>
<p><em><a href="https://www.sciencedirect.com/science/article/pii/S016788092400481X?via%3Dihub" target="_blank" rel="noreferrer"><em>Abdulai, I. et al. Functional groups of leaf phenology are key to build climate-resilience in cocoa agroforestry systems. </em><em>Agriculture, Ecosystems &amp; Environment. </em></a>Doi: </em><a href="https://doi.org/10.1016/j.agee.2024.109363" target="_blank" rel="noreferrer"><em>10.1016/j.agee.2024.109363</em></a></p>]]></content:encoded>
                        
                            
                                <category>Monde scientifique</category>
                            
                                <category>Cacao</category>
                            
                        
                        
                            
                            <enclosure url="https://www.rural21.com/fileadmin/img/content/Science-and-research/Science_2024/Science_56_Kakao-Shade-treespic_web.jpg" length="0" type="image/jpeg"/>
                        
                    </item>
                
                    <item>
                        <guid isPermaLink="false">news-5813</guid>
                        <pubDate>Tue, 26 Nov 2024 09:22:09 +0100</pubDate>
                        <title>COP29 : Le financement de l’action climatique sous le feu des projecteurs</title>
                        <link>https://www.rural21.com/francais/actualites/detail/article/cop29-le-financement-de-laction-climatique-sous-le-feu-des-projecteurs.html</link>
                        <description>La conférence des Nations unies sur le climat à Bakou s&#039;est conclue sur un nouvel accord sur le financement de l’action climatique, critiqué par les observateurs qui estiment qu&#039;il n&#039;est pas assez ambitieux.</description>
                        <content:encoded><![CDATA[<p>La Conférence des Nations Unies sur les changements climatiques (COP29) à Baku, Azerbaïdjan, s’est achevée le 24 novembre 2024 &nbsp;avec un nouvel objectif en matière de financement pour aider les pays à protéger leurs populations et leurs économies contre les catastrophes climatiques, et partager les vastes avantages de l’essor des énergies propres. Avec un accent important mis sur le financement de l’action climatique, la COP29 a réuni près de 200 pays<br> <br> Après 2 semaines d’intenses négociations, les participants se sont accordés sur Nouvel objectif collectif chiffré pour le financement de l’action climatique (New Collective Quantified Goal on Cli-mate Finance, NCQG) :</p><ul class="list-normal"> 	<li>Tripler le financement aux pays en développement, par rapport à l’objectif précédent de 100 milliards de dollars par an, à 300 milliards de dollars par an d’ici à 2035.</li> 	<li>S’assurer des efforts de tous les acteurs pour travailler ensemble afin d’augmenter le financement aux pays en développement, à partir de sources publiques et privées, pour atteindre un montant de 1 300 milliards de dollars par an d’ici à 2035.</li> </ul><p>Le nouvel objectif en matière de financement de la COP29 s’appuie sur les avancées de l’action climatique mondiale lors de la COP27, qui a approuvé un Fonds historique pour les pertes et préjudices, et de la COP28, qui a abouti à un accord mondial visant à opérer une transition rapide et équitable vers une sortie de tous les combustibles fossiles dans les sys-tèmes énergétiques, à tripler les énergies renouvelables et à renforcer la résilience aux changements climatiques.<br> <br> Simon Stiell, Secrétaire exécutif de la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques (CCNUCC) a également reconnu que l’accord conclu à Bakou ne répondait pas aux attentes de toutes les Parties et qu’il restait encore beaucoup à faire l’année prochaine sur plusieurs enjeux cruciaux.<br> <br> « Aucun pays n’a obtenu tout ce qu’il voulait, et nous quittons Bakou avec une montagne de travail à accomplir », a déclaré Simon Stiell. « Les nombreux autres enjeux sur lesquels nous devons progresser ne font peut-être pas la une des journaux, mais ils sont vitaux pour des milliards de personnes. Ce n’est donc pas le moment de crier victoire, nous devons nous concentrer et redoubler d’efforts sur la route vers Belém. »<br> <br> « Le sommet sur le climat de Bakou n'a pas été un succès, mais a tout au plus permis d'éviter un désastre diplomatique. Il est désormais tout à fait clair que la lutte mondiale contre la crise clima-tique a besoin de formats de négociation supplémentaires. Les quelque 200 États signataires de la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques ne doivent pas nécessaire-ment être tous assis à la même table pour que des progrès soient accomplis. Il est désormais im-portant de lier le financement de la lutte contre le changement climatique pour les pays du Sud global, qui a été le principal sujet de discussion à Bakou, à la réduction des émissions, et ce de deux manières. Premièrement, les États donateurs du Nord mieux nanti devraient mobiliser des fonds en fixant les prix du pétrole, du charbon et du gaz. Deuxièmement, l'argent ne devrait idéa-lement être versé que si le pays bénéficiaire réduit manifestement ses émissions de gaz à effet de serre. Un tel système pourra peut-être être instauré lors des prochains sommets sur le climat, mais il est plus probable qu'il soit mis en place par des groupes plus restreints, dans ce que l'on appelle les clubs climatiques », explique Ottmar Edenhofer, économiste du climat et codirecteur de l'Ins-titut de Potsdam pour la recherche sur l'impact du climat (PIK).<br> <br> (CCNUCC/PIK/ile)<br> <br> <strong>Pour en savoir plus :</strong></p><ul class="list-normal"> 	<li><a href="https://unfccc.int/fr/news/cop-29-la-conference-des-nations-unies-sur-le-climat-convient-de-tripler-le-financement-aux-pays-en" target="_blank" rel="noreferrer">Site web de la CCNUCC</a>&nbsp;</li> 	<li><a href="https://cop29.az/en/home" target="_blank" rel="noreferrer">Site web de la COP 29 (en anglais)</a></li> 	<li><a href="https://www.pik-potsdam.de/en/news/latest-news/at-best-the-avoidance-of-a-diplomatic-disaster-pik-assessment-on-cop29-closing" target="_blank" rel="noreferrer">Site web du PIK (en anglais)&nbsp;</a></li> </ul>]]></content:encoded>
                        
                            
                                <category>Actualités</category>
                            
                                <category>COP-29</category>
                            
                                <category>Changement climatique</category>
                            
                        
                        
                            
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                        <pubDate>Tue, 26 Nov 2024 09:15:00 +0100</pubDate>
                        <title>Initiative climatique Bakou Harmoniya pour les agriculteurs</title>
                        <link>https://www.rural21.com/francais/actualites/detail/article/initiative-climatique-bakou-harmoniya-pour-les-agriculteurs.html</link>
                        <description>Une nouvelle plateforme aidera les agriculteurs à s’orienter dans l’univers complexe des initiatives et des programmes axés sur l’agriculture, afin d’appuyer le développement de communautés rurales et de villages résilients au changement climatique, capables de mener des actions d’adaptation dans les secteurs de l’alimentation, de l’agriculture et de l’eau. </description>
                        <content:encoded><![CDATA[<p>Une nouvelle plateforme, qui a pour but d’aider les agriculteurs à mieux appréhender les nombreux programmes et initiatives visant à rendre les systèmes agroalimentaires résilients au changement climatique, a été lancée par l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l'agriculture (FAO), en partenariat avec la présidence azerbaïdjanaise de la COP29, à l’occasion de la Conférence des Nations unies sur le changement climatique qui s’est tenue à Bakou, Azerbaïdjan, en novembre 2024.<br> <br> <em>L’Initiative climatique Bakou Harmoniya pour les agriculteurs</em> rassemblera toutes sortes d’initiatives, de coalitions, de réseaux et de partenariats, au service des agriculteurs, des villages et des communautés rurales. Avec davantage de cohérence, d’alignement et de partage d’enseignements, les plus de 90 initiatives, réseaux et partenariats mondiaux ou régionaux qui existent actuellement devraient voir leur impact décuplé.</p>
<h2>Accent sur l’agriculture</h2>
<p>L’initiative sera hébergée par la FAO dans le cadre du Partenariat alimentation et agriculture au service d’une transformation durable (FAST), une plateforme multipartite établie en 2022, à l’occasion de la COP27, pour renforcer au plan tant quantitatif que qualitatif le financement climatique des systèmes agroalimentaires destinés aux plus vulnérables.<br> <br> Les COP successives ont donné une place croissante à l’agriculture, la COP27 ayant organisé la première journée dédiée à l’agriculture, tandis que la COP28 a franchi une étape historique en publiant une déclaration sur l’agriculture et les systèmes alimentaires signée par 160 pays.<br> <br> L’Initiative Harmoniya sera étroitement liée au travail du Partenariat FAST, qui compte l’Azerbaïdjan, le Brésil et l’Égypte comme coprésidents, renforçant un peu plus la collaboration entre les différentes COP au sujet des systèmes agroalimentaires. Les progrès accomplis seront présentés à l’occasion de la COP30, présidée par le Brésil. L’initiative disposera d’un portail qui permettra d’apporter des éclaircissements sur les nombreux programmes existants, de partager des expériences, d’identifier les synergies et les lacunes et de favoriser la collaboration sur les secteurs interconnectés de l’agriculture, de l’alimentation et de l’eau.</p>
<h2>Concrétiser les multiples bénéfices indirects de l’action climatique&nbsp;</h2>
<p>L’initiative stimulera également les investissements privés et publics dans la transformation des systèmes agroalimentaires, en s’appuyant sur de solides collaborations avec les banques multilatérales de développement et les banques de développement publiques agricoles. Elle renforcera l’autonomie des agriculteurs, en particulier des femmes et des jeunes, et appuiera le développement de communautés rurales et de villages résilients au changement climatique, capables de mener des actions d’adaptation dans les secteurs de l’alimentation, de l’agriculture et de l’eau.<br> <br> L’initiative s’appuiera sur des connaissances éprouvées et s’alignera sur les bonnes pratiques scientifiques, en mettant plus particulièrement l’accent sur les technologies capables de donner naissance à une agriculture résiliente et durable. L’objectif est d’améliorer les politiques climatiques en créant un environnement favorable à leur mise en œuvre, tout en tenant compte de la diversité et de la complexité des systèmes agricoles.<br> <br> L’initiative Harmoniya s’efforcera de trouver des moyens de concrétiser les multiples bénéfices indirects de l’action climatique axée sur l’agriculture et les systèmes alimentaires. L’objectif est notamment d’améliorer la résilience des agriculteurs, de limiter le risque de pertes et de dommages, de réduire les émissions de gaz à effet de serre, d’augmenter le nombre de puits de carbone, de limiter les pertes et le gaspillage alimentaires, de préserver la biodiversité et la santé des sols et d’utiliser des approches innovantes en tenant compte des conditions et des connaissances nationales.<br> <br> L’initiative concevra également des activités destinées à recueillir des preuves et des récits positifs en vue de l’année internationale des agricultrices en 2026.<br> <br> (FAO/ile)<br> <br> <a href="https://www.fao.org/newsroom/detail/fao-and-cop29-presidency-launch-baku-harmoniya-climate-initiative-19112024/fr" target="_blank" rel="noreferrer">Plus d’informations sont disponibles sur le site Web de la FAO</a>&nbsp;</p>]]></content:encoded>
                        
                            
                                <category>Actualités</category>
                            
                                <category>COP-29</category>
                            
                                <category>Changement climatique</category>
                            
                        
                        
                            
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                        <pubDate>Tue, 26 Nov 2024 08:37:40 +0100</pubDate>
                        <title>Soutien à l&#039;autopromotion pour les réfugiés du Soudan</title>
                        <link>https://www.rural21.com/francais/actualites/detail/article/soutien-a-lautopromotion-pour-les-refugies-du-soudan.html</link>
                        <description>L&#039;Allemagne, en partenariat avec le Programme alimentaire mondial (PAM) des Nations unies, soutiennent conjointement le Tchad dans une initiative visant à fournir des terres agricoles aux familles réfugiées du Soudan. C&#039;est ce qu&#039;a annoncé la ministre allemande du Développement, Svenja Schulze, à la suite d&#039;une visite à la frontière entre le Tchad et le Soudan à la mi-novembre. </description>
                        <content:encoded><![CDATA[<p>Chaque jour, plusieurs centaines de réfugiés traversent la frontière pour échapper aux violences de la guerre civile au Soudan. Près de 90&nbsp;pour cent d'entre eux sont des femmes et des enfants. Le Tchad, l'un des pays les plus pauvres du monde, a lancé une initiative ambitieuse&nbsp;: la mise à disposition gratuite de 100&nbsp;000 hectares de terres, répartis équitablement entre les familles de réfugiés et les familles en difficulté des communautés d’accueil. Une superficie d'un hectare sera allouée à chaque famille. Pour restaurer les sols largement dégradés et les rendre cultivables, le Programme alimentaire mondial (PAM) apportera une assistance aux familles, indique le ministère fédéral allemand de la Coopération économique et du Développement (BMZ) dans un communiqué de presse.</p>
<h2>Sept millions de dollars pour l'initiative Haguina au Tchad<br> &nbsp;</h2>
<p>Baptisée Haguina — «&nbsp;C'est à nous&nbsp;» en arabe tchadien&nbsp; — l'initiative du gouvernement tchadien repose sur un fonds qui a été mis en place avec le soutien de l'Allemagne et qui est géré par le PAM. Le financement promis jusqu'à présent s'élève à six ou sept millions de dollars américains.</p>
<p>Les terres concernées par le programme, souvent laissées en friche ou dégradées, doivent être réhabilitées pour devenir fertiles, avec le soutien des organisations des Nations unies. Ces efforts permettront aux réfugiés et aux habitants des communautés d’accueil vulnérables de disposer de premières possibilités de revenus.</p>
<p>Les parcelles sont sélectionnées selon plusieurs critères : elles doivent être éloignées de la frontière soudanaise, disposer de ressources en eau et avoir l’aval des populations locales. À ce jour, 17&nbsp;500 hectares, appartenant à des propriétaires publics et privés, ont été identifiés dans six provinces. Au cours de la première phase de mise en œuvre, 3&nbsp;138 hectares de terres doivent être distribués à environ 3&nbsp;000 familles, dont la moitié sont des réfugiés et l'autre moitié des habitants en situation de précarité de la communauté d’accueil.</p>
<p>Comme le souligne le BMZ dans son communiqué de presse, cette initiative contribue à renforcer l’autonomie des populations en difficulté, à favoriser la coexistence harmonieuse entre réfugiés et communautés locales et à réduire leur dépendance à l'égard de l'aide humanitaire. Une étude de la Banque mondiale révèle qu’un euro investi dans le renforcement de la résilience en situation de fragilité permet d’économiser jusqu’à quatre euros en aide humanitaire.</p>
<p>En plus du PAM, plusieurs autres agences des Nations unies participent à cette initiative, notamment, le Haut Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR), le Fonds international des Nations unies pour l'enfance (UNICEF) et l'Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO). Outre ses avantages pour les réfugiés et les communautés d’accueil, la récupération des terres favorise également l'adaptation au changement climatique et la lutte contre la désertification. En effet, les surfaces pour la plupart en jachère pourront être transformées en terres arables fertiles et en pâturages, en partie grâce à des moyens simples et anciens, tels que la méthode de la demi-lune.</p>
<p>(BMZ/wi)</p>
<p><strong>Pour plus d'informations :</strong></p>
<p><a href="https://www.bmz.de/de/laender/tschad" target="_blank" rel="noreferrer">Le ministère fédéral allemand de la Coopération économique et du Développement (BMZ):&nbsp;Coopération allemande au développement avec le Tchad&nbsp;(en Allemande)</a></p>]]></content:encoded>
                        
                            
                                <category>De nos partenaires</category>
                            
                                <category>Coopération au développement</category>
                            
                        
                        
                            
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                        <pubDate>Mon, 25 Nov 2024 09:24:27 +0100</pubDate>
                        <title>Alliance mondiale contre la faim et la pauvreté</title>
                        <link>https://www.rural21.com/francais/actualites/detail/article/alliance-mondiale-contre-la-faim-et-la-pauvrete.html</link>
                        <description>Une nouvelle initiative vise à accélérer les efforts mondiaux pour éradiquer la faim et la pauvreté, priorités essentielles des objectifs de développement durable (ODD).</description>
                        <content:encoded><![CDATA[<p>Lors du sommet du G20, qui s'est tenu à Rio de Janeiro, au Brésil, du 18 au 19 novembre 2024, les dirigeants mondiaux ont officiellement lancé<em> l'Alliance mondiale contre la faim et la pauvreté</em>. Fruit d'un an de dialogue et de collaboration inclusifs, cette initiative a vu le jour avec 148 membres fondateurs, comprenant 82 pays, l'Union africaine, l'Union européenne, 24 organisations internationales, 9 institutions financières internationales, ainsi que 31 organisations philanthropiques et non gouvernementales.&nbsp;<br> <br> En 2024, les membres du G20, les pays partenaires et diverses organisations internationales ont collaboré au sein d'un groupe de travail spécialisé pour élaborer le cadre fondateur de l'Alliance, qui a été approuvé à l'unanimité lors de la réunion ministérielle du G20 à Rio de Janeiro en juillet dernier. Le Brésil a joué un rôle de leader dans ce groupe, coordonnant étroitement les efforts de plusieurs ministères, notamment ceux du développement social, des affaires étrangères et des finances, avec l'appui de l'Institut de recherche économique appliquée (IPEA).<br> <br> Depuis juillet, l'Alliance est ouverte à d'autres membres que ceux du G20. Le Brésil et le Bangladesh ont été les premiers à y adhérer, suivis par tous les membres du G20, l'Union africaine, l'Union européenne, ainsi que de nombreux pays des différents continents.<br> <br> Les membres fondateurs incluent également de grandes organisations internationales, des banques de développement et des entités philanthropiques. Des agences clés des Nations unies, telles que l'Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO), le Fonds international de développement agricole (FIDA), l'Organisation internationale du travail (OIT), l'UNICEF et le Programme alimentaire mondial (PAM), ont également adhéré, tout comme des institutions financières telles que le Groupe de la Banque mondiale et diverses banques régionales de développement, notamment la Banque africaine de développement (BAD), la Banque asiatique de développement (BAsD), la Banque européenne d'investissement (BEI) et la Banque interaméricaine de développement (BID). De plus des fondations philanthropiques telles que la Fondation Rockefeller, la Fondation Bill &amp; Melinda Gates et la Fondation Children's Investment Fund sont également impliquées.<br> <br> L'adhésion à l’Alliance reste ouverte et se formalise par une déclaration d'engagement, qui va au-delà d'une simple déclaration symbolique pour refléter une volonté d'action concrète. Ces engagements, à la fois généraux et personnalisés, visent à s'aligner sur les priorités et les conditions spécifiques à chaque membre.<br> <br> L'Alliance a également annoncé les « 2030 Sprints », une initiative ambitieuse visant à inverser la tendance et à éradiquer définitivement la faim et l'extrême pauvreté par le biais de politiques et de programmes à grande échelle, basés sur des données probantes, destinés à soutenir les populations les plus pauvres et vulnérables du monde. Parmi les objectifs annoncés figurent l'ambition d'atteindre 500 millions de personnes grâce à des programmes de transferts monétaires dans les pays à revenu faible et moyen inférieur d'ici 2030, l'extension de repas scolaires de haute qualité à 150 millions d'enfants supplémentaires dans les pays touchés par la pauvreté et la faim, ainsi que la mobilisation de milliards de crédits et de subventions via les banques multilatérales de développement pour la mise en œuvre de ces programmes et d'autres initiatives.<br> <br> (Alliance mondiale contre la faim et la pauvreté/ile)<br> <br> <a href="https://globalallianceagainsthungerandpoverty.org/" target="_blank" rel="noreferrer">Visitez le site de l'Alliance mondiale contre la faim et la pauvreté</a></p>]]></content:encoded>
                        
                            
                                <category>Actualités</category>
                            
                                <category>Coopération au développement</category>
                            
                        
                        
                            
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                        <pubDate>Fri, 22 Nov 2024 10:37:37 +0100</pubDate>
                        <title>Réduire les dommages causés par les insectes herbivores en faisant appel à la biodiversité plutôt qu’aux insecticides </title>
                        <link>https://www.rural21.com/francais/actualites/detail/article/reduire-les-dommages-causes-par-les-insectes-herbivores-en-faisant-appel-a-la-biodiversite-plutot-quaux-insecticides.html</link>
                        <description>Les pesticides ne sont pas toujours nécessaires : des chercheurs de l’université de Zurich (UZH) ont réalisé une étude de terrain approfondie montrant qu’il est possible de réduire les dommages causés par les insectes herbivores en faisant appel à la biodiversité pour une même espèce végétale. Différents génotypes végétaux peuvent coopérer pour aider à repousser les insectes herbivores.</description>
                        <content:encoded><![CDATA[<p>La conciliation de la sécurité alimentaire et de la préservation de l’environnement et de la biodiversité est une des principales difficultés de la société moderne. Les ravageurs et les maladies posent de graves problèmes aux cultures, au point de rendre indispensable l’utilisation d’agents chimiques tels que les pesticides dans l’agriculture. Toutefois, les pesticides peuvent réduire la biodiversité des insectes. «&nbsp;Dans ce contexte, la résistance associative pourrait être une nouvelle méthode d’assurer la production alimentaire tout en préservant la biodiversité,&nbsp;» déclare Kentaro Shimizu, directeur du Département de la biologie évolutionnaire et des études environnementales à l’université de Zurich en Suisse.</p>
<p>Mais quelles combinaisons de génotypes végétaux faut-il planter ensemble pour efficacement résister aux ravageurs et aux maladies&nbsp;? Par exemple, si on sélectionne deux génotypes parmi 199, il y a 19&nbsp;701 combinaisons possibles. Des chercheurs de l’UZH viennent d’élaborer de nouvelles méthodes de prévision génomique faisant appel à la modélisation physique pour analyser les interactions entre individus au niveau génétique.</p>
<h2>D’importants travaux dans le jardin d’expérimentation<br> &nbsp;</h2>
<p>Tout d’abord, les chercheurs ont réalisé des expériences de cultures végétales à grande échelle, sur deux ans et en pleine terre, sur le campus Irchel &nbsp;en Suisse ainsi qu’au Japon. L’ADN génomique des 199 génotypes de la plante modèle <em>Arabidopsis thaliana</em> recueillis partout dans le monde était déjà connu. Les chercheurs ont aléatoirement mélangé et planté plus de 30 exemplaires de chacun des génotypes pour un total de 6&nbsp;400 plantes. «&nbsp;Pour compter 52&nbsp;707 insectes sur 6&nbsp;400 plantes, le chercheur principal Yasuhiro Sato a passé des mois dans le jardin-test. Cette imposante masse de données recueillies grâce au jardin de recherche du campus Irchel, a été la clé de cette étude&nbsp;», a déclaré Kentaro Shimizu.</p>
<p>Jusqu’à maintenant, il n’existait aucune méthode permettant de savoir quelles régions génomiques facilitaient des interactions telles que la résistance associative entre végétaux voisins. Yasuhiro Sato et son équipe ont donc élaboré une nouvelle méthode d’analyse appelée «&nbsp;Neighbor GWAS&nbsp;». Cette méthode applique un modèle utilisé en physique pour analyser et comparer les interactions entre des aimants, d’une part, et entre des plantes voisines, d’autre part. Elle cherche à comprendre comment les dommages causés par les insectes herbivores varient en fonction de la proximité de végétaux ayant des séquences génétiques d’ADN spécifiques, sur la base des résultats spécifiques des essais en plein champ.</p>
<h2>Jusqu’à 25 pour cent de réduction des dommages causés par les insectes herbivores<br> &nbsp;</h2>
<p>L’analyse effectuée selon cette nouvelle méthode montre que de nombreux gènes interviennent dans les interactions avec les végétaux voisins. L’utilisation d’une méthode d’apprentissage machine a permis aux chercheurs de prévoir les dommages causés par les insectes herbivores et d’identifier les combinaisons favorables de génotypes pour lesquelles une résistance associative a été prévue.</p>
<p>L’équipe de chercheurs a réalisé une autre expérience de plein champ à grande échelle sur deux ans, au cours de laquelle ils ont planté environ 2&nbsp;000 plantes individuelles, par paires de génotypes pour lesquels trois niveaux différents de résistance associative ont été prédits. Cette expérience a montré que, comparativement à la plantation d’un seul génotype, le mélange de deux génotypes entraîne une réduction des dommages dus aux insectes herbivores, respectivement de 24,8 et 22,7 pour cent, pour les deux niveaux de résistance associative les plus élevés.</p>
<p>«&nbsp;Du point de vue de la recherche fondamentale, on peut considérer que ces résultats constituent une étape importante dans l’étude des interactions entre végétaux,&nbsp;» déclare Kentaro Shimizu. «&nbsp;Ils soulignent l’importance de la biodiversité de deux façons. Premièrement, la diversité génétique des plantes elles-mêmes peut réduire les dégâts dus aux ravageurs. Deuxièmement, la réduction du recours aux pesticides dans l’agriculture peut contribuer à la préservation de la biodiversité, y compris à celle des insectes.&nbsp;»</p>
<p>Les méta-analyses,&nbsp;dont Bernhard Schmid est co-auteur, ont montré que dans des cultures telles que celles du blé ou du riz, on obtient des augmentations de rendement allant de 4 à 16 pour cent lorsque des génotypes aléatoires sont mélangés sur le terrain.</p>
<p>Selon Kentaro Shimizu, pour ces importantes espèces végétales agricoles dont les génomes sont connus, la nouvelle méthode permet de prédire les mélanges de génotypes végétaux spécifiques qui maximisent la résistance associative et qui, ainsi, améliorent encore plus les rendements tout en gagnant du temps sur l’utilisation de pesticides.</p>
<p>(UZH/wi)</p>
<p><strong>Documentation</strong><br> <a href="https://www.nature.com/articles/s41467-024-52374-7" target="_blank" rel="noreferrer">Yasuhiro Sato, Rie Shimizu-Inatsugi, Kazuya Takeda, Bernhard Schmid, Atsushi J. Nagano, Kentaro K. Shimizu. Reducing herbivory in mixed planting by genomic prediction of neighbor effects in the field. 30 septembre 2024. Nature Communications.&nbsp;</a></p>]]></content:encoded>
                        
                            
                                <category>Monde scientifique</category>
                            
                                <category>Biodiversité</category>
                            
                        
                        
                            
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                    <item>
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                        <pubDate>Tue, 19 Nov 2024 10:43:00 +0100</pubDate>
                        <title>La Situation mondiale de l’alimentation et de l’agriculture 2024</title>
                        <link>https://www.rural21.com/francais/actualites/detail/article/la-situation-mondiale-de-lalimentation-et-de-lagriculture-2024.html</link>
                        <description>L’édition de cette année de « La Situation mondiale de l’alimentation et de l’agriculture 2024 » s&#039;appuie sur les conclusions du rapport 2023, et propose une analyse approfondie en s’appuyant sur la comptabilisation du coût complet des systèmes agroalimentaires et en identifiant les interventions politiques nécessaires à leur transformation.</description>
                        <content:encoded><![CDATA[<p>Les coûts cachés générés chaque année au sein des systèmes agroalimentaires à l’échelle mondiale s’élèvent à quelque 12 000 milliards d’USD, selon le rapport « La Situation mondiale de l’alimentation et de l’agriculture 2024 » intitulé « Pour une transformation des systèmes agroalimentaires axée sur la valeur » publié par l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) en novembre 2024. Sur ce montant, environ 70 pour cent (8 100 milliards d’USD) résultent d’une mauvaise alimentation et sont liés à des maladies non transmissibles, comme les maladies cardiaques, les accidents vasculaires cérébraux et le diabète, qui constituent une menace alarmante et engendrent des coûts largement supérieurs à ceux causés par la dégradation de l’environnement et les inégalités sociales.<br> <br> C'est la première fois que la publication se concentre sur le même thème pendant deux années consécutives, ce qui témoigne de l’urgence qu’il y a à transformer les systèmes agroalimentaires afin d’assurer un avenir durable. Dans le prolongement de l’édition 2023, le rapport propose une analyse encore plus poussée en s’appuyant sur la comptabilisation du coût complet pour mettre en lumière l’ensemble des coûts et avantages qui découlent de la production, de la distribution et de la consommation alimentaires, y compris ceux qui ne sont pas reflétés dans les prix du marché, autrement dit les «coûts et avantages cachés». Le rapport présente une estimation actualisée de ces coûts, analyse leur répartition entre différents types de systèmes agroalimentaires et trace la voie à suivre pour transformer nos systèmes agroalimentaires en profondeur.<br> <br> Après avoir examiné les incidences sanitaires des systèmes agroalimentaires, les auteurs du rapport ont dégagé 13 facteurs de risque liés à l’alimentation — dont la consommation insuffisante de céréales entières, de fruits et de légumes, la consommation excessive de sodium et la forte consommation de viande rouge et de viande transformée –, tout en observant d’importantes disparités dans les différents systèmes agroalimentaires.<br> <br> Outre les risques liés à l’alimentation, les pratiques agricoles non durables contribuent pour beaucoup au fardeau des coûts cachés du fait de leurs incidences environnementales. Les coûts associés aux émissions de gaz à effet de serre, au ruissellement de l’azote, aux changements d’affectation des terres et à la pollution de l’eau sont particulièrement importants dans les pays dotés de systèmes agroalimentaires en voie de diversification (marqués par une croissance économique rapide sur fond d’évolution des modes de consommation et de production) puisque ces coûts s’élèveraient, selon les estimations, à 720 milliards d’USD. Les systèmes agroalimentaires en voie de structuration et industriels sont eux aussi confrontés à des coûts environnementaux non négligeables. C’est toutefois dans les pays en situation de crise prolongée que ces coûts pèsent le plus lourd puisqu’ils représentent 20 pour cent de leur produit intérieur brut (PIB).<br> <br> De manière générale, le rapport préconise une transformation des systèmes agroalimentaires qui soit axée sur la valeur, pour faire en sorte que ces systèmes deviennent plus durables, plus résilients, plus inclusifs et plus efficaces. Cela suppose de sortir du cadre des indicateurs économiques traditionnels tels que le PIB, en s’appuyant sur la comptabilisation du coût complet pour prendre la mesure des coûts cachés. Grâce à cette approche, les décideurs seront à même de faire des choix plus éclairés qui leur permettront d’accroître la valeur des systèmes agroalimentaires pour la société, et de mettre ainsi en évidence leur rôle essentiel pour la sécurité alimentaire, la nutrition, la conservation de la biodiversité et l’identité culturelle. Pour concrétiser cette transformation, il faudra également combler les fossés sectoriels, harmoniser les politiques dans les domaines de la santé, de l’agriculture et de l’environnement et veiller à ce que les avantages et les coûts du changement soient équitablement répartis entre toutes les parties prenantes.<br> <br> (FAO/ile)<br> <br> <a href="https://www.fao.org/newsroom/detail/SOFA2024-8-trillion-in-annual-hidden-health-costs/fr?utm_source=World+Trade+Organization&amp;utm_campaign=8de701599f-EMAIL_CAMPAIGN_2024_11_12_03_00&amp;utm_medium=email&amp;utm_term=0_-8de701599f-526023889" target="_blank" rel="noreferrer">Pour en savoir plus et télécharger le rapport, consulter le site Internet de la FAO</a></p>]]></content:encoded>
                        
                            
                                <category>Publications</category>
                            
                                <category>Sécurité alimentaire</category>
                            
                        
                        
                            
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                        <pubDate>Tue, 19 Nov 2024 09:54:03 +0100</pubDate>
                        <title>Appel de Bakou sur l’action climatique pour la paix, l’aide et le relèvement</title>
                        <link>https://www.rural21.com/francais/actualites/detail/article/appel-de-bakou-sur-laction-climatique-pour-la-paix-laide-et-le-relevement.html</link>
                        <description>Lors de la COP29 de Bakou, les dirigeants ont lancé une nouvelle initiative pour relever les défis interdépendants associés au changement climatique, aux conflits et aux crises humanitaires. Fondée sur des partenariats mondiaux et des solutions innovantes, l’initiative vise à poser les bases d’une action climatique sensible à la paix.</description>
                        <content:encoded><![CDATA[<p>À l’occasion d’une table ronde de haut niveau intitulée <em>Climate and Peace: Enabling Joint Action to Leave No One Behind </em>(Climat et paix : permettre une action conjointe respectueuse du principe « ne laisser personne de côté »), organisée lors de la Conférence des Nations unies sur les changements climatiques (COP29) à Bakou en Azerbaïdjan en novembre 2024, la présidence de la COP29 a lancé l’Appel de Bakou sur l’action climatique pour la paix, l’aide d’urgence et le relèvement (<em>Baku Call on Climate Action for Peace, Relief, and Recovery – BCCAP</em>), une initiative qui répond au besoin urgent de relever les défis interdépendants du changement climatique, des conflits et des crises humanitaires.&nbsp;<br> <br> L’événement a réuni des ministres et des envoyés gouvernementaux de nombreux pays du Nord et du Sud, qui avaient pour mission d’élaborer une stratégie permettant d’éviter les conflits liés au climat et de renforcer l’appui aux pays les plus vulnérables au changement climatique et aux conflits qui affichent des besoins humanitaires importants.&nbsp;<br> <br> Il est aujourd’hui largement reconnu que les effets négatifs du changement climatique, tels que la rareté de l’eau, l’insécurité alimentaire, la dégradation des terres et les déplacements humains, peuvent être source de conflits et d’instabilité, particulièrement dans les régions les plus vulnérables au changement climatique.</p>
<p>En collaboration avec certains pays partenaires co-organisateurs ayant déjà validé l’Appel (Égypte, Italie, Allemagne, Ouganda, Émirats arabes unis et Royaume-Uni) et après de multiples cycles de consultations ces six derniers mois, la présidence de la COP29 a élaboré des réponses concrètes et pratiques qui s’appuient sur les initiatives pour le climat et la paix prônées par les précédentes éditions de la COP. Elle a également créé le Centre de Bakou pour le climat et la paix qui servira de plateforme de coordination pour honorer les engagements d’atténuation des difficultés associées à la paix et au climat. Le secrétariat du Centre à Bakou sera hébergé par la présidence de la COP29.<br> <br> Le Centre aura pour mission d’exploiter des synergies axées sur les résultats et de favoriser une action climatique conjointe sensible à la paix et fondée sur les initiatives « paix et climat » existantes, à savoir l’initiative Réponses climatiques pour la pérennisation de la paix (CRSP) de la COP27, la Déclaration sur le climat, les secours, le relèvement et la paix (CRRP) de la COP28, l’initiative Climat pour la paix (C4P) défendue par l’Allemagne et la dimension climatique du Plan Mattei pour l’Afrique de l’Italie, afin de répondre aux besoins des pays vulnérables au changement climatique et aux conflits.<br> <br> L’Appel de Bakou sur l’action climatique pour la paix, l’aide et le relèvement réitère les engagements mondiaux et introduit des recommandations innovantes pour lutter contre certains problèmes cruciaux :</p><ul class="list-normal"> 	<li>rareté de l’eau : renforcer les pratiques de gestion durable de l’eau ;</li> 	<li>insécurité alimentaire : promouvoir des solutions agricoles résilientes au changement climatique ;</li> 	<li>dégradation des terres : appuyer la réhabilitation des terres et la restauration des écosystèmes.</li> </ul><p>&nbsp;<br> « Conscient que le changement climatique a un impact disproportionné sur les communautés les plus exposées, particulièrement dans les pays en développement, à faible revenu, vulnérables au changement climatique et touchés par les conflits, l’Appel de Bakou insiste sur la nécessité de mettre en œuvre une action climatique sensible à la paix, a expliqué Mukhtar Babayev, président de la COP29. Il privilégie également l’appui aux groupes les plus vulnérables, notamment aux femmes, aux enfants et aux jeunes, qui souffrent le plus de ces crises interconnectées. »<br> <br> L’Appel de Bakou a été élaboré selon un processus hautement inclusif, après de nombreuses consultations menées auprès de partenaires internationaux, de groupes de réflexion, de gouvernements, d’agences de l’ONU, de banques de développement et d’acteurs de la société civile et du secteur privé. Il permettra d’amplifier collectivement les engagements en faveur d’une action climatique sensible à la paix, tout en renforçant l’appui aux communautés les plus vulnérables dans le monde entier.&nbsp;<br> <br> (COP29/UNFCCC/ile)<br> <br> <a href="https://cop29.az/en/home" target="_blank" rel="noreferrer">Plus d’informations sur la Conférence des Nations unies sur les changements climatiques (COP29) (en anglais)</a></p>]]></content:encoded>
                        
                            
                                <category>Actualités</category>
                            
                                <category>COP-29</category>
                            
                                <category>Changement climatique</category>
                            
                        
                        
                            
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                        <pubDate>Tue, 19 Nov 2024 09:43:27 +0100</pubDate>
                        <title>GIZ : Présentation de l’indice des perspectives d’emploi</title>
                        <link>https://www.rural21.com/francais/actualites/detail/article/giz-presentation-de-lindice-des-perspectives-demploi.html</link>
                        <description>Créé par la Deutsche Gesellschaft für Internationale Zusammenarbeit (GIZ), l’« indice des perspectives d’emploi » (IPE) est une approche globale qui permet d’évaluer non seulement les effets concrets en matière d’emploi et de revenu, mais également l’évolution nuancée des aspirations, des compétences et du degré de préparation au marché de l’emploi des jeunes. Cet outil a pour but d’orienter les décisions stratégiques, de mettre en lumière les besoins critiques et, au final, d’engendrer des efforts durables en faveur de l’emploi.</description>
                        <content:encoded><![CDATA[<p>La plupart des initiatives axées sur l’emploi calculent le nombre d’emplois créés ou de personnes ayant vu leurs revenus augmenter, mais cette approche limitée ne tient pas compte de la complexité de l’intégration sur le marché du travail. Pour être complète, l’évaluation doit englober tous les facteurs liés à l’emploi, particulièrement dans les zones rurales où les conditions varient fortement. C’est là qu’intervient l’indice des perspectives d’emploi (IPE), dont la particularité est d’intégrer les multiples critères qui influencent la capacité des jeunes à prospérer sur le marché du travail.</p>
<h2>Fonctionnement de l’indice des perspectives d’emploi<br> &nbsp;</h2>
<p>L’IPE est composé de 11&nbsp;items, qui sont évalués par les participants sur une échelle de&nbsp;1 (pas du tout d’accord) à&nbsp;10 (tout à fait d’accord). Ces items couvrent différents aspects des perspectives d’emploi, notamment la confiance du participant en sa capacité à trouver un emploi stable, l’accès au coaching, l’adéquation des compétences et les opportunités du marché. Cette approche permet d’effectuer une analyse plus détaillée qui aide les chefs de projet à mieux cibler les ressources pour avoir le plus d’impact possible.</p>
<p>Les projets qui utilisent l’IPE ont déjà mis en lumière des tendances significatives. Au Malawi, par exemple, l’indice a été utilisé pour suivre les résultats de la formation professionnelle. Il a révélé que, malgré une solide acquisition de compétences, les gains financiers ne suivaient pas. Ces constatations ont conduit les responsables à intégrer davantage de coaching et de mentorat dans les programmes, afin de combler ces lacunes en matière de hausse des revenus à l’issue de la formation.</p>
<p>L’analyse a également révélé que les facteurs qui ont le plus d’impact sur l’amélioration des perspectives d’emploi des jeunes ruraux en Afrique subsaharienne sont la stabilité des revenus, l’accès au coaching et au mentorat, la mise à disposition d’informations sur les possibilités d’emploi et de création d’entreprise et un secteur agroalimentaire florissant. En offrant une image plus claire et plus détaillée de la vision que les jeunes ont du marché de l’emploi local, l’IPE permet aux projets de concevoir des stratégies mieux ciblées, qui améliorent efficacement le taux d’emploi des jeunes.</p>
<h2>À l’avenir&nbsp;: soutenir les initiatives durables en faveur de l’emploi<br> &nbsp;</h2>
<p>Pour optimiser l’IPE, il est crucial d’adapter l’outil aux contextes locaux sans nuire à la clarté des items. Les enquêteurs doivent apprendre à bien expliquer l’échelle utilisée, particulièrement lorsque les participants présentent un faible niveau d’alphabétisation.</p>
<p>Non seulement l’IPE mesure les résultats obtenus, mais il les façonne en influant sur l’adaptation des projets en temps réel. Capable d’identifier les principaux domaines d’amélioration (accès à des ressources financières, besoin de coaching continu, etc.), l’IPE permet aux organisations de prendre des décisions fondées sur les preuves et d’améliorer ainsi concrètement les perspectives d’emploi.</p>
<p>L’IPE a été conçu pour assurer le suivi de l’approche <em>360° AgriJobs Approach</em> mise en œuvre par la GIZ au nom du ministère fédéral allemand de la Coopération économique et du Développement (BMZ). Il donne déjà des résultats notables au Malawi, au Mozambique, au Kenya et au Burkina Faso.</p><div class="well"><p><strong>Les 11&nbsp;items de l’indice des perspectives d’emploi</strong></p>
<p>L’indice des perspectives d’emploi est composé de 11&nbsp;items. Les participants indiquent s’ils sont d’accord ou non avec ces éléments sur une échelle de&nbsp;1 (pas du tout d’accord) à&nbsp;10 (tout à fait d’accord).</p><ul class="list-normal"> 	<li><strong>Perspectives&nbsp;: </strong>j’ai de bonnes perspectives d’emploi dans ma région.</li> 	<li><strong>Revenu</strong>&nbsp;: je peux gagner un revenu stable dans mon domaine de spécialisation (en étant salarié ou en ayant ma propre entreprise).</li> 	<li><strong>Coaching</strong>&nbsp;: je connais quelqu’un qui me coache ou qui me guide dans mon travail/entreprise.</li> 	<li><strong>Santé</strong>&nbsp;: je sais que mon domaine de spécialisation offre des conditions de travail sûres pour la santé.</li> 	<li><strong>Compétences</strong>&nbsp;: je possède des qualifications et des compétences adaptées aux emplois disponibles dans ma région/pour gérer une entreprise rentable.</li> 	<li><strong>Efficacité personnelle</strong>&nbsp;: j’ai confiance en ma capacité à gérer ma propre entreprise de manière rentable.</li> 	<li><strong>Mise en relation</strong>&nbsp;: je sais où obtenir des informations sur les possibilités d’emploi ou de création d’entreprise dans ma région.</li> 	<li><strong>Réseaux</strong>&nbsp;: j’ai confiance en ma capacité à créer et à conserver des réseaux/relations stables.</li> 	<li><strong>Marchés</strong>&nbsp;: je peux facilement vendre mes produits/mon service.</li> 	<li><strong>Financement</strong>&nbsp;: je peux accéder aux ressources financières ou aux équipements nécessaires à la gestion d’une entreprise.</li> 	<li><strong>Agroalimentaire</strong>&nbsp;: le secteur agroalimentaire offre des opportunités d’emploi/de création d’entreprise intéressantes pour moi.</li> </ul></div><p><em>Créé par&nbsp;: Lukas Marx, Deutsche Gesellschaft für Internationale Zusammenarbeit (GIZ) GmbH, projet mondial «&nbsp;Promotion de l’emploi des jeunes en milieu rural&nbsp;», Bonn, Allemagne. Contact&nbsp;: lukas.marx@giz.de</em></p>
<p><strong><em>Plus d’informations&nbsp;:</em></strong></p>
<p>Lien vers l’approche <a href="https://agrijobs.snrd-africa.net." target="_blank" rel="noreferrer">360° AgriJobs Approach de la GIZ </a>(en anglais)&nbsp;&nbsp;</p>
<p>Lien vers l’indice des <a href="https://agrijobs.snrd-africa.net/resource/how-to-measure-good-employment-prospects-in-rural-areas/" target="_blank" rel="noreferrer">perspectives d’emploi</a> (en anglais)&nbsp;&nbsp;</p>
<p>Vous y trouverez de plus amples informations sur la méthode, ainsi que des cas d’utilisation plus concrets.</p>]]></content:encoded>
                        
                            
                                <category>De nos partenaires</category>
                            
                                <category>Emploi</category>
                            
                        
                        
                            
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                    <item>
                        <guid isPermaLink="false">news-5796</guid>
                        <pubDate>Fri, 15 Nov 2024 09:42:43 +0100</pubDate>
                        <title>Des indicateurs pour mesurer la dégradation de la faune sauvage dans les forêts tropicales </title>
                        <link>https://www.rural21.com/francais/actualites/detail/article/des-indicateurs-pour-mesurer-la-degradation-de-la-faune-sauvage-dans-les-forets-tropicales.html</link>
                        <description>Une équipe internationale de chercheurs, a révélé comment la surchasse affecte les populations animales et les écosystèmes forestiers, en proposant des indicateurs simples et que les communautés peuvent collecter elles-mêmes pour surveiller et gérer durablement la faune sauvage.</description>
                        <content:encoded><![CDATA[<p>Les mammifères de taille moyenne à grande jouent un rôle crucial dans les écosystèmes tropicaux, en tant qu'herbivores, disperseurs de graines et prédateurs. Cependant, ces espèces sont également des cibles privilégiées pour les chasseurs, ce qui entraîne des changements considérables au sein des communautés de faune et de flore de ces écosystèmes.</p>
<p>Une équipe internationale de chercheurs a révélé que la surchasse provoque des changements prévisibles&nbsp;: les animaux de grande taille et à reproduction lente disparaissent les premiers, tandis que les espèces plus petites et plus résistantes, comme les rongeurs, deviennent plus dominantes.</p>
<p>Pour comprendre ces changements, les chercheurs ont mené un travail de longue haleine sur le terrain au Gabon, en utilisant un dispositif de suivi par piège photographique et des enregistrements des prises des chasseurs. Ils ont collaboré avec 314 chasseurs dans dix communautés villageoises, enregistrant les données de près de 13&nbsp;000 sorties de chasse.</p>
<p>En comparant la composition de la faune dans les zones chassées avec celle des sites de référence protégés, tels que le parc national de l'Ivindo, l'équipe a mis en évidence des indicateurs fiables de l’état d’altération de la faune.</p>
<h2>Deux indicateurs clés pour la conservation<br> &nbsp;</h2>
<p>L'étude identifie deux principaux indices qui constituent des outils simples mais puissants pour le suivi de la dégradation de la faune :</p><ul class="list-normal"> 	<li>Le&nbsp;<strong>ratio rongeurs-ongulés</strong>, qui augmente de manière significative dans les zones fortement chassées, reflétant une présence plus importante d'espèces plus petites et plus résistantes.</li> 	<li>La&nbsp;<strong>masse corporelle moyenne des animaux prélevés</strong>, qui diminue à mesure que la pression de chasse s'intensifie, et indique un déclin des espèces de plus grande taille.</li> </ul><p>Ces indicateurs sont non seulement faciles à calculer, mais aussi pratiques à mettre en œuvre dans le cadre de programmes de gestion de la chasse menés par les communautés elles-mêmes. Ils fournissent des informations précieuses pour suivre et gérer l’état d’altération de leurs écosystèmes.</p>
<h2>Impliquer les chasseurs dans la surveillance et la gestion de la faune sauvage<br> &nbsp;</h2>
<p>Les résultats de l’étude soulignent l'importance d'impliquer les communautés locales dans la surveillance et la gestion de la faune. Les chasseurs, grâce à leur connaissance approfondie de la forêt, peuvent jouer un rôle essentiel dans la collecte de données et la mise en place progressive de pratiques de chasse durables. Cette approche communautaire s'aligne sur les objectifs de conservation mondiaux, tels que l'objectif «&nbsp;30×30&nbsp;» du Cadre mondial pour la biodiversité, qui vise à protéger 30 pour cent des terres et des eaux de la planète d'ici à 2030.</p>
<p>Le premier auteur de l'étude, Davy Fonteyn, qui a effectué ce travail au Cirad, et qui appartient actuellement à l'Université de Liège (Gembloux), souligne :</p>
<p>«&nbsp;En tirant parti de l'expertise des communautés locales et en utilisant ces indicateurs simples, nous pouvons faire des progrès significatifs dans la conservation de la faune et dans le maintien de l'équilibre écologique des forêts tropicales.&nbsp;»&nbsp;</p>
<p>Le chercheur qui a dirigé l'étude, Daniel Cornélis du Cirad, poursuit&nbsp;:&nbsp;</p>
<p>«&nbsp;Cet article présente une nouvelle approche, dérivée des données de pièges photographiques, pour évaluer l'altération des assemblages de faune. En intégrant les données des pièges photographiques et des prélèvements de chasse, nous établissons que les indicateurs de chasse les plus fiables pour évaluer l'altération des assemblages de faune sont aussi les plus faciles à calculer&nbsp;! Ces résultats offrent un moyen prometteur de simplifier la surveillance de la chasse, facilitant ainsi son adoption par les communautés locales.&nbsp;»</p>
<p>Les chercheurs préconisent d'étendre cette approche à d'autres régions tropicales, en adaptant les indicateurs à différents contextes écologiques. Ils appellent également à l'intégration de ces méthodes dans des stratégies de conservation plus larges, y compris l'établissement de zones d'utilisation communautaire et la préservation ou la restauration de la connectivité écologique à grande échelle.</p>
<h2>Le Programme de gestion durable de la faune sauvage (SWM)<br> &nbsp;</h2>
<p>Le programme SWM est une initiative internationale majeure qui vise à améliorer la conservation et l'utilisation durables de la faune dans les écosystèmes de forêts, de savanes et de zones humides. Il est financé par l'Union européenne et cofinancé par le Fonds français pour l'environnement mondial (FFEM) et l'Agence française de développement (AFD). Les projets sont pilotés et testés avec les gouvernements et les communautés dans 16 pays participants. L'initiative est coordonnée par un consortium de quatre partenaires, à savoir l'Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO), le Centre pour la recherche forestière internationale et l'agroforesterie mondiale (CIFOR-ICRAF), le Centre de recherche agronomique pour le développement international (CIRAD) et la Wildlife Conservation Society (WCS).</p>
<p>(CIRAD/wi)</p>
<p><strong>Référence :</strong></p>
<p><a href="https://doi.org/10.1038/s44185-024-00048-4" target="_blank" rel="noreferrer">Fonteyn, D., Fayolle, A., Fa, J. E., Vanthomme, H., Vigneron, P., Vermeulen, C., Malignat, R., Konradowski, B., Yia Okanabene, M. N., Dibotty-di Moutsing, S. A., Pereira Dias, S., Deniau, C., Cornu, G., Groschêne, M., &amp; Cornélis, D. (2024). Hunting indicators for community-led wildlife management in tropical Africa. npj Biodiversity.</a>&nbsp;</p>
<p><strong>Pour plus d'informations : </strong></p>
<p>Sur <a href="https://swm-programme.info" target="_blank" rel="noreferrer">le programme de gestion des eaux</a></p>]]></content:encoded>
                        
                            
                                <category>Monde scientifique</category>
                            
                                <category>Biodiversité</category>
                            
                        
                        
                            
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                    </item>
                
                    <item>
                        <guid isPermaLink="false">news-5794</guid>
                        <pubDate>Fri, 15 Nov 2024 09:18:54 +0100</pubDate>
                        <title>Plus d&#039;un tiers des espèces d&#039;arbres dans le monde sont en danger d&#039;extinction</title>
                        <link>https://www.rural21.com/francais/actualites/detail/article/plus-dun-tiers-des-especes-darbres-dans-le-monde-sont-en-danger-dextinction.html</link>
                        <description>De nombreuses espèces d&#039;arbres sont menacées d&#039;extinction, ce qui a un impact sur les écosystèmes et les moyens de subsistance des populations. La plus forte proportion d’arbres en danger d’extinction se trouve sur les îles. Les actions urgentes de conservation, la protection de l&#039;habitat et les efforts des communautés sont essentiels pour sauvegarder ces espèces vitales.</description>
                        <content:encoded><![CDATA[<p>Trente-huit pour cent des arbres de la planète sont menacés d'extinction, a alerté l'Union internationale pour la conservation de la nature (UICN) en octobre 2024.<br> <br> Pour la première fois, la majorité des arbres du monde ont été ajoutés à la Liste rouge de l’UICN, révélant qu’au moins 16 425 des 47 282 espèces évaluées sont en danger d’extinction. Les arbres représentent désormais plus d’un quart des espèces présentes sur la Liste rouge de l’UICN, et le nombre d’arbres menacés est plus de deux fois supérieur au nombre total d’oiseaux, de mammifères, de reptiles et d’amphibiens menacés combinés. Des espèces d’arbres sont menacées d’extinction dans 192 pays à travers le monde.<br> <br> La plus forte proportion d’arbres menacés se trouve sur les îles. Les arbres insulaires sont particulièrement à risque en raison de la déforestation pour le développement urbain et l’agriculture à toutes les échelles, ainsi que des espèces envahissantes, des ravageurs et des maladies. Les changements climatiques menacent de plus en plus les arbres, en particulier sous les tropiques, en raison de l’élévation du niveau des mers et des tempêtes plus fortes et plus fréquentes. La lutte contre les menaces auxquelles les arbres sont confrontés, la protection et la restauration des habitats, ainsi que la conservation ex situ par le biais de banques de semences et de collections dans les jardins botaniques sont essentielles pour prévenir les extinctions sur les îles et dans le reste du monde. Une action communautaire a déjà abouti à des résultats positifs des îles Juan Fernández à Cuba et de Madagascar à Fidji.<br> <br> En Amérique du Sud, où se trouve la plus grande diversité d’arbres au monde, 3 356 des 13 668 espèces évaluées sont menacées d’extinction. Des approches novatrices sont nécessaires pour protéger le nombre élevé d’espèces d’arbres dans la région, où le déboisement pour l’agriculture et l’élevage constituent les menaces les plus importantes. En Colombie, les évaluations de la Liste rouge ont guidé la planification nationale des actions de conservation. Sept espèces de Magnolia considérées en danger et en danger critique ont été utilisées pour la désignation de cinq nouvelles zones clés pour la biodiversité, qui seront utilisées par les gouvernements locaux et nationaux pour éclairer la planification spatiale.<br> <br> La Liste rouge de l’UICN montre également que la perte d’arbres constitue une menace majeure pour des milliers d’autres plantes, champignons et animaux. En tant que composante déterminante de nombreux écosystèmes, les arbres sont fondamentaux à toute vie sur Terre en raison de leur rôle dans les cycles du carbone, de l’eau et des nutriments, la formation des sols et la régulation du climat. Les personnes dépendent également des arbres, plus de 5 000 espèces sur la Liste rouge de l’UICN étant utilisées comme source de bois pour la construction, et plus de 2 000 comme source de médicaments, de nourriture et de combustibles respectivement.<br> <br> (UICN/ile)<br> <br> <a href="https://iucn.org/fr/communique-de-presse/202410/plus-dune-espece-darbre-sur-trois-dans-le-monde-est-menacee-dextinction" target="_blank" rel="noreferrer">Plus d’informations sont disponibles sur le site Web de l’UICN</a></p>]]></content:encoded>
                        
                            
                                <category>Actualités</category>
                            
                                <category>Biodiversité</category>
                            
                        
                        
                            
                            <enclosure url="https://www.rural21.com/fileadmin/img/content/News/News_2024/News_104_24_Trees.jpg" length="0" type="image/jpeg"/>
                        
                    </item>
                
                    <item>
                        <guid isPermaLink="false">news-5778</guid>
                        <pubDate>Tue, 12 Nov 2024 06:00:00 +0100</pubDate>
                        <title>Des banques de semences pour les petits exploitants afin de lutter contre les aléas climatiques</title>
                        <link>https://www.rural21.com/francais/actualites/detail/article/des-banques-de-semences-pour-les-petits-exploitants-afin-de-lutter-contre-les-aleas-climatiques.html</link>
                        <description>Les petits exploitants agricoles produisent un tiers des denrées alimentaires mondiales. Ils jouent donc un rôle central dans l’adaptation au changement climatique et la réduction de son impact. Malheureusement, bon nombre d’entre eux ne disposent pas de moyens suffisants pour survivre aux crises économiques, s’adapter aux nouvelles politiques ou investir dans des techniques plus perfectionnées pour résister au changement climatique. C’est précisément sur cet aspect que des acteurs tels que l’organisation suisse Helvetas peuvent promouvoir des coopérations précieuses et proposer une assistance technique, comme l’illustre l’exemple des banques de semences au Myanmar.</description>
                        <content:encoded><![CDATA[<p>Dans la région du golfe de Mottama, au Myanmar, les petits exploitants agricoles ont pris la situation en main et produisent localement des semences de qualité pour cultiver des variétés résilientes au climat et répondant aux besoins du marché. De cette façon, ils n’ont plus besoin d’acheter de semences et peuvent même vendre leurs surplus et en tirer un bénéfice.</p>
<p>«&nbsp;Au cours des dernières décennies, de nombreux exploitants agricoles à travers le monde ont cessé d’utiliser des semences issues de leurs propres récoltes et se sont mis à acheter des semences hybrides à fort rendement, souvent de variétés génétiquement modifiées&nbsp;», explique Alexandra Rieder, conseillère en agriculture et en systèmes alimentaires inclusifs au sein d’Helvetas. «&nbsp;Ces semences peuvent paraître très efficaces en raison des rendements élevés qu’elles produisent, mais elles induisent également un large éventail de risques, car elles rendent les agriculteurs extrêmement dépendants des grandes multinationales semencières. Les exploitants qui utilisent ces semences hybrides devront les racheter chaque année jusqu’à la fin de leur vie, car elles ne peuvent pas être conservées et replantées de façon fiable. Ce lien de dépendance, si l’on y associe de mauvaises récoltes dues aux inondations, aux nuisibles ou aux sécheresses, peut entraîner des cycles d’endettement et contribuer à aggraver encore la pauvreté.&nbsp;»</p>
<p>Pour créer leurs banques de semences, les agriculteurs locaux ont commencé par se regrouper au niveau des villages. Ils ont été soutenus dans cette démarche par le Gulf of Mottama Project, une initiative financée par la Direction fédérale suisse du développement et de la coopération (DDC). Mise en œuvre par Helvetas, l’Union Internationale pour la Conservation de la Nature (UICN) et l’ONG Network Activities Group (NAG), elle a posé les premiers jalons de la coopération.</p>
<p>Les agriculteurs se rendent compte de la nécessité d’une démarche durable sur le long terme, et ont compris l’importance de faire entendre plus largement leur voix collective auprès des acteurs clés, à savoir les acteurs du marché, les agences de développement, et les gouvernements locaux et nationaux, y compris les services nationaux chargés de certifier les semences. En 2019, ils se sont regroupés au niveau régional et ont créé la Coastal Area Farmers’ Development Association (CFDA, Association pour le développement des agriculteurs de la région côtière).</p>
<p>Cette initiative a bénéficié d’un soutien prioritaire de la part d’Helvetas et de ses partenaires, qui ont réaffirmé par là leur attachement à des résultats durables dont la pérennité s’inscrit au-delà du calendrier du projet. Aujourd’hui, après cinq années d’existence, la CFDA représente 60&nbsp;villages répartis sur huit&nbsp;communes, et démontre ainsi l’efficacité de l’action collective dans la lutte contre le changement climatique.</p>
<h2>Comment fonctionne la production de semences dans les villages du Myanmar&nbsp;?<br> &nbsp;</h2>
<p>Au départ, l’association a acheté des semences auprès de banques de semences gouvernementales ou d’entreprises privées. Puis, chacun des comités de village en charge de la banque de semences a sélectionné deux ou trois agriculteurs «&nbsp;en chef&nbsp;» pour cultiver les semences de qualité. Celles-ci ont bénéficié d’une surveillance attentive de leur croissance, les plants les plus faibles étant éliminés aux étapes-clés de la formation des branches, de la floraison et du mûrissement. Les semences issues des plants les plus vigoureux ont ensuite été stockées dans la banque de semences, conçue pour repousser les rats et les oiseaux tout en maintenant une bonne circulation de l’air.</p>
<p>Le projet ne s’arrête pas là. Pour distribuer et vendre leurs semences, les agriculteurs doivent d’abord informer l’agent local responsable de l’agriculture dans leur commune, qui supervise les inspections des champs, et envoyer des échantillons de semences en laboratoire afin de les faire tester. Si les semences sont validées, elles sont marquées d’une étiquette jaune autorisant leur distribution et leur vente. Habituellement, les agriculteurs vendent leurs surplus de semences par le biais de l’association, qui bénéficie par ricochet d’une meilleure image et suscite davantage de confiance.</p>
<p>«&nbsp;L’association jouit d’une bonne réputation largement reconnue,&nbsp;», explique Rakesh Munankami, conseiller technique en chef au Myanmar pour Helvetas. «&nbsp;Lorsque les agriculteurs achètent des semences auprès de l’association, ils ont la garantie d’une bonne germination. Pendant la saison, les semences se vendent comme des petits pains.&nbsp;»</p>
<h2>L’importance de la diversité des semences<br> &nbsp;</h2>
<p>Un autre facteur explique la réussite des agriculteurs du golfe de Mottama. Les variétés de plantes cultivées localement offrent une diversité génétique très riche et sont essentielles pour l’adaptation au changement climatique. Selon le guide <a href="https://openknowledge.fao.org/server/api/core/bitstreams/6320d09d-5204-4322-ac31-c3bcc6cb7693/content" target="_blank" rel="noreferrer">Les Banques de Semences Communautaires</a> publié par l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), le recours généralisé à des variétés à haut rendement depuis les années 1950 a entraîné une perte de diversité génétique de l’ordre de 7&nbsp;% parmi les espèces végétales. La diversité est cruciale pour réussir à affronter des conditions imprévisibles comme les sécheresses, les inondations ou les nouveaux nuisibles.</p>
<p>La région du golfe de Mottama est vulnérable aux risques dus au changement climatique&nbsp;– cyclones, raz-de-marée, inondations, intrusions d’eau salée ou encore sécheresses. Il n’est pas possible de se contenter d’une seule variété qui résisterait de la même manière à toutes ces menaces.</p>
<p>«&nbsp;Les agriculteurs sont pleins de ressources&nbsp;», affirme M.&nbsp;Rakesh. «&nbsp;Ils connaissent leurs champs, comprennent les problèmes et savent identifier les points forts de chaque variété. C’est pour cela qu’ils cultivent différentes variétés&nbsp;– généralement, entre trois et cinq.&nbsp;» Certaines variétés pourront prospérer dans des eaux salées, d’autres résisteront aux inondations ou aux sécheresses. En utilisant des semences certifiées de variétés adaptées aux conditions locales pour le riz et en les associant à de bonnes pratiques agricoles, les agriculteurs de la région ont pu améliorer de 15 à 25&nbsp;% le rendement de leurs cultures de riz.&nbsp;</p>
<p>Les banques de semences ne suffisent pas à elles seules pour construire une véritable résilience au changement climatique. Une gestion efficace de l’eau, des mesures de préservation des sols et des pratiques agricoles durables sont tout aussi indispensables pour garantir des résultats positifs et durables. Ces techniques s’articulent étroitement avec les banques de semences gérées par les agriculteurs, qui s’inscrivent ainsi dans une stratégie plus large d’agriculture durable.</p>
<p>(Helvetas/wi)</p>
<p><strong>Pour en savoir plus&nbsp;:</strong></p>
<p>Lire en entier <a href="https://www.helvetas.org/en/switzerland/how-you-can-help/follow-us/blog/agriculture-and-nutrition/how-farmers-organizations-leverage-seed-banks-to-combat-climate-uncertainty?utm_source=m365&amp;utm_medium=email&amp;utm_campaign=202410_en_adapting_agriculture_awareness&amp;utm_term=#msdynttrid=DCIydqqL5JDHUd4AyMgciBqqKFqQ_AlMSOQ-q8DhqYM" target="_blank" rel="noreferrer">l’article sur l’engagement d’Helvetas dans le domaine des banques de semences&nbsp;</a></p>
<p><a href="file:///Users/angelikawilcke/Downloads/helvetas-gulf-of-mottama-2018.pdf" target="_blank">Fiche thématique sur le «&nbsp;Gulf of Mottama Project&nbsp;» de la Direction du développement et de la coopération (DDC) et de Helvetas&nbsp;</a></p>
<p><a href="https://www.helvetas.org/en/switzerland/how-you-can-help/follow-us/blog/agriculture-and-nutrition/how-farmers-organizations-leverage-seed-banks-to-combat-climate-uncertainty?utm_source=m365&amp;utm_medium=email&amp;utm_campaign=202410_en_adapting_agriculture_awareness&amp;utm_term=#msdynttrid=Zu6IDy5X4YOV2P_6Zf5ptEDkv7MLs7brVu09ncE6Ay0" target="_blank" rel="noreferrer">Vidéo sur les banques de semences au Myanmar&nbsp;</a></p>]]></content:encoded>
                        
                            
                                <category>De nos partenaires</category>
                            
                                <category>Sélection végétale</category>
                            
                        
                        
                            
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                    <item>
                        <guid isPermaLink="false">news-5787</guid>
                        <pubDate>Mon, 11 Nov 2024 17:21:00 +0100</pubDate>
                        <title>L’économie biosourcée a besoin d’un soutien accru</title>
                        <link>https://www.rural21.com/francais/actualites/detail/article/leconomie-biosourcee-a-besoin-dun-soutien-accru.html</link>
                        <description>Depuis le premier Sommet mondial de la bioéconomie organisé en 2015, plusieurs pays ont lancé des initiatives visant à ouvrir la voie à une économie biosourcée destinée à remplacer l’économie fondée sur les combustibles fossiles. Les acteurs se sont récemment réunis à Nairobi au Kenya pour discuter des résultats obtenus et des difficultés rencontrées.</description>
                        <content:encoded><![CDATA[<p>Le Sommet mondial de la bioéconomie2024, qui s’est déroulé fin octobre à Nairobi au Kenya, avait pour slogan «&nbsp;Une seule planète – Des solutions bioéconomiques durables pour relever les défis mondiaux&nbsp;» (<em>One Planet – Sustainable Bioeconomy Solutions for Global Challenges</em>). D’une durée de deux jours, la conférence portait sur la capacité de la bioéconomie à décarboner l’économie et à renforcer la résilience au changement climatique tout en préservant la biodiversité, en améliorant la sécurité alimentaire et la nutrition, en luttant contre les problèmes de santé et en favorisant la croissance économique. Des représentants de la sphère politique, du monde scientifique et de la société civile ont discuté des résultats obtenus et des obstacles rencontrés dans leur volonté de remplacer l’économie fondée sur les combustibles fossiles par une économie biosourcée. Des entreprises du monde entier sont également venues présenter leurs solutions biosourcées, qui portent notamment sur la réduction des déchets alimentaires, le traitement des eaux usées ou la production de médicaments basée sur l’intelligence artificielle.</p>
<h2>Rendre les activités bioéconomiques attractives pour les entreprises privées</h2>
<p>À ce jour, plus de 60&nbsp;pays ont adopté des stratégies nationales de bioéconomie, auxquelles viennent s’ajouter trois stratégies régionales. La stratégie de bioéconomie pour l’agriculture du Mexique est utilisée comme exemple ici. Dans un message vidéo, Julio Berdegué Sacristán, ministre mexicain de l’Agriculture et du Développement rural, a présenté les trois grands objectifs de cette stratégie, qui permettra notamment d’ajouter de la valeur aux près de 70&nbsp;millions de tonnes de biomasse que la production agricole du pays accumule chaque année et de stimuler les investissements du secteur privé. Aucune subvention ne sera accordée aux entreprises, qui pourront toutefois bénéficier d’un appui indirect, par exemple au travers d’investissements dans les infrastructures nécessaires (eau, énergie, transport). Le ministre a annoncé que les petites et moyennes entreprises qui œuvrent en faveur de l’agroécologie (production de bioengrais, etc.) bénéficieront d’une assistance financière et technique «&nbsp;pour les aider à se développer et à se consolider&nbsp;».</p>
<h2>Espoirs suscités par «&nbsp;la première présidente scientifique active&nbsp;»</h2>
<p>Comme tous les autres intervenants de la conférence, Berdegué Sacristán a expliqué que le seul moyen de renforcer la bioéconomie consiste à améliorer et à élargir la recherche scientifique et technologique. Des actions en ce sens seront menées par le nouveau ministère des Sciences, des Technologies et de l’Innovation, créé à l’initiative de Claudia Sheinbaum, nouvelle présidente élue le 1<sup>er</sup>&nbsp;octobre. Physicienne et ingénieure environnementale, Mme&nbsp;Sheinbaum est non seulement la première femme à présider aux destinées du Mexique, mais également, selon les mots du ministre, «&nbsp;la première présidente scientifique active&nbsp;».</p>
<h2>Inciter les jeunes chercheurs à se rendre sur le terrain</h2>
<p>Peggy Oti-Boateng, directrice exécutive de l’Académie africaine des sciences, a également insisté sur la nécessité de moderniser les infrastructures de recherche. Alors que l’accélération de l’agenda scientifique et technologique était au cœur de l’Agenda 2063 de l’Union africaine, peu de choses ont changé depuis dix ans. Pour se doter d’une masse critique d’innovateurs, le continent doit renforcer ses capacités et s’intéresser à des secteurs jusque-là négligés, par exemple l’économie océanique. En faisant référence au travail exemplaire des jeunes scientifiques, Oti-Boateng a expliqué combien il est important de s’assurer que ces chercheurs ne se cantonnent pas au travail de laboratoire, mais qu’ils s’intéressent également au marché. «&nbsp;Nous devons créer des liens entre l’économie et la science ouverte&nbsp;», a-t-elle indiqué.</p>
<h2>Goulet d’étranglement au niveau de l’appui financier et politique</h2>
<p>Les intervenants ont convenu que, même si de nombreux pays reconnaissent le rôle de la bioéconomie sur le plan scientifique, sa mise en œuvre se révèle souvent difficile. Un des principaux obstacles à cette évolution est lié au fait que les solutions de bioéconomie demandent beaucoup de temps et d’argent. C’est une des constations qui est ressortie des projets sur l’agroécologie et l’agriculture régénératrice menés par l’Alliance pour une révolution verte en Afrique (AGRA) en collaboration avec la coopération allemande au développement et la Fondation Care. «&nbsp;Une intervention est nécessaire pour aider les agriculteurs à adopter et à développer des pratiques durables, a expliqué Jean-Jacques Muhinda, directeur régional de l’AGRA pour l’Afrique de l’Est et l’Afrique du Sud. Si vous voulez convaincre les décideurs politiques de soutenir les nouvelles pratiques, vous devez apporter des preuves pour justifier les initiatives d’investissement et montrer leur potentiel de création d’emplois.&nbsp;»</p>
<h2>Rendre la bioéconomie inclusive</h2>
<p>Peter Minang, directeur du CIFOR-ICRAF, a insisté sur le potentiel des forêts, qui peuvent générer de la valeur tout en apportant les services écosystémiques dont les pauvres ont besoin. «&nbsp;Nous devons mettre la pauvreté au cœur des débats&nbsp;», a-t-il indiqué en référence au contexte africain et, plus particulièrement, à la croissance démographique rapide enregistrée dans le bassin du Congo. Anamika Dey, PDG du réseau indien GIAN (Grassroots Innovation Augmentation Network), a également insisté sur la nécessité de s’assurer que les populations pauvres ne sont pas exclues des évolutions. Pour cela, l’agenda de la bioéconomie doit promouvoir un apport de valeur maximal au niveau local, garantir le partage des bénéfices avec les communautés locales, particulièrement avec les femmes, et insister sur le renforcement des capacités des communautés locales.</p>
<h2>Faire l’inventaire des connaissances autochtones</h2>
<p>Comme Anamika Dey, Mónica Trujillo, directrice de l’initiative <em>Governing Bioeconomy Pathways</em> de l’Institut de l'environnement de Stockholm (SEI), a appelé de ses vœux la documentation systématique et approfondie des connaissances traditionnelles afin d’éviter qu’elles ne soient ignorées. Ce savoir s’est d’ailleurs souvent avéré être une source d’informations précieuse pour résoudre les problèmes actuels. Mme&nbsp;Trujillo cite notamment l’exemple de l’utilisation du biochar pour capter le CO<sub>2</sub>. Originaire d’Amazonie, cette méthode a été développée et mise en œuvre il y a environ 2&nbsp;500&nbsp;ans par les populations autochtones pour enrichir les sols afin qu’ils restent fertiles pendant plusieurs décennies (la méthode est S<em>erra Preta</em>, ce qui signifie «&nbsp;terre noire&nbsp;» en portugais). Fortunate Muyambi, Secrétaire exécutif adjoint de la Commission est-africaine pour la science et la technologie au Rwanda, a expliqué que son organisation avait commencé à faire l’inventaire des connaissances traditionnelles et à créer une base de données pour les stocker. Il a insisté sur l’importance de la protection des droits de propriété intellectuelle à ce niveau.</p>
<h2>Ne pas surestimer le potentiel de création d’emplois</h2>
<p>Malgré l’enthousiasme suscité par le potentiel de l’économie biosourcée, des critiques ont également émergé. «&nbsp;J’ai de réels doutes sur la qualité et la quantité des emplois verts que la bioéconomie est susceptible de créer&nbsp;», a expliqué Lucía Pittaluga, professeure à l’université technologique de l’Uruguay et membre de l’IACGB (International Advisory Council on Global Bioeconomy). Ses recherches sur l’innovation dans l’agriculture (et dans les forêts) ont montré que le développement numérique remplaçait beaucoup de tâches, aidant par exemple à attirer les jeunes vers l’agriculture. Rien ne permet toutefois de prouver que la quantité d’emplois verts créés sera à la hauteur des besoins des pays du Sud, sachant évidemment que&nbsp;: «&nbsp;ces emplois doivent être décents&nbsp;».</p>
<h2>Communiqué du Sommet mondial de la bioéconomie 2024</h2>
<p>Dans son communiqué final 2024, l’IACGB (International Advisory Council on Global Bioeconomy) a émis les recommandations suivantes&nbsp;:</p><ul class="list-normal"> 	<li>Intégrer des stratégies de bioéconomie à la politique économique</li> 	<li>Créer un partenariat mondial sur la bioéconomie pour rassembler les différentes initiatives existantes et partager les points de vue</li> 	<li>Faciliter le développement de normes et de réglementations permettant aux innovations bioéconomiques d’accéder rapidement et largement aux marchés.</li> 	<li>Aider les initiatives régionales et locales à se développer et à s’intégrer à la bioéconomie mondiale</li> 	<li>Inclure l’apprentissage des principes de la bioéconomie à tous les niveaux d’enseignement</li> </ul><p class="redBox"><strong>À propos de la bioéconomie et du Sommet mondial de la bioéconomie</strong><br> Le Sommet mondial de la bioéconomie est organisé par l’IACGB (International Advisory Council on Global Bioeconomy) depuis 2015 avec l’aide des pays partenaires concernés. Le Sommet a pour objectif de favoriser le dialogue entre les différentes parties prenantes de ce secteur multidisciplinaire, de promouvoir l’échange de bonnes pratiques et d’identifier les possibilités de collaboration et d’innovation. Les éditions 2015, 2018 et 2020 du Sommet se sont tenues à Berlin en Allemagne. Cette année, le Quatrième Sommet mondial de la bioéconomie a été hébergé par la Commission est-africaine pour la science et la technologie (EASTECO), sous l’égide de la Communauté d’Afrique de l’Est, du Centre international pour la physiologie et l’écologie des insectes (ICIPE)/BioInnovate Africa et de l’Institut de l'environnement de Stockholm (SEI).<br> <br> L’IACGB définit la bioéconomie ainsi&nbsp;: «&nbsp;La bioéconomie désigne la production, l’utilisation, la conservation et la régénération de ressources biologiques et des connaissances, données scientifiques, technologies et innovations associées, dans le but de fournir des solutions durables (informations, produits, processus et services) à tous les secteurs de l’économie et de favoriser la transition vers une économie durable. La bioéconomie n’est pas une notion statique, sa définition évolue donc constamment.&nbsp;»</p>
<p><strong>Silvia Richter,</strong> Rural 21</p>
<p><strong>Pour plus d' information: </strong></p>
<p><a href="https://www.iacgb.net/index.php?index=8" target="_blank" rel="noreferrer">Site Internet de l'IACGB (International Advisory Council on Global Bioeconomy)</a></p>
<p><a href="https://www.resakss.org/sites/default/files/ReSAKSS_AW_ATOR_2024_Full%20Report_web.pdf" target="_blank" rel="noreferrer">AKADEMIYA 2063 Report: «&nbsp;Advancing the climate and bioeconomy agenda in Africa for resilient and sustainable agrifood systems&nbsp;» </a>(en anlgais)</p>
<p><a href="https://www.rural21.com/francais/regardons-de-plus-pres/bioeconomie.html" target="_blank" class="redArrowGrayBold">Rural 21 Dossier spécial &nbsp;«&nbsp;Bioéconomie&nbsp;»</a></p>
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                                <category>Bioéconomie</category>
                            
                        
                        
                            
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                        <guid isPermaLink="false">news-5783</guid>
                        <pubDate>Fri, 08 Nov 2024 11:09:00 +0100</pubDate>
                        <title>COP 16 – Faire la paix avec la Nature</title>
                        <link>https://www.rural21.com/francais/actualites/detail/article/cop16-faire-la-paix-avec-la-nature.html</link>
                        <description>Il n’a pas été possible, lors de la conférence sur la biodiversité de Cali, de régler la question cruciale du financement. Des résolutions axées sur une meilleure prise en compte des peuples autochtones et sur une utilisation plus équitable des ressources naturelles génétiques ont toutefois été adoptées.</description>
                        <content:encoded><![CDATA[<p>La 16<sup>e</sup> édition de la Conférence des parties à la Convention sur la diversité biologique (COP 16) s’est achevée sans que les parties ne parviennent à se mettre d’accord sur une stratégie visant à mobiliser des fonds supplémentaires en faveur de la conservation de la nature. Avec un nombre record de délégués (environ 23 000), un segment de haut niveau auquel ont participé six chefs d’État, plus de 130 ministres et ministres délégués et plus de 70 hauts représentants d’organisations internationales, la conférence, qui s’est déroulée du 21 octobre au 2 novembre 2024 à Cali en Colombie, visait à faire la Paix avec la nature.<br> <br> Les pays signataires n’ont toutefois pas réussi à se mettre d’accord sur un nouvel instrument de financement unique, le « Fonds Cali », en faveur d’un partage juste et équitable des bénéfices de l’utilisation de l’information de séquençage numérique. Les entreprises qui bénéficient du séquençage des ressources génétiques vont devoir partager une partie des profits ainsi obtenus avec les pays d’origine de la biodiversité.<br> <br> En outre, après huit ans de négociations, une étape majeure a été franchie dans la description scientifique des aires marines d’intérêt écologique ou biologique. À l’avenir, une procédure améliorée et plus efficace sera créée pour identifier les zones marines importantes du point de vue biologique qui doivent être placées sous protection.</p>
<h2>Renforcement de la participation des peuples autochtones</h2>
<p>La conférence a adopté un programme de travail qui prévoit qu’à l’avenir, les savoirs traditionnels des peuples autochtones et des communautés locales seront mieux pris en compte pour lutter contre les crises de la biodiversité et du climat. Un comité permanent a, en outre, été créé pour renforcer la participation des peuples autochtones et des communautés locales qui représentent entre 300 et 500 millions de personnes dans le monde et environ 50 % de la population des régions possédant le plus de biodiversité.&nbsp;</p>
<h2>Protection des forêts tropicales primaires</h2>
<p>À l’occasion d’un événement parallèle, l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN), le Fonds pour l’environnement mondial (FEM), l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), le secrétariat du Forum des Nations unies sur les forêts (FNUF), Wild Heritage et l’université australienne Griffith ont lancé le projet de taille moyenne, financé par le FEM, intitulé Améliorer la conservation des forêts primaires grâce à des partenariats renforcés et à un appui coordonné (Strengthening Conservation of Primary Forests through Partnership Enhancement and Coordination of Support) et ont évoqué l’importance cruciale de protéger et de conserver les forêts primaires, particulièrement dans les pays tropicaux riches en biodiversité. Ce projet a pour objectif de prévenir les pertes de forêts primaires tropicales dans le monde en renforçant leur protection et leur conservation et de contribuer ainsi à atténuer le changement climatique, à prévenir les pertes de biodiversité et la dégradation des terres et à améliorer les moyens de subsistance des communautés qui en dépendent.</p>
<h2>Financement européen en faveur de la conservation de la biodiversité mondiale</h2>
<p>En marge de la conférence, l’Union européenne a annoncé une contribution de 12 millions d’euros pour appuyer les efforts de conservation de la biodiversité mondiale menés par l’initiative de financement de la diversité biologique (BIOFIN) du Programme des Nations Unies pour le développement. Ces fonds viendront soutenir l’implication des peuples autochtones et des communautés locales dans le développement de marchés de crédit pour la biodiversité, l’amélioration de la base de données des ressources financières pour la biodiversité (FIRE) et le financement durable des aires marines protégées.<br> <br> Depuis 2018, BIOFIN est parvenu à catalyser plus d’un milliard de dollars US en faveur du financement de la nature dans 41 pays et travaille actuellement avec 91 autres pays pour soutenir des plans de financement de la biodiversité qui devraient générer de nouveaux investissements dans la nature tout en réduisant les dépenses qui dégradent la biodiversité.</p>
<h2>Nouveaux engagements en faveur du fonds du Cadre mondial pour la biodiversité</h2>
<p>Lors de la conférence, huit gouvernements se sont engagés à abonder le fonds du Cadre mondial pour la biodiversité à hauteur de 163 millions d’USD, offrant ainsi un nouvel appui ciblé aux pays et aux communautés qui s’efforcent de conserver, de restaurer et de garantir la santé à long terme des écosystèmes et des espèces sauvages. Les pays concernés sont l’Autriche, le Danemark, la France, l’Allemagne, la Nouvelle-Zélande, la Norvège, le Royaume-Uni et le Québec. Le gouvernement du Québec est le premier gouvernement sous-national à apporter une contribution au fonds du Cadre mondial pour la biodiversité.<br> <br> Créé à la demande des parties à la Convention sur la biologie de diversité biologique lors de la COP15, ce fonds a été lancé moins d’un an plus tard. Il dispose de procédures rationalisées permettant d’apporter un soutien efficace aux pays en développement et peut recevoir des contributions de toutes origines, notamment d’organisations publiques, privées ou philanthropiques.<br> <br> <strong>Ines Lechner</strong>, rédactrice, Rural 21</p>
<p><a href="https://www.cbd.int/" target="_blank" rel="noreferrer">Voir le site Internet de la Convention sur la diversité biologique (CDB)</a></p>]]></content:encoded>
                        
                            
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                                <category>Biodiversité</category>
                            
                        
                        
                            
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