Mfundo Skosana, préposé à la réception des marchandises, sort des caisses de tomates de l’entrepôt en vue de leur transport au marché du frais Encabeni, à Manzini, Swaziland.
Photo : © FAO / Believe Nyakudjara

Les technologies post-récolte doivent être bien gérées

Malgré tous les efforts du passé, le problème des pertes alimentaires reste d’actualité. La DLG (société agricole allemande) a publié une note d’information expliquant comment mieux gérer les pertes post-récolte. Ce document présente les meilleures pratiques de gestion des systèmes de stockage et propose une liste de contrôle des pratiques individuelles.

Dans le cadre du futur salon AgroTech Ethiopia, qui a lieu du 9 au 11 mai 2019 à Addis-Abeba, la DLG a publié une note d’information sur les technologies post-récolte.

Ces technologies vont être présentées dans une zone d’exposition spéciale d’AgroTech Ethiopia. Pour fournir des informations aux visiteurs intéressés, Competence Center Agriculture, de la Société agricole allemande (DLG), en coopération avec la Deutsche Gesellschaft für Internationale Zusammenarbeit (GIZ), a préparé un document mettant l’accent sur certaines mesures techniques et de gestion visant à réduire les pertes alimentaires, notamment dans les pays en développement.

Les pertes alimentaires restent un sujet majeur de préoccupation pour les agriculteurs, grossistes, négociants, transformateurs alimentaires, transporteurs et consommateurs. Tout le monde joue un rôle, de celui qui agit pour empêcher les pertes alimentaires à celui qui est amené à en souffrir. Ce phénomène n’a vraiment rien de nouveau et de nombreuses initiatives ont été prises en faveur de la réduction de ces pertes dans le but d’offrir plus de produits alimentaires à la consommation humaine sans avoir recours à un accroissement des superficies cultivées, d’améliorer la sécurité alimentaire, d’économiser sur les frais d’élimination, de faire en sorte que l’agriculture soit plus rentable et, par conséquent, plus attractive pour les jeunes, et de contribuer à créer de nouveaux emplois à différents niveaux (technique, commerce, transformation).

Un éventail d’options techniques et d’outils de gestion est à la disposition des acteurs. Chacun d’eux, tout au long des chaînes de valeur, peut contribuer à réduire les pertes alimentaires. À cette fin, la note d’information donne des exemples de la façon d’utiliser les systèmes de stockage et offre une liste de contrôle pour utilisation individuelle.

Conteneurs de transport – taille et propreté

Le choix du conteneur de transport le plus approprié, du champ à l’exploitation agricole, peut poser un problème. Il est conseillé de choisir des caisses de petite capacité pour les denrées périssables (par ex. des caisses à tomates ne pesant pas plus de 10 kg). Les produits agricoles à peau sensible, par exemple la pomme de terre et le manioc, doivent faire l’objet de soins particuliers lors de la récolte et du transport. Toute altération de la peau est un point d’entrée potentiel pour les attaques fongiques et peut accélérer le processus de pourrissement. Les aflatoxines, mycotoxines et autres attaques fongiques sont des menaces courantes dans de nombreux pays, notamment dans les climats chauds et humides. Dès que les fruits et légumes sont touchés, le risque de transfert du problème aux stages suivants est très élevé. En général, il est indispensable de réduire l’humidité des produits le plus tôt possible.

Hygiène de stockage

D’une manière générale, les locaux de stockage doivent être propres, qu’il s’agisse de stockage à court terme ou à long terme. Une désinfection peut être nécessaire, en particulier après une période de stockage prolongée ou lorsqu’une forme de contamination a été détectée. Les produits stockés ne doivent pas entrer en contact avec le sol du local de stockage, d’abord pour assurer leur aération et ensuite pour ne pas attirer les rongeurs. L’utilisation de poteaux à collier de fer blanc est un moyen simple et efficace de protection contre les rongeurs, qui permet par conséquent d’éviter toute contamination par des excrétions telles que les matières fécales, l’urine et la salive.

Par ailleurs, il importe de prendre des mesures préventives contre les oiseaux, les chauves-souris et les chats. Un moyen simple et efficace consiste à stocker les fruits et légumes en portions, par ex. les pommes de terre peuvent être conservées dans des caisses entassées les unes sur les autres. L’air peut circuler bien plus librement entre les caisses, ce qui contribue à assurer un contrôle régulier de l’atmosphère dans les locaux de stockage.

De plus, il existe des instruments de mesure permettant de détecter la présence de ravageurs. Lorsque la présence d’animaux nuisibles est détectée, il faut prendre des mesures. L’importance du phénomène détermine la nature des mesures à prendre (comparer les principes de gestion intégrée des ravageurs), qui peuvent aller de l’élimination des fruits et légumes touchés (c’est un des avantages du stockage en portions) à l’application d’agents de traitement chimique ou organique.

(DLG / db)

Contact : Thomas König, EZ-Scout de la Deutsche Gesellschaft für Internationale Zusammenarbeit (GIZ) GmbH intervenant pour le compte du ministère fédéral allemand de la Coopération économique et du Développement (BMZ), détaché auprès de la société agricole allemande (DLG e.V.)

Plus d’informations :

Télécharger la note d’information complète au format pdf (en anglais)

Site de AgroTech Ethiopia

EZ-Scouts du ministère fédéral allemand de la Coopération économique et du Développement