Les prix des denrées alimentaires flambent depuis des mois, ce qui augmente encore la difficulté pour un grand nombre de personnes d’assurer leur subsistance quotidienne.
Photo: ©FAO/Isak Amin

La flambée des prix alimentaires aggrave l’insécurité alimentaire

Depuis des mois, le monde est confronté à la hausse des prix des denrées alimentaires. En Afrique occidentale et centrale, la hausse extrême des prix des denrées alimentaires, due en partie aux mesures prises pour contenir la propagation du coronavirus, entraîne l'insécurité alimentaire et la famine, alerte le PAM.

En mars 2021, les prix mondiaux des produits alimentaires de base ont enregistré leur dixième mois consécutif de hausse, indique l'Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO). L'indice FAO des prix des produits alimentaires, qui suit l'évolution mensuelle des prix internationaux des produits alimentaires les plus couramment échangés, a atteint son plus haut niveau depuis juin 2014.

Les populations d'Afrique occidentale et centrale sont particulièrement touchées par la hausse des prix des denrées alimentaires, selon le Programme alimentaire mondial (PAM) des Nations unies. Les prix des denrées alimentaires ont enregistré une hausse spectaculaire dans toute la région. Par rapport à la moyenne des cinq dernières années, les produits de base locaux ont augmenté de près de 40 pour cent, et dans certaines zones, les prix ont même grimpé de plus de 200 pour cent. Selon le PAM, cette situation est due en partie à l’impact économique des mesures mises en place pour contenir la propagation du coronavirus au cours de l’année dernière. Dans le même temps, les revenus des populations ont diminué en raison de la réduction du commerce et du tourisme, des activités informelles et des transferts de fonds.

Plus de 31 millions de personnes dans la région devraient être en situation d'insécurité alimentaire - et incapables de se nourrir pendant la saison de soudure de juin-août, période précédant la prochaine récolte et au cours de laquelle les réserves alimentaires sont épuisées. Ce chiffre est supérieur de plus de 30 pour cent à celui de l'année dernière et représente le niveau le plus élevé depuis près de dix ans, selon les données du Cadre Harmonisé, une analyse conjointe de la sécurité alimentaire publiée sous les auspices du Comité permanent inter-États de lutte contre la sécheresse dans le Sahel (CILSS).

Dans certaines parties de la région, comme dans le nord du Nigeria, le Sahel central (Burkina Faso, Mali, Niger), la République centrafricaine ou encore les régions du Nord-ouest et du Sud-ouest du Cameroun, l'escalade de la violence oblige les populations à se déplacer, à abandonner leurs champs et leurs sources de revenus, les exposant ainsi à une insécurité alimentaire aiguë. 

Près de 10 millions d'enfants de moins de 5 ans souffrent de malnutrition aiguë cette année dans la région, et le Sahel représente la moitié de ce chiffre à lui seul. Et parallèlement à l'augmentation prévue de 30 pour cent de l’insécurité alimentaire et aux prix élevés des aliments nutritifs, ce nombre pourrait augmenter considérablement, alerte le PAM.

(PAM/ile)

Pour en savoir plus consultez le site internet de la FAO

Pour en savoir plus consultez le site internet du PAM 

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