Des travailleurs déchargent des sacs de riz d'origine indienne dans le port de Dakar au Sénégal. Le commerce de l'Inde avec l'Afrique est florissant.
Photo: ©FAO/Marco Longari

Les investisseurs indiens en Afrique

Le secteur privé indien pourrait jouer un rôle plus important sur le continent africain à l'avenir. Les responsables appellent à aller au-delà de la coopération de gouvernement à gouvernement et à promouvoir la participation du secteur privé.

Les bases ont été jetées pour les investisseurs indiens qui souhaitent investir en Afrique, a indiqué la Banque africaine de développement (BAD) sur son site web en août 2020. Lors d'une récente conférence virtuelle organisée par la Confédération de l'industrie indienne (CII) et ses partenaires, les responsables ont appelé à ce que les partenariats entre l'Inde et l'Afrique aillent au-delà de la coopération de gouvernement à gouvernement et favorisent la participation du secteur privé afin d'accélérer le développement de l'Afrique.

La conférence sur les mécanismes de financement innovants pour entreprendre en Afrique (Conference on Innovative Financing Mechanisms for Doing Business with Africa ) a eu lieu le 30 juillet 2020 et a attiré plus de 600 participants de plus de 45 pays. Elle a été soutenue par le ministère indien des Affaires extérieures, la Banque africaine de développement, la Banque indienne d'import-export et d'autres organisations. Outre l'Afrique et l'Inde, il y avait également des participants du Moyen-Orient, d'Europe et d'Asie, représentant des entreprises, des gouvernements, des institutions financières et des agences de promotion des affaires.

Akhilesh Mishra, secrétaire général adjoint du ministère indien des Affaires extérieures, a appelé le secteur privé de son pays à investir dans les startups, compte tenu de leur potentiel de création d’emplois. Selon lui, mis à part les financements à long terme traditionnellement octroyés sous forme d’aide publique au développement, les pays africains auront besoin de financements à court terme davantage ciblés.

Bajabulile Swazi Tshabalala, première vice-présidente par intérim et directrice financière du Groupe de la Banque africaine de développement, a insisté sur le potentiel de réalisation d’affaires en Afrique. Elle a souligné que l’Afrique présentait de vastes perspectives pour les investisseurs grâce à un marché de consommation en croissance, que les entreprises indiennes ne peuvent se permettre d’ignorer. Les perspectives positives pour l'Afrique sont renforcées par la création de la zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf), a-t-elle souligné.

Selon Mme. Tshabalala, il existe une grande opportunité pour l'industrie indienne de travailler avec la Banque dans des secteurs tels que la production et la distribution d'électricité, l'énergie, la transformation agricole, les soins de santé et les produits pharmaceutiques, la technologie, les transports et l'industrialisation. Escorts Limited, l'une des principales sociétés d'ingénierie indiennes, a évoqué le partenariat trilatéral entre l'Inde, le Japon et l'Afrique dans le secteur agricole.

La Banque africaine de développement et l’Inde ont un partenariat stratégique depuis 1982, année au cours de laquelle l’Inde a rejoint le Fonds africain de développement (FAD), le guichet concessionnel du Groupe de la Banque. Un an plus tard, le pays est devenu actionnaire de la Banque africaine de développement.

(BAD/ile)

Pour en savoir plus, consultez le site de la Banque africaine de développement (BAD)