État du climat en Afrique 2021

Selon ce rapport, l'action pour le climat en Afrique prend de l'ampleur, mais plus d’efforts sont nécessaires. Il formule un certain nombre de recommandations, notamment pour renforcer les systèmes d’alerte précoce et intensifier la coopération transfrontalière, les échanges de données et le partage des connaissances.

L’augmentation de la demande d’eau, conjuguée à des approvisionnements limités et imprévisibles, risque d’aggraver les conflits et les déplacements, selon le rapport État du climat en Afrique 2021 publié par l’Organisation météorologique mondiale (OMM) en septembre 2022.

Le rapport contient des informations scientifiques fiables sur les tendances des températures et d’autres indicateurs climatiques. Il montre en quoi les phénomènes météorologiques extrêmes et le changement climatique mettent en péril la santé et la sécurité des personnes, la sécurité alimentaire et hydrique et le développement socio‑économique. L’Afrique ne représente qu’environ 2 à 3 % des émissions mondiales de gaz à effet de serre, mais elle en subit les conséquences de manière disproportionnée.

La hausse des températures a contribué à faire baisser la croissance de la productivité agricole en Afrique de 34 % depuis 1961 – un déclin plus marqué que dans toute autre région du monde. Cette tendance devrait se poursuivre à l’avenir, augmentant le risque d’insécurité alimentaire aiguë et de malnutrition. Selon les projections, un réchauffement planétaire de 1,5 °C s’accompagnerait d’un déclin de 9 % des rendements de maïs en Afrique de l’Ouest et de 20 à 60 % des rendements de blé en Afrique australe et en Afrique du Nord.

Gros plan sur l’eau


Le rapport État du climat en Afrique 2021 s’intéresse plus particulièrement à l’eau. Le stress hydrique et les risques liés à l’eau, tels que les sécheresses et les inondations dévastatrices, touchent de plein fouet les communautés, les économies et les écosystèmes africains. Les régimes pluviométriques sont perturbés, les glaciers disparaissent et les principaux lacs rétrécissent.

Selon les estimations, le stress hydrique marqué qui sévit en Afrique touche environ 250 millions de personnes sur le continent et pourrait entraîner le déplacement de 700 millions de personnes d’ici à 2030. Selon toute probabilité, quatre pays africains sur cinq ne disposeront pas de ressources en eau gérées de manière durable d’ici à 2030.

Les sécheresses et les inondations sont les risques les plus préoccupants. Au cours des cinquante dernières années, les risques liés à la sécheresse ont coûté la vie à plus d’un demi-million de personnes et causé des pertes économiques supérieures à 70 milliards USD dans la région. Durant la même période, l’Afrique a subi plus de 1 000 catastrophes liées à des inondations, qui ont entraîné plus de 20  000 décès. On estime que d’ici à 2050 les conséquences du changement climatique pourraient coûter 50 milliards USD par an aux pays africains.

Accès à des systèmes d’alerte précoce


À l’heure actuelle, seuls 40 % de la population africaine ont accès à des systèmes d’alerte précoce qui peuvent les protéger contre les effets des phénomènes météorologiques extrêmes et du chan-gement climatique. L’Afrique fait donc figure de priorité absolue dans la campagne que mène l’OMM, à la demande du Secrétaire général de l’ONU, António Guterres, pour garantir un accès universel aux alertes précoces au cours des cinq prochaines années.

L’action climatique prend néanmoins de l’ampleur. Plus de 40 pays africains ont révisé leurs plans nationaux pour le climat (contributions déterminées au niveau national) afin de rehausser leur niveau d’ambition et d’y ajouter des engagements plus importants en matière d’adaptation au changement climatique et d’atténuation de ses effets. Plus de 83 % des plans nationaux pour le climat comportent des objectifs en matière de réduction des émissions de gaz à effet de serre, ciblés dans des domaines tels que l’énergie, l’agriculture, les déchets, l’affectation des terres et la sylviculture.

Ce rapport, le troisième de la série, est le fruit d’une initiative conjointe de l’OMM et de la Commission de l’Union africaine et a reçu des contributions d’un large éventail d’organismes des Nations unies, de Services météorologiques et hydrologiques nationaux, de partenaires du développement et d’experts en climatologie.

(WMO/ile)

Pour en savoir plus et télécharger le rapport, allez sur le site de l’OMM

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