Le dahl aux pois d’Angole est un plat important des repas de midi en Inde.
Photo: ICRISAT

Le tégument du pois d’Angole contient six fois plus de calcium que le lait :

Selon une étude réalisée par l’Institut international de recherche sur les cultures (ICRISAT), le tégument du pois d’Angole est riche en calcium et peut constituer un apport et un supplément minéral précieux pour l’alimentation des bébés. Des rapports récents font état d’un recul considérable de la teneur en calcium de l’alimentation indienne et mettent l’accent sur la nécessité de la supplémenter avec des sources alimentaires ou élémentaires.

Le tégument du pois d’Angole (tur/arhar) est six fois plus riche en calcium que le lait, ce qui en fait un produit potentiellement précieux pour les industries alimentaires et pharmaceutiques dans la lutte contre des problèmes de santé tels que l’ostéoporose et le rachitisme. Les résultats de l’étude ont été publiés par l’Institut international de recherche sur les cultures des zones tropicales semi-arides (ICRISAT) dans la revue Sustainability évaluée par des pairs. Actuellement, le tégument, qui représente environ dix pour cent de la graine, est un sous-produit de la transformation en pois cassé (split gram dahl), il est éliminé en tant que déchet ou sert d’alimentation pour le bétail.

La recherche dirigée par la banque de gènes de l’ICRISAT a constaté que 100 grammes de tégument de pois d’Angole contiennent 652 milligrammes de calcium, contre 120 milligrammes (mg) pour 100 millilitres de lait. Les chercheurs de l’ICRISAT ont annoncé que d’autres travaux sont en cours pour évaluer la biodisponibilité des nutriments.   

Le corps humain a besoin de 800 à 1 000 mg de calcium par jour, apport que, selon certaines analyses, l’alimentation indienne contemporaine n’assure pas. 

Le pois d’Angole, une source de protéines abordable 


Le pois d’Angole est une légumineuse surtout cultivée par les agriculteurs dans les zones tropicales semi-arides d’Asie du Sud, d’Amérique centrale et d’Afrique. C’est une source de protéines abordable. L’Inde en est le premier consommateur et assurait 77 pour cent de la production mondiale en 2020. Le pois d’Angole est consommé sous différentes formes, par exemple sous forme de dahl (grains décortiqués). Il est également associé à des céréales et fermenté pour préparer divers plats populaires tels que le dhokla, les galettes de dahl, etc.

Pour les besoins de l’étude, un sous-ensemble de 60 numéros d’accession (types) de pois d’Angole divers a été sélectionné parmi 600 numéros d’accession de pois d’Angole obtenus pendant les saisons des pluies de 2019 et 2020 (kharif) au centre de recherche de l’ICRISAT, à Hyderabad/Inde. Ces pois d’Angole ont fait l’objet d’une analyse des nutriments de leur cotylédon (la partie sans le tégument) et de leur tégument, selon une méthode chimique. La teneur en calcium (652 mg) du tégument constatée dans cette étude est supérieure à celle du son de riz, de blé et d’avoine. 

Selon l’étude, en 2020, en Inde, la production de pois d’Angole s’est élevée à 3,89 millions de tonnes de grain, qui ont produit 0,39 million de tonnes de son (soit 10%) après criblage. Ce 0,39 million de tonnes peut contenir 2 543 tonnes de calcium qui peuvent supplémenter 6,90 millions de personnes pendant un an, avec un apport quotidien recommandé de 1 000 mg.

Comparativement à d’autres légumineuses et aux céréales, le pois d’Angole a également la particularité de contenir plus de 2,7 mg de fer dans 100 grammes de son tégument ainsi que dans son cotylédon. La teneur du cotylédon en protéines est de sept à 18 fois supérieure à celle du tégument.

Les chercheurs ayant réalisé l’étude ont déclaré que les fortes concentrations de fer et de protéines dans le cotylédon et la forte teneur du tégument en calcium peuvent constituer une nouvelle orientation pour l’amélioration du fractionnement technologique de ces éléments (cotylédon et tégument) qui peuvent être considérés, l’un comme un nouvel ingrédient alimentaire fonctionnel et l’autre comme un complément alimentaire permettant de lutter contre la malnutrition.

Selon les chercheurs de l’ICRISAT, une stratégie de gestion efficace des déchets et la demande de produits nutraceutiques offrent de nouvelles possibilités d’utiliser le tégument comme élément précieux de préparation de suppléments alimentaires. 

« Les gélules de micronutriments à base de plantes sont mieux absorbées que celles qui contiennent des nutriments synthétiques. Cela ouvre un nouveau champ de recherche sur le pois d’Angole pour une utilisation maximale des nutriments disponibles, » a déclaré le docteur Kuldeep Singh, directeur de la banque de gènes de l’ICRISAT. Qui a ajouté que la gestion des déchets et sous-produits pouvait contribuer à minimiser la malnutrition et la faim grâce à la production d’aliments fonctionnels et de suppléments alimentaires. 

(ICRISAT/wi)

Référence :
Kuldeep Singh et al.: Calcium-Rich Pigeonpea Seed Coat: A Potential Byproduct for Food and Pharmaceutical Industries,Sustainability 2022, 14(9), 4918; https://doi.org/10.3390/su14094918 
 

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