Récolte de légumes verts en Ouganda, janvier 2020. Selon les dernières données disponibles (2018), l’Ouganda est le pays africain qui compte le plus grand nombre de producteurs bio.
Photo: ©FAO/Luis Tato

L’agriculture biologique continue de progresser

La tendance positive de l’agriculture biologique constatée ces dernières années gagne du terrain. À la fin de 2018, plus de 70 millions d’hectares étaient consacrés à la culture biologique, soit une progression de près de 3 pour cent par rapport à 2017.

Selon les dernières données mondiales sur l’agriculture biologique fournies par l’Institut de recherche de l’agriculture biologique (FiBL) et l’IFOAM – Organics International à la mi-février 2020, 2018 a été une nouvelle année record pour l’agriculture biologique à l’échelle de la planète.

Selon la dernière enquête du FiBL sur l’agriculture biologique dans le monde, la superficie consacrée à l’agriculture biologique a augmenté de 2 millions d’hectares et les ventes au détail de produits biologiques ont également continué de progresser pour atteindre un niveau record, comme le montrent les données fournies par 186 pays (données de la fin 2018).

Le marché mondial des aliments bio a franchi la barre des 100 milliards de dollars US

La société d’études de marchés Ecovia Intelligence estime que le marché mondial des aliments biologiques a dépassé les 100 milliards de dollars US (près de 97 milliards d’euros) pour la première fois en 2018. Avec 40,6 milliards d’euros, les États-Unis sont le premier marché mondial du bio, devant l’Allemagne (10,9 milliards d’euros) et la France (9,1 milliards d’euros).

En 2018, de nombreux marchés biologiques majeurs ont encore enregistré une croissance à deux chiffres, celui de la France progressant pour sa part de plus de 15 pour cent. Les consommateurs danois et suisses sont ceux qui ont dépensé le plus en aliments bio (312 euros par habitant en 2018). C’est au Danemark que la part du marché bio a été la plus élevée, ce dernier représentant 11,5 pour cent de son marché alimentaire total.

En 2018, le nombre de producteurs bio déclarés a été de 2,8 millions. L’Inde continue d’être le pays où le nombre de producteurs est le plus élevé (1 149 000), devant l’Ouganda (210 000) et l’Éthiopie (204 000). 

Une augmentation régulière de la superficie consacrée à l’agriculture biologique 


À la fin de 2018, 71,5 millions d’hectares étaient consacrés à l’agriculture biologique, soit une progression de 2,9 pour cent (2 millions d’hectares) par rapport à 2017. C’est en Australie que la superficie consacrée à l’agriculture biologique était la plus importante (35,7 millions d’hectares), devant l’Argentin e (3,6 millions d’hectares) et la Chine (3,1 millions d’hectares). 

En raison de l’importante superficie consacrée à ce type d’agriculture en Australie, la moitié des terres agricoles cultivée en bio à l’échelle mondiale se situe en Océanie (36 millions d’hectares). L’Europe occupe la deuxième place (15,6 millions d’hectares), devant l’Amérique latine (8 millions d’hectares). Ces superficies ont augmenté dans tous les continents comparativement à 2017. 

À l’échelle mondiale, 1,5 pour cent des terres agricoles sont consacrées à l’agriculture biologique. Toutefois, dans de nombreux pays, ce pourcentage est bien plus élevé : au moins dix pour cent des terres sont cultivées en bio dans 16 pays.

Les pays dans lesquels la part des terres consacrées à l’agriculture biologique est la plus importante sont le Liechtenstein (38,5 pour cent), les Samoa (34,5 pour cent) et l’Autriche (24,7 pour cent). 

Une progression plus lente en Afrique 

En 2018, l’Afrique comptait plus de 2 millions d’hectares de terres agricoles certifiées bio, soit une augmentation de 0,2 pour cent par rapport à 2017. C’est en Tunisie que la superficie consacrée à ce type d’agriculture était la plus importante.

Le continent comptait au moins 806 000 producteurs bio, l’Ouganda étant le pays qui en comptait le plus (plus de 210 000). C’est à Sao Tomé-et-Principe que la part des terres consacrées à l’agriculture biologique (22,8 pour cent) était la plus importante. 

La plupart des produits bio africains sont destinés à l’exportation. 

(FiBL/IFOAM/ile)

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