Vendeurs portant des masques de protection sur le marché Asa Branca à Luanda, en Angola (mai 2020).
Photo: ©FAO/ C. Marinheiro

La pandémie de COVID-19 s’accélère en Afrique

La COVID-19 continue de se propager en Afrique depuis que le virus a été détecté pour la première fois sur le continent à la mi-février 2020, prévient l’OMS. Dix pays seulement représentent actuellement près de 80 pour cent de l'ensemble des cas.

Plus de 200 000 cas de COVID-19 ont été confirmés sur le continent africain à ce jour, avec plus de 5 600 décès a fait savoir l’Organisation mondiale de la santé (OMS) le 11 juin 2020. La pandémie s'accélère : il a fallu 98 jours pour atteindre 100 000 cas et seulement 19 jours pour passer à 200 000 cas.

Dix sur 54 pays sont les principaux moteurs de l'augmentation du nombre de cas, représentant près de 80 pour cent de l'ensemble des cas. Plus de 70 pour cent des décès ont lieu dans cinq pays seulement : l'Algérie, l'Égypte, le Nigéria, l'Afrique du Sud et le Soudan.

L'Afrique du Sud est la plus touchée, avec 25 pour cent du nombre total de cas sur le continent, les provinces de Western Cape et de Eastern Cape enregistrant quotidiennement un nombre élevé de cas et de décès.

Plus de la moitié des pays du continent connaissent une transmission communautaire de COVID-19. Dans de nombreux cas, cette transmission se concentre dans les capitales, mais les cas continuent de se propager dans les provinces.

De nombreux pays ont rapidement pris des décisions difficiles et ont mis en place des mesures de confinement et de santé publique essentielles telles que la promotion de la distanciation physique, d'une bonne hygiène des mains et les tests, la recherche des contacts des personnes atteintes de COVID-19 et l'isolement des cas.

Avec le soutien de l'OMS et d'autres partenaires, les gouvernements ont également rapidement commencé à renforcer les capacités du personnel de santé et des laboratoires, et à mettre en place un contrôle aux points d'entrée dans les aéroports et aux postes frontières. Ces mesures de santé publique et sociales ont permis de ralentir la propagation de la COVID-19 en Afrique.

Ces dernières semaines, les pays ont commencé à assouplir les mesures de confinement pour reprendre certaines activités économiques et sociales. Ces fermetures ont eu un coût socio-économique considérable.

L'assouplissement des restrictions devrait être un processus contrôlé et doit être associé à la mise en place de capacités et de mécanismes de test à grande échelle. Ces mesures doivent être constamment adaptées en fonction des tendances des données et maintenues jusqu'à ce que la pandémie soit contenue ou qu'il y ait un vaccin ou un traitement pour soigner la COVID-19 qui soit accessible à tous.

À mesure que les pays assouplissent les restrictions, les autorités sanitaires devront assurer la continuité des services de soins de santé essentiels tout en reprenant l'ensemble des services de santé de routine.

(OMS/ile)

Plus d’informations sont disponibles sur le site web du Bureau régional de l’OMS pour l’Afrique