Un ara perché sur un arbre près de la rivière Rupununi, Guyane. Ces dernières années, la faune terrestre ainsi que la population de poissons ont diminué dans la région.
Photo: ©Brent Stirton/Getty Images for FAO, CIFOR, CIRAD and WCS

Comment stopper la dramatique perte de biodiversité ?

Le Sommet des Nations unies sur la biodiversité visait à donner un élan politique à la Conférence des parties à la Convention sur la biodiversité (COP15) qui se tiendra en 2021, à Kunming, en Chine, où les dirigeants mondiaux conviendront d'un plan d'action ambitieux sur la biodiversité.

Les dirigeants mondiaux ont appelé à une plus grande détermination à protéger la biodiversité de la planète lors du récent Sommet des Nations unies sur la biodiversité, qui s'est tenu le 30 septembre 2020 sur le thème « Action urgente en faveur de la biodiversité pour le développement durable ».

Près de 150 pays et 72 chefs d'État et de gouvernement ont pris la parole lors du premier sommet jamais organisé sur la biodiversité afin de créer une dynamique politique en faveur du cadre mondial de la biodiversité pour l'après-2020, qui sera adopté l'année prochaine, lors de la COP15 à Kunming, en Chine,.

Le Sommet des Nations unies sur la biodiversité a eu lieu alors que des rapports montrent que les efforts déployés à l’échelle mondiale n'ont atteint aucun des 20 objectifs de biodiversité fixés par les pays il y a dix ans, et alors que la pandémie COVID-19 nous incite à revoir la relation que nous entretenons avec la nature. 

Une relance verte offre de nombreuses opportunités 

« La dégradation des écosystèmes locaux et régionaux, les pratiques agricoles non durables et l'exploitation des ressources naturelles exercent une pression considérable sur les écosystèmes mondiaux », a déclaré le président de l'Assemblée générale, Volkan Bozkir, qui a présidé le sommet. « Il est clair que nous devons en tirer les leçons et respecter le monde dans lequel nous vivons ».

Il a ajouté : « Une relance verte mettant l’accent sur la protection de la biodiversité peut répondre à ces préoccupations, atténuer les risques et construire un monde plus durable et plus résilient. Elle peut ainsi contribuer à ouvrir des opportunités commerciales estimées à 10 000 milliards de dollars, à créer 395 millions d'emplois d'ici 2030 et à encourager une économie plus verte ».

Outre les leaders mondiaux, le sommet a accueilli SAR le prince Charles, qui a appelé à un nouveau « plan Marshall » ou à une « relance bleu-vert », et des leaders autochtones qui, en tant que défenseurs de la biodiversité, ont évoqué la nécessité de permettre aux populations autochtones d'utiliser leurs connaissances traditionnelles pour préserver, protéger et gérer la nature.

Fonds international pour le patrimoine naturel

À l'occasion du Sommet des Nations unies sur la biodiversité, Monsieur Gerd Müller, ministre fédéral allemand de la Coopération économique et du Développement, a annoncé la création d'un fonds international pour le patrimoine naturel devant garantir le financement durable des zones de conservation de la nature. Le nouveau fonds du patrimoine naturel servira à mettre en commun les contributions publiques et privées et à assurer ainsi un financement durable des aires protégées dans les pays en développement et les pays émergents. 

Pour la création du fonds du patrimoine naturel, qui doit être achevée d'ici la fin de l'année, le ministère fédéral allemand de la Coopération économique et du Développement (BMZ) collabore avec l'Union internationale pour la conservation de la nature (UICN), l'Organisation des Nations unies pour l'éducation, la science et la culture (UNESCO) et des organisations allemandes et internationales de conservation de la nature telles que le Fonds mondial pour la nature (WWF) et la Société zoologique de Francfort.

L’objectif 30 pour cent

75 % de la surface terrestre de la planète a été considérablement modifiée par les actions de l’homme qui, par exemple, ont entraîné la perte de 85 % de la superficie des zones humides. Par ailleurs, 66 % de la superficie des océans subit de multiples impacts des activités humaines, notamment la pêche, la pollution et les changements chimiques dus à l'acidification.

La communauté internationale s’est fixé pour objectif d’assurer que 30 % de la superficie terrestre et maritime mondiale soient protégés d'ici 2030, ce qui a suscité par le passé des critiques de la part des organisations non gouvernementales, qui craignent que ces mesures portent atteinte aux droits des peuples autochtones.

(UNEP/UN/BMZ/ile)
Site internet du Sommet des Nations unies sur la biodiversité 

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