Récolte de haricots verts à Taveta, au Kenya. Les effets de la pandémie de COVID-19 se font ressentir dans tous les secteurs alimentaires, mais le secteur agroalimentaire semble plus résilient que d’autres face à la crise.
Photo: ©FAO/Fredrik Lerneryd

Le secteur agroalimentaire plus résilient que d’autres face à la crise

Selon la FAO, les marchés des produits de l'agriculture se montrent plus résilients que d'autres secteurs face à la pandémie. Néanmoins, le fort recul de la croissance économique dû à la pandémie s'est traduit par un problème d'accès à la nourriture.

Les marchés des produits alimentaires resteront dans l'incertitude pendant plusieurs mois encore à cause du COVID-19 mais le secteur de l'agroalimentaire devrait s'avérer plus résilient que d'autres face à la crise pandémique, selon le rapport sur les « Perspectives de l'alimentation » publié en juin 2020 par l'Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO).

Le rapport sur les « Perspectives de l'alimentation » donne à voir les premières prévisions sur les tendances de la production et des marchés en 2020-2021 pour les produits alimentaires les plus commercialisés - soit les céréales, les huiles végétales, la viande, les produits laitiers, le poisson et le sucre.

« Les effets de la pandémie du COVID-19 se sont fait sentir, à plusieurs niveaux, dans tous les secteurs de l'alimentation pris en compte dans l'évaluation de la FAO. S'il est vrai que le COVID-19 représente une menace réelle pour la sécurité alimentaire, globalement, notre analyse montre que, d'un point de vue mondial, les marchés des produits de l'agriculture se montrent plus résilients que d'autres secteurs face à la pandémie. Cela dit, étant donné l'importance du défi qui est posé et l'énorme incertitude qu'il comporte, la communauté internationale doit rester vigilante et prête à réagir, le cas échéant et au bon moment », a déclaré Boubaker Ben-Belhassen, Directeur de la division du commerce et des marchés de la FAO.

Comparaison entre la crise sanitaire du COVID-19 et les crises de 2007-2009


Le rapport consacre un chapitre à la comparaison entre la crise sanitaire actuelle du COVID-19 et les crises de 2007-2009, qui fait apparaître les différences et les ressemblances entre les pays pour les différentes denrées alimentaires, et qui analyse les effets actuels et possibles de la pandémie, tout particulièrement sur les marchés internationaux des produits alimentaires. Il fournit aussi une base d'informations de référence qui indiquent comment refaire fonctionner normalement les marchés, même si les taux de contagion ne sont toujours pas maîtrisés.

En conclusion, le chapitre montre que si l'on compare la situation actuelle aux crises mondiales des prix des produits alimentaires de 2007-2008, le monde est dans une meilleure position aujourd'hui puisque les perspectives de la production mondiale de produits alimentaires sont positives, les stocks sont fournis, les cours internationaux des produits alimentaires sont faibles et le commerce est davantage mondialisé et compte davantage de pays importateurs et exportateurs. De plus, les décideurs politiques ont plus d'expérience dans la gestion des crises mondiales, et ils sont également mieux informés et mieux préparés.

Néanmoins, bien que globalement il y ait assez de nourriture pour tout le monde, la forte baisse de la croissance économique provoquée par la pandémie s'est traduite par des difficultés à accéder à la nourriture, limitant la capacité des personnes à se procurer assez de nourriture, en particulier dans les pays déjà touchés par des souffrances liées à la faim et par d'autres crises bien avant le COVID-19.

(FAO/ile)

Plus d’informations sont disponibles sur le site Internet de la FAO