Dans l’océan, la pollution plastique est due en grande partie à l’industrie de la pêche, aux activités nautiques et à l’aquaculture.
Photo: NOAA

Elle descend les fleuves jusqu’à la mer – la pollution plastique et ses conséquences

Depuis des années, la pollution plastique de nos océans, nos fleuves et nos rivages augmente. Aujourd’hui, on trouve du plastique sur les côtes de tous les continents, surtout près des destinations touristiques populaires et des régions à forte densité de population. Cela a des conséquences complexes et coûteuses sur les recettes d’exportation, l’emploi, la sécurité alimentaire, la santé des écosystèmes marins et la biodiversité. Les auteurs demandent de s’attaquer au problème en adoptant une approche « de la source à la mer ».

Le plastique est omniprésent. Ce polymère organique de synthèse issu du pétrole a des propriétés qui le rendent particulièrement bien adapté à une grande diversité d’applications, notamment dans les domaines du conditionnement, de la construction et du bâtiment, des équipements ménagers et sportifs, des véhicules, de l’électronique et de l’agriculture. Grâce à ce large éventail d’applications, le plastique présente de nombreux avantages pour la société.

Mais ce n’est là qu’une face de la médaille. Compte tenu de leur faible dégradation, particularité qui vient s’ajouter à une production, une utilisation et une élimination non durables, les plastiques et microplastiques constituent une grave menace transfrontalière pour les moyens de subsistance et l’économie, la santé humaine et celle des écosystèmes, les services écosystémiques et l’approvisionnement en eau salubre partout dans le monde. L’exportation de déchets plastiques dans des pays ne disposant pas d’infrastructures adéquates pour gérer efficacement le transfert et la mauvaise gestion générale des déchets plastiques affectent tous les écosystèmes de la planète.

Comme le montre une étude de 2017, à cette date, 8 300 millions de tonnes de plastique vierge avaient été produites dans le monde. Le plus préoccupant, dans tout cela, c’est que sur ces 8 300 millions de tonnes, 6 300 millions sont aujourd’hui à l’état de déchets dont seulement 9 pour cent sont recyclés et 12 pour cent incinérés. 79 pour cent des déchets plastiques sont donc majoritairement accumulés dans des décharges ou dans l’environnement naturel. Et chaque année, 300 millions de tonnes supplémentaires sont produites, dont la moitié est utilisée pour fabriquer des objets à usage unique, tels que des sacs à provisions, des gobelets et des pailles. L’ampleur du problème est vertigineuse et étouffe nos écosystèmes.

Comment passe-t-on des déchets plastiques à la pollution plastique ?

Les plastiques sont libérés dans l’environnement à différents stades de leur cycle de vie. Les sources de transport sont notamment les suivantes : ruissellement urbain et écoulement des eaux de pluie, débordement des égouts, jets de déchets, gestion et élimination inadéquates des déchets, activités industrielles, résidus de gomme de pneus et dispersion par le vent.

Dans les océans, la pollution plastique provient en grande partie de l’industrie de la pêche, des activités nautiques et de l’aquaculture. Sous l’influence des rayons ultraviolets du soleil, du vent et d’autres facteurs naturels, le plastique se fractionne en petites particules appelées microplastiques (particules de moins de 5 mm) ou nanoplastiques (particules de moins de 100 nm). Les plastiques produisent des émissions de gaz à effet de serre à différents stades : pendant leur production, leur transport et leur incinération, et même dans les décharges.

 L’incinération des déchets plastiques libère du dioxyde de carbone et de nombreux autres produits chimiques dans l’atmosphère ; elle contribue donc à accroître les émissions de carbone et, de manière générale, la pollution de l’air. En raison de la libération de substances chimiques nocives telles que la dioxine et des matières particulaires, la combustion à ciel ouvert de déchets plastiques peut présenter des risques considérables pour la santé humaine. 

L’expression « fuites de plastique » fait référence aux quantités potentielles de macro et microplastiques qui échappent au recyclage en boucle ou qui sont mal gérées à la fin de leur vie et qui, de ce fait, fuient dans l’environnement. Des données de l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN) montrent que chaque année, au moins 14 millions de tonnes de plastique finissent dans les océans. Ainsi, les débris de plastique constituent-ils actuellement le type de déchets le plus abondant dans les océans – 88 pour cent de tous les déchets marins trouvés de la surface des eaux aux sédiments déposés sur les fonds de mer.

L’élimination inappropriée des plastiques entraîne des « fuites de plastique » dans les océans selon plusieurs modes, mais les cours d’eau constituent le principal mécanisme de transport. À certains endroits, en Afrique du Nord, par exemple, la majeure partie des fuites de plastique est due aux décharges à ciel ouvert et aux effets du vent. Selon une étude, on estime que plus de 1 000 cours d’eau représentent 80 pour cent des fuites totales annuelles de plastique dans l’océan. Il importe par conséquent d’adopter une approche « de la source à la mer » pour s’attaquer à la pollution plastique – la solution consiste à empêcher les plastiques d’arriver dans les cours d’eau en assurant une bonne gestion des déchets sur terre.

Comment les régions côtières et les océans sont-ils victimes de la pollution plastique ?

Les pays côtiers, qui dépendent de la bonne santé des écosystèmes marins et des lieux de pêche pour assurer leur alimentation et leurs moyens de subsistance, sont confrontés à d’importants problèmes lorsque leurs systèmes de gestion des déchets ne sont pas en mesure de traiter les déchets plastiques suffisamment bien pour éviter qu’ils fuient dans l’environnement. Par exemple, une étude de 2011 montre que le nettoyage, la perte de matériel de pêche et les dégâts causés aux bateaux et aux équipements par les déchets marins coûtent environ 1,26 milliard de dollars US (USD) par an (prix de 2009) au secteur de la pêche de la Coopération économique Asie-Pacifique.

Les pertes économiques du secteur de la pêche maritime tiennent compte d’aspects tels que la perte de valeur due au poisson rejeté, le coût des réparations du matériel de pêche et des filets, le coût global des incidents causés par des filets en plastique, et la réduction des gains due à la diminution du temps de pêche, elle-même due au temps consacré à l’enlèvement des déchets pris dans les filets.

En ayant un impact direct sur la pêche et les réserves de poissons, la pollution plastique dans les zones côtières et marines a des conséquences négatives sur les moyens de subsistance et la sécurité alimentaire des habitants des pays côtiers. Au Mozambique, par exemple, le coût annuel moyen de la pollution plastique pour la pêche maritime est estimé à 347 millions de meticals (5,4 millions USD), soit 0,05 pour cent du PIB, sur la base des valeurs de 2017.

Toutefois, les coûts et les pertes de revenus pourraient potentiellement être plus élevés compte tenu de la sous-estimation de la valeur de la pêche, mais aussi en raison de la non-prise en compte d’aspects tels que les coûts résultant de l’impact de la pêche fantôme. L’extrapolation des modèles de recherche – tels que ceux qui sont produits par l’UICN – à d’autres pays côtiers confrontés à des problèmes similaires de pollution plastique démontrerait vraisemblablement des effets néfastes similaires.

La biodiversité marine est, elle aussi, très menacée par la pollution plastique. La faune marine ingère des particules solides de plastique trouvées dans l’océan. On constate la présence de débris de plastique dans l’estomac de certaines populations animales marines, notamment celles qui se nourrissent exclusivement en mer, par exemple les oiseaux de mer et les tortues de mer.

Les animaux sont exposés à un autre danger, celui d’être pris au piège dans des débris plastiques. Le matériel de pêche abandonné, perdu ou jeté, présente un risque particulier pour les gros animaux marins à respiration aérienne tels que les baleines, les dauphins, les phoques, les lions de mer, les lamantins et les dugongs lorsqu’ils se prennent dans les filets et se noient. Selon un rapport de 2016 de la Convention sur la diversité biologique (CDB), le nombre total d’espèces affectées par des débris marins (surtout des débris plastiques) se situe autour de 800 à l’échelle mondiale. Ces effets néfastes peuvent avoir différentes origines : ils peuvent essentiellement résulter de l’ingestion de déchets plastiques ou de la prise accidentelle dans des filets, mais aussi des effets toxiques d’additifs chimiques. Par exemple, respectivement, 40 et 44 pour cent d’espèces de cétacés et d’oiseaux de mer sont affectés par l’ingestion de débris marins.

Par ailleurs, les débris plastiques marins peuvent avoir une incidence sur la biodiversité et les écosystèmes marins en facilitant l’introduction d’espèces exotiques. Les plastiques marins flottants peuvent disperser des espèces invasives agressives. L’introduction de nouvelles espèces peut mettre en danger des environnements côtiers sensibles ou fragiles.

Mais surtout, la pollution plastique marine et côtière menace les opportunités de revenus des communautés qui dépendent du tourisme balnéaire. La réduction de l’attrait esthétique des zones côtières est le principal coût économique de ces débris plastiques. On en trouve souvent sur de nombreuses plages de la planète. Ils sont néfastes pour l’industrie du tourisme et entraînent une perte de production, de revenus et d’emplois.

La lutte contre la pollution plastique nécessite une approche globale

Compte tenu de la complexité du problème, la lutte contre la pollution plastique nécessite une approche globale et inclusive, avec la participation de toutes les parties prenantes. À ce sujet, la mise en œuvre de pratiques d’économie circulaire (EC) est une des approches les plus importantes. L’économie circulaire exige bien évidemment l’application de stratégies qui améliorent la circularité des activités mais, localement, la participation et l’engagement des citoyens peuvent jouer un rôle tout aussi important à d’autres stades du cycle du plastique.

De fait, il est certain que les communautés côtières sont parmi les premières victimes de la pollution plastique marine. Directement affectés par les déchets qui échouent sur leurs plages, les habitants des côtes sont très motivés pour agir. En les faisant participer à des projets inclusifs d’économie circulaire, on ne leur donne pas seulement des moyens d’assurer leur subsistance, on améliore aussi leur connaissance de la pollution plastique à long terme, tout en contribuant à améliorer les pratiques locales de gestion des déchets (voir l’encadré).

Inciter les communautés à lutter contre la pollution plastique 

De 2019 à 2021, dans des communautés côtières d’Afrique orientale et australe et d’Asie du sud-est, l’UICN a appuyé neuf initiatives d’économie circulaire à petite échelle qui ont créé des emplois et des opportunités économiques à long terme. Ces projets innovants réduisent la pression exercée sur les ressources côtières et marines qui sont essentielles pour la résilience des communautés locales. 

Au Kenya, au Mozambique, en Afrique du Sud, en Thaïlande et au Vietnam, les projets d’économie circulaire « Marine Plastics and Coastal Communities » ont empêché plus de 240 000 kg de plastique d’entrer dans l’océan en un an de fonctionnement. Mais surtout, ces projets ont permis à des communautés côtières de nettoyer leurs environnements et ont créé des centaines de moyens d’existence durables dans cinq communautés côtières. Les deux premières années, le nombre total de participants a atteint 1 875 (ramasseurs de déchets, jeunes, entreprises de recyclage et autres membres des communautés). Dans le cas de la Thaïlande, 72 pour cent des travailleurs du centre de recyclage étaient des femmes. 

En 2021, le Circular Plastic Economy Innovation Lab (CPEIL) a été mis en place au Kenya, au Mozambique, en Afrique du Sud et en Tanzanie. Au niveau régional, national et local, ce programme a accéléré le passage à une économie circulaire du plastique comme facteur de création d’une économie bleue durable, inclusive et résiliente. Grâce au CPEIL, avec du mentorat et de la formation, l’UICN a identifié et aidé quatre petites entreprises, une dans chaque pays, au niveau régional, national et local – plus de 20 entrepreneurs et membres de communautés ont bénéficié du Lab pour développer leurs entreprises de recyclage, pour un environnement plus propre et des économies circulaires dans leurs pays.

En plus de la mise en œuvre de pratiques d’économie circulaire, il y a de nombreuses bonnes pratiques à envisager pour éliminer la pollution plastique au niveau municipal et national. Ainsi, d’autres chaînes de valeur pourraient être élaborées, par exemple la conception de contenants réutilisables conçus pour éviter les plastiques à usage unique, et le recyclage de bouteille à bouteille – ces solutions nécessitent des systèmes élaborés de récupération impliquant les consommateurs, les détaillants, les entreprises d’embouteillage, les fabricants, etc. Économiquement, il est évident que les systèmes de consigne sont une bonne pratique à mettre en œuvre, surtout en combinaison avec des activités telles que le nettoyage des plages.

Une récente analyse de l’UICN portant sur les coûts et bénéfices des actuelles activités de nettoyage des plages au Cap, en Afrique du Sud, montre que l’adoption d’un système de consigne associée au nettoyage des plages peut réduire d’environ 14 pour cent le coût de ce dernier. Le nombre de bouteilles en plastique abandonnées sur les plages et le coût d’un système de consigne vont continuer de diminuer à mesure qu’augmentera le nombre de bouteilles reprises en consigne ; autrement dit, les systèmes de consigne gagneront en efficacité. Même s’il s’agit d’un système particulier et local, il a des implications pour le tourisme côtier à l’échelle mondiale.

L’amélioration de la gestion des déchets plastiques et la réduction du flux de plastique dans l’environnement doivent faire partie intégrante de toute stratégie tentant de renforcer les secteurs économiques qui dépendent de l’environnement marin, qu’il s’agisse de soutenir l’économie bleue ou de tenir compte des objectifs de développement durable (ODD).

La pollution plastique et les ODD 
La nature de la pollution plastique impacte l’environnement, notre société et l’économie. La question étant transversale, la crise de la pollution plastique a une incidence sur la réussite de la mise en œuvre de plusieurs objectifs de développement durable (ODD). Au moins douze de ces objectifs – 1 (Pas de pauvreté), 2 (Faim zéro), 3 (Bonne santé et bien-être), 6 (Eau propre et assainissement), 7 (Énergie propre et d’un coût abordable), 9 (Industrie, innovation et infrastructure), 10 (Inégalités réduites), 11 (Villes et communautés durables), 12 (Consommation et production responsables), 13 (Action pour le climat), 14 (vie aquatique) et 15 (vie terrestre) – ont des liens avec les plastiques. Mais un seul indicateur est lié à la pollution plastique (14.1.1b), et il spécifie les microplastiques.

Il est évident que la réduction des déchets plastiques mal gérés est une priorité pour la plupart des pays, comme l’a clairement indiqué le soutien considérable accordé au projet de résolution de l’UNEA-5.2 « Mettre fin à la pollution plastique : vers un instrument international juridiquement contraignant ». Au cours des deux années à venir, ces pays vont collaborer à l’élaboration d’un cadre juridique harmonisé visant à éliminer la pollution plastique. Ce cadre, qui doit entrer en vigueur en 2024, donnera lieu à un traité mondial de gestion de la pollution plastique avec identification, financement et mise en œuvre de solutions nationales et régionales.

L’UICN accueille favorablement la création d’un instrument international juridiquement contraignant de lutte contre la pollution plastique. Les leaders mondiaux ont reconnu que les niveaux élevés et rapidement croissants de la pollution plastique posent un grave problème environnemental d’envergure mondiale ayant des conséquences négatives pour les dimensions environnementales, sociales et économiques du développement durable.

Le projet d’accord doit déboucher sur des solutions portant sur le cycle de vie complet des plastiques et sur la conception de produits et de matériaux réutilisables et recyclables. L’accès à la technologie, le renforcement des capacités et la coopération scientifique et technique seront accrus. Les gouvernements nationaux et les instances régionales doivent voir comment leurs cadres législatifs existants pourront être adaptés au nouveau traité et mettre l’accent sur la production et la consommation durables de plastique, ainsi que sur la responsabilité élargie du producteur (REP), le cas échéant.

Dans le cas du plastique, il existe un lien étroit entre le secteur privé (principal fournisseur de plastique sur le marché) et le secteur public (généralement responsable de l’infrastructure de gestion des déchets plastiques) et, comme tels, les programmes REP sont apparus comme un outil permettant de mieux connecter ces deux dimensions de la chaîne de valeur du plastique. Mais en réalité, de nombreux gouvernements de pays en développement ont peu de chances d’être en mesure de mettre efficacement en œuvre les programmes REP sans une évaluation attentive de leur faisabilité dans leur contexte spécifique ; ils auront pour cela besoin d’un soutien supplémentaire pour leur mise en œuvre.

Les responsables des orientations politiques et les institutions nationales doivent envisager de créer des liens avec des initiatives émergentes encourageant une économie circulaire pour le plastique. À titre d’exemple, citons le Plastics Pact Network, de la Fondation Ellen MacArthur. Ce réseau réunit des initiatives nationales et régionales – « plastics pacts » – mettant l’accent sur la façon dont le partage des connaissances entre les parties prenantes et la coordination des actions peuvent être adaptés pour assurer leur réussite.  

Dans la lutte contre la pollution plastique, la création de plans d’orientation des interventions, d’instruments, d’outils et de solutions de renforcement des capacités est une bonne pratique finale à partager. Ces plans constituent des solutions efficaces et quantifiables de lutte contre les fuites de plastique. Réunies dans un réseau dynamique d’apprentissage et de leadership, les principales parties prenantes des gouvernements, du secteur privé et de la société civile peuvent co-élaborer et démontrer, à la demande, des solutions au problème des déchets plastiques, solutions intégrant des changements de politique, d’activités commerciales et de comportement des consommateurs. Les preuves et les leçons sont présentées dans un plan évolutif à utiliser et partager.

Dernière remarque

Au niveau mondial, la production et la consommation non durables de plastique, ainsi que la mauvaise gestion – ou la gestion inexistante – des déchets ont créé le problème du plastique et continuent de l’aggraver. Les modèles économiques linéaires existants (modèles « prendre-faire-jeter ») sont dépassés et, si on y ajoute l’insuffisance ou le manque d’infrastructures de gestion des déchets (centres d’enfouissement ou installations d’incinération, par exemple), ce qui est le cas dans de nombreux pays en développement, les plastiques finissent dans les terres, les cours d’eau et les océans. Le commerce mondial (légal et illégal) des déchets plastiques peut également endommager les écosystèmes lorsque les systèmes de gestion des déchets du pays de destination ne sont pas suffisamment efficaces pour traiter les déchets plastiques importés.

Ce qu’il faut, c’est empêcher les plastiques de se répandre dans l’environnement. Ce n’est plus seulement une question de « réduire, réutiliser, recycler », c’est aussi une question de « refuser » (d’acheter des produits en plastique, des articles conditionnés dans du plastique, etc.), d’éviter les déchets et de repenser le système au profit d’une économie circulaire.

Lynn Sorrentino est responsable de programme, Janaka de Silva est coordinateur senior de programme et João Sousa est administrateur senior de programme, Plastiques marins, Union internationale pour la conservation de la nature (UICN), basée à Genève, Suisse.
Contact: Plastics(at)iucn.org  

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