La secrétaire exécutive d’ONU Climat Patricia Espinosa lors de l’ouverture de la Conférence de Bonn sur les changements climatiques. Photo : © ONU Climat
Photo: © UNClimateChange

Encore un long chemin jusqu’à la COP27

La Conférence de Bonn sur les changements climatiques s’est achevée le 16 juin. D’intenses travaux ont été menés durant deux semaines afin d’avancer sur des questions techniques de premier plan et de préparer les décisions qui seront adoptées lors de la Conférence des Nations unies sur le changement climatique (COP27), à Charm el-Cheikh en novembre.

Sur la base des nombreux mandats issus de la Conférence des Nations unies sur le changement climatique (COP 26) qui s’est tenue à Glasgow l’année dernière, les discussions menées à Bonn ont abordé un large éventail de sujets, notamment la nécessité d’une action climatique plus ambitieuse, de réductions plus importantes des émissions de gaz à effet de serre, d’une résilience accrue pour s’adapter aux effets du changement climatique, et d’un soutien financier aux pays en développement.  

Ces thématiques sont d’autant plus importantes qu’il s’agissait de la première conférence organisée depuis le déclenchement du conflit en Ukraine. Dès l’ouverture de la conférence, la secrétaire exécutive d’ONU Climat, Patricia Espinosa, faisait part de sa préoccupation concernant les évolutions actuelles : « Nous savons tous que le monde de la COP 27 ne ressemblera en rien à celui de la COP 26. C’est un monde assailli par les conflits, les crises énergétiques, alimentaires et économiques... et la pandémie mondiale est toujours là. » Et pourtant, je vous appelle tous, surtout en ces temps difficiles, à ne pas perdre espoir, à ne pas vous déconcentrer, mais à unir nos efforts pour lutter contre le changement climatique comme un acte ultime d'unité entre les nations.

Des avancées sur le plan technique
 

La Conférence de Bonn sur les changements climatiques a offert à toutes les Parties à la CCNUCC une première occasion de se réunir depuis l’adoption du Pacte de Glasgow pour le climat, lors de la COP 26 l’année dernière. À Glasgow, les gouvernements ont adopté un ensemble de décisions qui ouvrent la voie à la mise en œuvre intégrale de l’Accord de Paris. La secrétaire exécutive d’ONU Climat, Patricia Espinosa, a déclaré : « Bien qu’il reste beaucoup de travail, les Parties ont progressé dans plusieurs domaines techniques ici à Bonn. Ces avancées constituent un élément clé des négociations et sont importantes pour atteindre nos objectifs généraux. Le monde se rapproche d’une évolution globale vers la mise en œuvre de l’Accord de Paris. Des décisions politiques majeures, notamment sur le financement des pertes et préjudices, doivent être prises lors de la COP 27. Nous devons maintenant nous assurer que Charm el-Cheikh soit véritablement le lieu où les promesses importantes de l’Accord de Paris deviendront réalité. »

Les principales questions en suspens qui doivent encore être résolues concernent, d’une part, l’adaptation des bâtiments aux impacts inévitables des changements climatiques, qui incluent des vagues de chaleur, des inondations et des tempêtes de plus en plus fréquentes et intenses, et les pertes et préjudices, ainsi que le soutien financier nécessaire. D’autre part, d’importants travaux ont été lancés pour renforcer de toute urgence l’ambition et la mise en œuvre des mesures d’atténuation.

Les délégués présents à la Conférence de Bonn sur les changements climatiques ont entrepris le premier dialogue technique sur le bilan mondial, conçu pour examiner les progrès collectifs accomplis en direction de l’objectif de l’Accord de Paris qui vise à limiter le réchauffement de la planète à 1,5 degré Celsius.

Marianne Karlsen, présidente de l’Organe subsidiaire de mise en œuvre (SBI), a déclaré : « Le bilan mondial et les autres discussions de la Conférence de Bonn sur les changements climatiques ont montré les nombreuses lacunes qui existent dans l’action climatique, mais aussi les opportunités. Je suis heureuse que les gouvernements et de nombreuses parties prenantes aient présenté des solutions, des opportunités, des innovations et des bonnes pratiques provenant du monde entier. Et nous avons constaté un engagement sans précédent de la part des parties prenantes non Parties, qui ont un rôle clé à jouer pour aider les gouvernements à atteindre leurs objectifs climatiques. »

La Terre se réchauffe à un rythme inédit depuis 2 000 ans
 

Lors du bilan mondial, Hoesung Lee, président du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) des Nations unies, a indiqué que les activités humaines ont réchauffé la planète à un rythme jamais vu au cours des 2 000 dernières années, ce qui fait envisager un réchauffement global de 1,5 degré Celsius au cours des deux prochaines décennies. Le président de l’organe subsidiaire de conseil scientifique et technologique (SBSTA), Tosi Mpanu Mpanu, a déclaré :

« La science a été au cœur de la Conférence de Bonn sur les changements climatiques de cette année. Il est essentiel que les rapports présentés par le GIEC, ainsi que l’interface science-politique, soient pris en compte et que les négociateurs entendent l’appel sur l’urgence du défi climatique. Nous avons constaté de bons progrès ici à Bonn. Mais les gouvernements doivent réagir de manière plus urgente aux graves avertissements que nous avons entendus. »

Un soutien financier accru pour lutter contre le changement climatique est essentiel
 

De nombreux participants au bilan mondial et à d’autres forums de la Conférence de Bonn ont souligné la nécessité d’un soutien financier accru. « La communauté internationale n’a pas encore respecté son engagement de mobiliser 100 milliards de dollars par an pour le financement du climat dans les pays en développement. Et ces pays demandent une augmentation globale substantielle du financement, en particulier du financement destiné à l’adaptation et aux pertes et préjudices, qui est crucial pour construire un avenir plus durable et plus résilient », a indiqué la secrétaire exécutive d’ONU Climat, Mme Espinosa. « Lors de la COP 27, les progrès devront être démontrés de manière claire et convaincante, tout comme l’alignement des flux financiers sur les objectifs de l’Accord de Paris », a-t-elle ajouté.

La COP 27 se tiendra à Charm el-Cheikh, en Égypte, du 6 au 18 novembre de cette année. Elle sera précédée de deux Semaines régionales du climat.

(CNULCD/pas)

 

Plus d’informations

Lien vers la page d’accueil de la Conférence 

Lien vers les Semaines régionales du climat

 

 

 

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