L'Allemagne apporte sa contribution à l’Initiative internationale pour le droit des filles à l’éducation en collaboration avec la fondation de Malala Yousafzai, prix Nobel de la paix.
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L’Allemagne apporte sa contribution à l'initiative internationale « SHE – Support Her Education »

L'Allemagne apporte sa contribution à l’initiative « SHE – Support Her Education » en collaboration avec la fondation de Malala Yousafzai, prix Nobel de la paix, et avec le Partenariat mondial pour l'éducation (GPE) afin de venir en aide à un million de filles qui n'ont plus accès à l'éducation dans les pays en développement durant de la crise du coronavirus.

L'Allemagne intensifie les actions destinées à soutenir l’enseignement scolaire dans le monde. Mi-mai, le ministère fédéral de la Coopération économique et du Développement (BMZ) a lancé l’initiative « SHE – Support Her Education ». L'objectif ? Venir en aide à un million de filles qui n'ont plus accès à l'éducation dans les pays en développement durant de la crise du coronavirus. Pour ce faire, le BMZ va investir environ 100 millions d’euros au cours des quatre prochaines années. En soutenant l’initiative du GPE, l’objectif global est de permettre à 46 millions de filles d'aller à l’école. 

Lors du lancement de l’initiative, le ministre fédéral du BMZ Gerd Müller a déclaré : « nous sommes encore bien loin de l'Objectif de développement durable no 5 de l’ONU de parvenir à l’égalité des genres. Partout dans le monde, les femmes font l’essentiel du travail, mais leurs revenus représentent seulement trois quarts de ceux des hommes. La situation des femmes et des filles s'est aggravée en raison de la crise du coronavirus. Elles sont souvent les premières à perdre leur emploi. À l'échelle mondiale, 130 millions de filles ne peuvent pas aller à l’école. » 

« L'éducation des filles est l’investissement le plus judicieux qui soit, a ajouté le ministre allemand. Chaque euro investi a pour double effet de créer de nouveaux emplois et de nouveaux moyens de subsistance, ainsi que de protéger les femmes contre les grossesses indésirées ; améliorant ainsi les perspectives professionnelles qui s’offrent à elles. » 

D'après Gerd Müller, c’est la raison pour laquelle les pays les plus riches doivent montrer qu’ils assument leurs responsabilités avant le sommet du GPE. Le ministre fédéral a expliqué que l’Allemagne avait doublé les montants investis dans l'éducation et verse aujourd’hui une contribution supplémentaire de 100 millions d’euros afin qu'un million de filles puissent retourner dans leur école après la pandémie. Il a également ajouté qu’il s'agissait d’un investissement important dans l’avenir de toute une génération.

La secrétaire d'État parlementaire Maria Flachsbarth craint que la crise de la COVID-19 n’ait aggravé la situation pour un grand nombre de filles. Elle est convaincue que nombre d’entre elles ne retourneront pas à l’école, car elles ont été mariées de force ou doivent travailler. 

« Nous n'abandonnerons pas ces filles », a souligné la secrétaire d'État, expliquant que l’initiative « SHE » destinée à favoriser l’éducation des filles devrait permettre à environ un million de filles des pays en développement de recevoir de l’aide jusqu’en 2024 afin de pouvoir aller à l'école, y retourner lorsque les écoles fermées à cause de la pandémie rouvriront et de décrocher leurs diplômes. Pour ce faire, des actions sont menées en faveur du personnel enseignant féminin, des programmes scolaires sont introduits pour lutter contre les stéréotypes de genre et des mesures sont également soutenues afin de prévenir les mariages et les grossesses précoces. 

Le ministère fédéral allemand de la Coopération économique et du Développement a annoncé la contribution de l’Allemagne à l’occasion de l'évènement virtuel sur l'éducation des filles organisé le 19 mai dernier par le GPE. Le prix Nobel de la paix Malala Yousafzai et l’ancienne première ministre australienne et actuelle présidente du GPE Julia Gillard étaient également présentes. 

Subvenir aux besoins de l’Accélérateur de l’éducation des filles ou GEA


En lançant l’initiative SHE, l’Allemagne subvient aux besoins du mécanisme de financement du GPE : l’Accélérateur de l’éducation des filles (GEA). D'après le communiqué de presse du 19 mai, le financement des actions menées par la coopération allemande au développement en matière d'éducation et de formation a presque doublé depuis 2014 pour atteindre un milliard d’euros par an. L'objectif est que 25 pour cent des fonds de la coopération au développement soient injectés dans l'éducation. 

(BMZ/wi)

Pour en savoir plus : Le communiqué de presse du BMZ (en anglais) 
 

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Commentaires:

  • user
    Mariama Dabo June 9, 2021 At 3:43 pm
    quel est le mode opératoire de SHE, et du GEA? Est ce que ces structures supportent et accompagnent les écoles privées dans l'éducation des jeunes filles dans les pays en voie de développement?
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