Réaliser les ODD est le remède nécessaire pour relever les défis mondiaux.
Photo: ©Shutterstock/MintBlac

Il faut intensifier les efforts pour atteindre les ODD

Les crises en cascade mettent en péril l’Agenda 2030 pour le développement durable ainsi que la survie même de l'humanité.

Nous nous trouvons aujourd'hui à un tournant décisif, affirment les auteurs de la dernière édition du Rapport sur les objectifs de développement durable. Soit nous ne tenons pas nos engagements en termes d’assistance aux personnes les plus vulnérables du monde, soit nous intensifions nos efforts pour sauver les ODD et réaliser des progrès significatifs pour les populations et la planète d'ici 2030.

Le rapport, lancé en juillet 2022, a été préparé par le département des affaires économiques et sociales des Nations unies (UN DESA), en collaboration avec l'ensemble du système statistique des Nations unies qui regroupe plus de 50 agences internationales et régionales. La crise climatique, la pandémie de COVID-19 et l'augmentation du nombre de conflits dans le monde ont mis en péril les 17 objectifs de développement durable (ODD). L'ensemble des crises pourraient entraîner le basculement de 75 à 95 millions de personnes supplémentaires dans l'extrême pauvreté en 2022, par rapport aux projections antérieures à la pandémie.

Le financement de nos infrastructures de données et d'information doit être une priorité


« Le plan d'action défini dans les objectifs de développement durable est clair  », a déclaré M. Liu Zhenmin, Secrétaire général adjoint aux affaires économiques et sociales internationales de l'ONU. « Quand les crises sont liées, leurs effets sont démultipliés, mais les solutions le sont aussi. Lorsque nous prenons des mesures pour renforcer les systèmes de protection sociale, améliorer les services publics et investir dans les énergies propres, par exemple, nous nous attaquons aux causes profondes de l'accroissement des inégalités, de la dégradation de l'environnement et du changement climatique. »

Le rapport souligne également que pour sortir plus forts de la crise et nous préparer aux défis inconnus à venir, le financement de nos infrastructures de données et d'information doit être une priorité pour les gouvernements nationaux et la communauté internationale.

Les crises multiples compromettent la réalisation des ODD


Selon les dernières données présentées dans le rapport, la pandémie de COVID-19 a fait des ravages dans tous les objectifs et ses effets se font encore sentir. Les « décès excédentaires » mondiaux directement et indirectement attribuables au COVID-19 ont atteint 15 millions à la fin de 2021. Plus de quatre années de progrès dans la lutte contre la pauvreté ont été anéanties, plongeant 93 millions de personnes supplémentaires dans l'extrême pauvreté en 2020. On estime également que 147 millions d'enfants ont manqué plus de la moitié de leur instruction en classe au cours des deux dernières années. La pandémie a en outre gravement perturbé les services de santé essentiels et a fait capoter les progrès durement acquis en ce qui concerne l'ODD n° 3.

Pendant ce temps, le monde est au bord d'une catastrophe climatique dont des milliards de personnes ressentent déjà les conséquences. En 2021, les émissions de CO2 liées à l'énergie ont augmenté de 6 %, atteignant leur plus haut niveau jamais enregistré et effaçant complètement les déclins liés à la pandémie. Pour éviter les pires effets du changement climatique, comme le prévoit l'Accord de Paris, les émissions mondiales de gaz à effet de serre devront culminer avant 2025, puis diminuer de 43 % d'ici 2030, pour tomber à un niveau net nul d'ici 2050. Au lieu de cela, dans le cadre des engagements nationaux volontaires actuels en faveur de l'action climatique, les émissions de gaz à effet de serre augmenteront de près de 14 % au cours de la prochaine décennie.

La guerre en Ukraine crée l'une des plus grandes crises de réfugiés des temps modernes. En mai 2022, plus de 100 millions de personnes ont été déplacées de force de leur foyer. La crise a fait exploser les prix des denrées alimentaires, du carburant et des engrais, perturbé davantage les chaînes d'approvisionnement et le commerce mondial, ébranlé les marchés financiers et menacé la sécurité alimentaire mondiale et les apports d'aide. La croissance économique mondiale prévue pour 2022 a été réduite de 0,9 point de pourcentage, en raison de la guerre en Ukraine et des nouvelles vagues potentielles de la pandémie.

Les pays et les groupes démographiques les plus vulnérables du monde sont touchés de manière disproportionnée. Ce sont les femmes qui ont le plus subi les pertes d'emplois ainsi que l'augmentation du travail lié aux soins à domicile. Certaines données suggèrent que la violence à l'égard des femmes a été exacerbée par la pandémie. 

Les jeunes continuent d'avoir des taux de chômage plus élevés qu'avant la pandémie, et le travail et le mariage des enfants sont en augmentation. Les pays les moins avancés sont aux prises avec une faible croissance économique, une inflation croissante, des perturbations majeures de la chaîne d'approvisionnement, une instabilité politique et une dette insoutenable.

(UN DESA/ile)

Pour en savoir plus, consultez le site Internet de l'UN DESA

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