État de la population mondiale 2019

État de la population mondiale 2019

En dépit des progrès accomplis au cours des 50 dernières années, les droits en matière de procréation sont loin d’être atteints pour de nombreuses femmes, souligne le rapport.

La dernière édition du rapport annuel État de la population mondiale a été publiée par l’UNFPA (United Nations Population Fund) en avril 2019.

Cependant, malgré les progrès accomplis ces 50 dernières années depuis la création de l’UNFPA, l’organisme des Nations unies chargé de la santé sexuelle et reproductive, il reste encore un long chemin à parcourir pour que chacun, partout dans le monde, puisse revendiquer ses droits et ses choix, selon le rapport.

Huit cent millions de femmes en vie aujourd’hui auraient été mariées durant l’enfance. Dans les pays en situation d’urgence, plus de 500 femmes et filles meurent chaque jour durant la grossesse et l’accouchement.

Le rapport passe en revue les progrès accomplis en matière de santé reproductive à l’occasion de la célébration de deux dates importantes. Cela fait exactement 50 ans que l’UNFPA a démarré ses activités, en 1969, en tant que premier organisme des Nations unies chargé de la croissance démographique et des besoins de santé reproductive. Nous célébrons également le 25ème anniversaire de la Conférence internationale de 1994 sur la population et le développement (CIPD), lors de laquelle 179 gouvernements ont appelé à ce que toutes les personnes aient accès à des soins de santé reproductive complets, y compris la planification familiale volontaire et des services qui permettent aux femmes de mener à bien grossesse et accouchement.

Des millions de femmes ne peuvent toujours pas empêcher une grossesse

Le rapport indique que beaucoup de progrès a été accomplis depuis 1969. Le nombre moyen de naissances par femme était alors de 4,8, contre 2,9 en 1994 et 2,5 aujourd’hui ; le taux de fécondité dans les pays les moins avancés a chuté de 6,8 en 1969 à 5,6 en 1994 et à 3,9 en 2019 ; et le nombre de décès maternels liés à la grossesse est passé de 369 pour 100 000 naissances vivantes en 1994 à 216 en 2015. Par ailleurs, 24 pour cent des femmes utilisaient des contraceptifs modernes en 1969, contre 52 pour cent en 1994 et 58 pour cent en 2019.

Toutefois, de trop nombreuses femmes sont encore privées de leurs droits reproductifs, notamment les plus de 200 millions de femmes qui voudraient éviter une grossesse mais n’ont pas accès aux informations et services relatifs à la contraception moderne.

Pour la première fois, le rapport comprend des données sur la capacité des femmes à prendre des décisions dans trois domaines fondamentaux : les relations sexuelles avec leur partenaire, l’utilisation de la contraception et la santé. Dans les 51 pays où de telles informations sont disponibles, seuls 57 pour cent des femmes mariées ou en couple sont capables de faire leurs propres choix dans chacun de ces trois domaines.

Le rapport s’intéresse également à 15 défenseurs du changement qui ont fait tomber les obstacles propres à leur milieu et influencé le paysage de la santé et des droits en matière de sexualité et de procréation pour en faire ce qu’il est aujourd’hui.

(UNFPA / db)

Pour en savoir plus, téléchargez le rapport État de la population mondiale 2019 sur le site web de l’UNFPA