Agricultrice s’occupant de ses chèvres dans une ferme proche de Malindi, comté de Kilifi, Kenya.
Photo: ©FAO/Luis Tato

Des progrès dans la lutte contre la peste des petits ruminants

Environ 300 millions de familles dépendent de petits ruminants pour se nourrir et disposer de revenus. La peste des petits ruminants (PPR) menace leurs moyens d’existence et est responsable de pertes économiques pouvant atteindre 2,1 milliards de dollars US par an.

En janvier 2021, l’Organisation des Nations unies pour l’agriculture (FAO) a déclaré qu’à l’échelle mondiale, le nombre de foyers de peste des petits ruminants (PPR) a diminué de deux tiers ces dernières années. Ainsi, un peu plus de 1 200 foyers de PPR ont été enregistrés en 2019 (dernières données disponibles), comparativement à plus de 3 500 en 2015.

Cette évolution permet d’espérer atteindre, d’ici à 2030, l’objectif d’éradication mondiale de la PPR fixé en 2015 par la communauté internationale. Depuis cette date, la FAO et l’Organisation mondiale de la santé animale (OIE) ont élaboré et mis en œuvre une stratégie mondiale de contrôle et d’éradication de la PPR.

La PPR peut être mortelle pour les animaux – taux de mortalité de 30 à 70 pour cent – mais elle n’infecte pas les êtres humains. Cela dit, elle n’en a pas moins des effets importants sur la population en raison de ses graves conséquences sur la sécurité alimentaire, la résilience communautaire et les moyens de subsistance.  

Les campagnes de vaccination sont efficaces


La réduction des foyers de PPR est attribuée à l’impact des campagnes de vaccination dans plus de 50 pays. Ces campagnes ont été menées et financées par les pays, avec le soutien de la FAO et de partenaires. Dans 12 de ces pays, plus de 300 millions de chèvres et de moutons ont été vaccinés entre 2015 et 2018.

La vaccination est essentielle pour prévenir et contrôler la PPR ; elle s’appuie sur l’expérience acquise à la suite de l’éradication mondiale de la peste bovine, en 2011, par la FAO, l’OIE et leurs partenaires, et sur la disponibilité de vaccins efficaces contre la PPR. La FAO et l’OIE recommandent que la vaccination contre la PPR ait lieu deux années de suite et qu’elle soit suivie par une vaccination des animaux nouveau-nés, pendant un an ou deux années successives.

Deux régions (l’Asie, plus de 75 pour cent des foyers, et l’Afrique, plus de 24 pour cent) ont été les plus durement touchées par la PPR entre 2015 et 2019, mais il n’est pas certain que tous les cas de PPR aient été signalés. Pendant cette période, près de la moitié des foyers se sont déclarés dans seulement cinq pays, ce qui souligne à quel point il est urgent de renforcer les mécanismes de prévention et de contrôle.

Vacciner 1,5 milliard de petits ruminants d’ici la fin de 2021


Les stocks et les banques de vaccins contre la PPR mis en place par la FAO, l’OIE et d’autres partenaires ont amélioré l’assurance de la qualité des vaccins et leur approvisionnement. Néanmoins, pour éradiquer la PPR, il faut combler le déficit de financement des campagnes de vaccination et d’autres activités du programme.

La première phase du programme mondial de lutte contre la PPR a pour objectif de vacciner 1,5 milliard de petits ruminants d’ici la fin de 2021. Au milieu de 2020, environ la moitié de cet objectif a été atteint alors que la pandémie de COVID-19 a considérablement perturbé les services de santé des animaux, notamment la vaccination contre la PPR et la déclaration des foyers l’année dernière.  Ces perturbations se poursuivent en 2021 alors que le monde continue de lutter contre la pandémie. 

La FAO souligne également la nécessité de coordonner les mesures de prévention et de contrôle entre les pays voisins, de manière à limiter la transmission transfrontalière de la maladie. Il est également essentiel de renforcer la surveillance et le contrôle sérologique post-vaccination au niveau des pays.

Le déficit de financement du programme mondial d’éradication de la PPR est estimé à 340 millions USD. Il reste des difficultés financières et logistiques à surmonter. Toutefois, les dernières données disponibles indiquent que des progrès ont été réalisés, ce qui témoigne de l’engagement des pays, de la FAO et de l’OIE à éradiquer la PPR, et donne des raisons d’être optimistes. La deuxième phase (2022-2027) du programme sera formulée en 2021.

(FAO/ile)

Pour en savoir plus, consulter le site de la FAO (en anglais)

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