Une agricultrice cultivant son sorgho dans son exploitation située près de Meru, dans le Comté de Meru, au Kenya. Plus de 80 pour cent de toutes les exploitations dans le monde comptent moins de deux hectares.
Photo: ©FAO/Luis Tato

Lancement de la Décennie de l’agriculture familiale

Lex exploitations familiales jouent un rôle fondamental pour lutter contre la faim et parvenir à un développement durable. Elles occupent environ 70 à 80 pour cent des terres agricoles et produisent plus de 80 pour cent de l’alimentation mondiale, en termes de valeur.

Le 29 mai 2019 a marqué le lancement de la Décennie d'action pour l'agriculture familiale (UNDFF, 2019-2028) et un Plan d'action mondial en vue de mieux soutenir les agriculteurs familiaux, en particulier ceux vivant dans les pays en développement.

L'Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO) et le Fonds international de développement agricole (FIDA) mèneront à bien les activités de la Décennie de l’agriculture familiale décrétée par les Nations unies à la fin de 2017, qui vise à créer un environnement propice de nature à renforcer la position de l’agriculture familiale et à optimiser ses contributions à la sécurité alimentaire et nutritionnelle mondiale. 

Les exploitations familiales représentent 90 pour cent des fermes à travers le monde et produisent 80 pour cent de la nourriture mondiale, en termes de valeur. Ce sont des éléments indispensables en mesure de stimuler le développement durable et de contribuer à la lutte contre la faim et la malnutrition sous toutes ses formes.

Le Plan d'action mondial pour la Décennie de l'agriculture familiale

Le Plan d'action mondial pour la Décennie de l'agriculture familiale est un guide destiné à développer des politiques, des programmes et des réglementations qui serviront à soutenir les agriculteurs familiaux, en proposant aux principaux protagonistes des actions collectives et cohérentes qui peuvent être menées au cours des dix prochaines années. Il souligne la nécessité d'améliorer, entre autres choses, l'accès des agriculteurs familiaux aux systèmes de protection sociale, à la finance, aux marchés, à la formation et aux opportunités génératrices de revenus.

Le Plan détaille des activités précises destinées à relever les défis interdépendants et vise une vaste gamme d'acteurs - que ce soit les gouvernements, les agences des Nations unies, les institutions financières internationales, les organismes régionaux, les agriculteurs, les organisations de producteurs, les instituts universitaires et de recherche, les organisations de la société civile et du secteur privé, dont notamment les petites et moyennes entreprises.

Parmi ces actions figurent : 

  • développer et mettre en place un environnement politique propice (avec notamment des politiques exhaustives et cohérentes, des cadres budgétaires et institutionnels) contribuant à l'agriculture familiale au niveau local, national et international ;
  • soutenir les femmes et les jeunes en milieu rural en leur permettant d'accéder aux biens productifs, aux ressources naturelles, à l'information, à l'éducation et aux marchés et participer aux processus de prise de décision ;
  • renforcer les organisations d'agriculteurs familiaux et leur capacité à générer des connaissances et à associer le savoir traditionnel local à de nouvelles solutions ;
  • améliorer les moyens d'existence des agriculteurs familiaux, leur résilience et leur accès aux services basiques et économiques, ainsi que faciliter et promouvoir la diversification alimentaire en vue de réduire les risques et d'améliorer les retombées économiques ;
  • promouvoir la durabilité de l'agriculture familiale pour des systèmes alimentaires plus résilients face au climat, ainsi que leur accès, sans oublier une gestion durable des terres, de l'eau et des autres ressources naturelles.

(FAO/IFAD/ile)