Marché rural de bovins, près d’Acha, Cameroun.
Photo : Tobias Feldt
<< Première < Précédente Page 1 Page 2 Page 3 Page 4 Page 5 Page 6 Page 7 Suivante > Dernière >>
La croissance démographique et l’urbanisation rapide sont associées à un accroissement de la demande de légumes frais et de produits d’origine animale qui, théoriquement, devrait être satisfaite par les agriculteurs locaux des régions environnantes. Or, le commerce mondial et transrégional, ainsi que les initiatives de développement, vont souvent dans le mauvais sens et entravent, plutôt qu’ils ne renforcent, les liens ruraux-urbains. C’est ainsi qu’au Cameroun, le marché des produits laitiers et de la viande a été faussé et nécessite une amélioration systématique.

Avec une population de près de 400 000 habitants recensés en 2018, Bamenda est la capitale en pleine expansion de la région du Nord-Ouest du Cameroun – cette zone suscitant aujourd’hui l’intérêt de la communauté internationale en raison des violences constatées dans le contexte des tentatives d’indépendance des deux régions anglophones du pays. Indépendamment du conflit actuel, la région qui entoure Bamenda est une des plus densément peuplées du Cameroun et elle est devenue une des régions les plus importantes du pays pour la production agricole et la production de bétail, grâce à la fertilité de son sol volcanique, à ses températures plus tempérées et à la longueur et l’étendue de sa saison des pluies qui assure une végétation luxuriante presque toute l’année. Toutefois, l’expansion de la production agricole stimulée par des initiatives nationales et internationales n’a pas nécessairement entraîné une amélioration de la sécurité alimentaire des populations locales, et notamment des producteurs.

<< Première < Précédente Page 1 Page 2 Page 3 Page 4 Page 5 Page 6 Page 7 Suivante > Dernière >>