Un bénéficiaire d’un projet de développement soignant ses chèvres sur une ferme près de Malindi, Comté de Kilifi, Kenya, 29 mai 2019. 
Photo: ©FAO/Luis Tato
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Après avoir analysé l’aide au développement fournie par les pays donneurs de l’OCDE, des chercheurs critiquent le manque de compréhension sur ce que l’aide comprend réellement. Ils ont constaté qu’un quart des fonds de l’aide publique ne quittait jamais les pays donneurs, les coûts des réfugiés dans ces pays se distinguant particulièrement à cet égard.

Selon une étude publiée en août 2019 par des chercheurs du Centre européen des politiques migratoires de l'Institut universitaire européen et de l’Institut de l'économie mondiale, plus d’un quart de l’aide publique fournie par les membres du Comité d’aide au développement (CAD) de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) n’est pas transféré vers les pays en développement.

L’étude montre en outre que l’accroissement de l’aide au développement enregistré ces dernières années était principalement dû aux dépenses plus élevées consacrées à l’assistance aux réfugiés dans les pays donneurs. Selon les auteurs, ces constats vont à l’encontre des intentions des décideurs politiques d’accroître l’aide au développement pour juguler la migration irrégulière.

Leur étude illustre le fait qu’une part substantielle de l’aide publique au développement est dépensée à l’intérieur des frontières des pays donneurs. Cette aide dite « non transférée » représente plus de 25 pour cent de l’aide publique globale mobilisée en 2016, qui est la dernière année pour laquelle des données émanant des 29 pays donneurs et des 125 pays bénéficiaires sont disponibles.

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