Un champignon génétiquement modifié pour lutter contre le paludisme
Le paludisme est une maladie potentiellement mortelle transmise par la femelle d’un moustique, l’anophèle.
Photo : Shutterstock

14.06.2019

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Selon une étude dont les résultats sont salués comme une percée par des chercheurs internationaux engagés dans la lutte contre la maladie, un champignon génétiquement modifié pour produire une certaine toxine peut anéantir des populations de moustiques vecteurs du paludisme.

Dans le cadre d’une nouvelle campagne de lutte contre le paludisme, une équipe internationale de chercheurs déclare avoir génétiquement modifié un champignon pour qu’il puisse détruire les moustiques. Le test réalisé au Burkina Faso – dans un village-type clos d’une moustiquaire – a détruit plus de 99 pour cent de 1 500 moustiques en 45 jours. Ce résultat est considéré comme « un grand pas en avant » par les auteurs de l’étude, qui viennent de l’université du Maryland (UMD), aux États-Unis, et de l’institut de recherche IRSS au Burkina Faso.

Le paludisme est une maladie potentiellement mortelle qui est transmise par la femelle d’un moustique, l’anophèle. En 2017, selon l’Organisation mondiale de la santé, on a estimé à 219 millions le nombre de cas recensés dans le monde et à 435 000 le nombre de personnes mortes de la maladie. Dans leur grande majorité, les cas se situent en Afrique.

Brian Lovett, du département d’entomologie de l’université du Maryland et auteur principal du document publié dans la revue Science, a déclaré que l’étude avait « franchi une étape majeure ».

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