Robert Paarlberg est professeur adjoint de politique publique à l’Harvard Kennedy School, à Cambridge, Massachusetts, USA.

01.02.2019

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Compte tenu des avantages bien documentés que présentent les systèmes agroécologiques aussi bien pour l’homme que pour l’environnement, ils devraient avoir trouvé des applications bien plus rapidement et complètement que cela n’est le cas. L’auteur n’accepte pas les tentatives habituelles d’explication de ce phénomène et estime au contraire que les petits exploitants agricoles ont besoin d’une Révolution verte pour échapper à leur lourde charge de travail, à des rendements qui stagnent et à la grande pauvreté rurale.

Pratiquer l’agriculture selon des méthodes qui imitent la nature semble être une bonne idée, jusqu’à ce qu’on réalise que la nature n’est pas vraiment une source d’abondance alimentaire. La nature vierge produit énormément de biomasse dont une infime partie seulement est digestible par l’estomac de l’homme ; c’est bien pourquoi nous avons inventé l’agriculture. Les méthodes d’agriculture agroécologique qui imitent la nature peuvent bien entendu produire des aliments sains et savoureux, mais ces méthodes nécessitent bien trop de main-d’œuvre pour attirer les agriculteurs une fois que ces derniers ont goûté aux facilités des machines à moteur, des engrais chimiques et des pompes d’irrigation.

Depuis les années 1980, l’agroécologie est présentée par ses partisans et ses militants comme une alternative à la Révolution verte agricole et elle bénéficie d’un vaste soutien de la part des fondations philanthropiques, des organisations donatrices et du système des Nations unies. Et pourtant, peu d’agriculteurs, d’investisseurs privés et de ministères de l’Agriculture lui prêtent attention.

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