Vaches vivant en étroite proximité avec l’homme, par exemple à Ahmedabad, Inde.
Photo : Timo Falkenberg
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Les interactions croissantes entre zones rurales et zones urbaines ont entraîné une amélioration de la santé dans le milieu rural et ont lentement, et en partie, comblé les disparités dans le domaine de la santé. Toutefois, ce niveau d’interaction plus élevé donne lieu à divers risques de santé qui menacent les progrès réalisés dans ce domaine au cours des récentes décennies. L’auteur décrit les risques potentiels particuliers à l’interface des zones rurales et des zones urbaines et explique pourquoi nous ne pouvons y faire face qu’en adoptant une approche intégrée.

Le développement rural a considérablement progressé ces dernières décennies, mais les disparités en matière de santé entre le monde rural et le monde urbain perdurent. Les principaux indicateurs de santé, notamment l’espérance de vie et la mortalité infantile et maternelle, montrent que dans ces domaines, les résultats obtenus pour les populations rurales sont pires que pour les populations urbaines. Le rapport 2017 des Statistiques sanitaires mondiales publié par l’OMS (Organisation mondiale de la santé) attire l’attention sur le fait que les populations rurales ont moins accès à des infrastructures essentielles telles que l’assainissement et l’eau potable, l’électricité et les technologies de communication, ainsi qu’aux services de santé. Les disparités entre zones rurales et zones urbaines ont certes diminué quant à l’amélioration de l’accès à l’assainissement et à l’eau potable pendant la période des OMD (objectifs du millénaire pour le développement), mais 14 pour cent de la population rurale utilisent encore des sources d’eau potable n’ayant pas été améliorées, contre trois pour cent pour la population urbaine.

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