Pépinière dans la Reserva Ecologica Guapiacu, État fédéral de Rio de Janeiro, Brésil
Pépinière dans la Reserva Ecologica Guapiacu, État fédéral de Rio de Janeiro, Brésil.
Photo: Robin Chazdon

23.08.2019

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L’homme a déjà défriché de vastes étendues de forêt tropicale, un processus qu’idéalement il faudrait inverser pour le bien du climat et de l’environnement. Mais quelles forêts faudrait-il régénérer en priorité ? Les chercheurs essaient de répondre à cette question en identifiant les sites dans lesquels les résultats de la régénération sont particulièrement prometteurs.

Plus de la moitié de la forêt tropicale d’origine a été défrichée. Mais on peut s’attendre à une inversion de ce phénomène, du moins dans certaines régions, car la régénération est inscrite dans des accords internationaux sur la conservation de la nature (Convention sur la diversité biologique) et dans l’Accord de Paris. « Nous avons identifié des zones où la régénération de la forêt tropicale serait particulièrement utile. Ensemble, ces zones couvrent environ 101 millions d’hectares à l’échelle mondiale, soit à peu près la superficie totale de l’Espagne et la Suède réunies, » explique le docteur Aidin Niamir, chercheur au centre de recherche sur la biodiversité et le climat à l’Institut Senckenberg de Francfort, Allemagne.

En collaboration avec des collègues internationaux, Aidin Niamir a étudié des images satellite pour voir où, dans le monde, il serait possible de régénérer les forêts tropicales de plaines. L’équipe de chercheurs a calculé les avantages de la régénération dans ces zones, en lui accordant, dans leur bilan, un bonus pour sa contribution à la protection de la biodiversité, au piégeage du dioxyde de carbone, à l’aide à l’adaptation au changement climatique et au stockage de l’eau.

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