Photo : Jörg Böthling

15.04.2019

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Le Burkina Faso est le premier producteur de coton d’Afrique. Grâce à des contrats de fourniture de semences génétiquement modifiées, Monsanto, le géant américain de la biotechnologie, a eu la mainmise sur la culture du coton pendant près de dix ans. Mais des problèmes sont apparus et les producteurs de coton ont exigé un retour au coton traditionnel. Mais vont-ils pour autant d’échapper aux OGM ? Rien n’est moins sûr !

Le coton est de retour ! Tel est le message que Wilfried Yaméogo veut faire passer au monde entier. Wilfried Yaméogo est le patron de Sofitex, société cotonnière en grande partie publique qui contrôle 80 pour cent de l’industrie cotonnière au Burkina Faso. Et les affaires marchent bien. Jamais on n’avait produit autant de coton. Avec une production totale de plus de 600 000 tonnes, la récolte de 2016–2017 a été particulièrement bonne. Le Burkina Faso a réaffirmé sa position de premier producteur de coton en Afrique. « Grâce à notre retour à cent pour cent à la culture traditionnelle du coton, » explique Monsieur Yaméogo.

Le Burkina Faso a pris sa décision historique à la fin de 2016 : « Nous disons non au coton génétiquement modifié. Nous disons non à Monsanto. » Ainsi ce petit pays d’Afrique de l’Ouest aurait réussi à chasser Monsanto ? Il aurait repoussé cette société géante qui, pour beaucoup, est la quintessence des grosses entreprises et utilise sa puissance sur le marché pour priver les populations des pays en développement de toute perspective de véritable développement ?

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