Agriculteur dans le village de Zaouia, Maroc. Les chercheurs s’attendent à une moindre disponibilité de nutriments dans les décennies à venir.
Photo: ©IFAD/Giulio Napolitano

31.07.2019

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Alors que les niveaux élevés de CO2 peuvent stimuler la croissance des plantes, ils réduisent la concentration d’oligoéléments dans les cultures. Des chercheurs de l’IFPRI ont fait une projection de la disponibilité de protéines, de fer et de zinc par habitant jusqu’en 2050 et ont trouvé que l’augmentation des émissions de CO2 réduirait la disponibilité de nutriments à l’échelle mondiale.

Dans les 30 prochaines années, le changement climatique et l’augmentation des émissions de dioxyde de carbone (CO2) pourraient considérablement réduire la disponibilité de nutriments essentiels comparativement à un avenir sans changement climatique. C’est l’avertissement que nous donne l’Institut international de recherche sur les politiques alimentaires (IFPRI) en juillet 2019.

Des chercheurs de l’IFPRI estiment que, d’ici à 2050, les chocs dus au changement climatique et l’élévation des niveaux de CO2 dans l’atmosphère vont réduire la progression de la disponibilité des nutriments par habitant, à l’échelle mondiale, de 19,5 pour cent pour les protéines, de 14,4 pour cent pour le fer et de 14,6 pour cent pour le zinc.

D’ici à 2050, les progrès technologiques et les effets de marchés devraient améliorer la disponibilité des nutriments par rapport aux niveaux actuels mais ces gains seront considérablement diminués par les impacts négatifs des concentrations croissantes de dioxyde de carbone. 

Si les niveaux élevés de CO2 peuvent stimuler la photosynthèse et la croissance de certaines plantes, ils réduisent par contre les concentrations d’oligoéléments clés dans les cultures.

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