« La diversité plutôt que l’uniformité » joue un rôle clé dans le concept d’agroécologie. Cela revient à dire adieu à la monoculture à grande échelle et à disposer d’un plus grand choix de semences pour les agriculteurs.
Photo: Martin Leissl/laif

01.02.2019

<< Première < Précédente Page 1 Page 2 Page 3 Page 4 Page 5 Page 6 Page 7 Suivante > Dernière >>
« L’agroécologie » joue un rôle de plus en plus important dans le débat sur l’avenir de l’agriculture et de l’industrie alimentaire. Est-ce juste un nouveau mot à la mode, qui viendrait s’ajouter à la longue liste des expressions utilisées pour parler de l’agriculture durable, ou est-ce une approche réellement nouvelle exigeant un changement de cap ? Les auteures expliquent.

L’actuel système agroalimentaire industriel, y compris les nombreux aspects de la production et de la distribution, n’est absolument pas durable, pour des raisons environnementales et de santé humaine. Par ailleurs, il ne réussit pas à nourrir le monde, contrairement aux promesses faites il y a plusieurs décennies de cela. Ce constat a été fait dans le rapport sur l’évaluation internationale des connaissances, des sciences et des technologies au service de l’agriculture (IAASTD) de 2008 et a été repris dans la déclaration selon laquelle « on ne peut plus faire comme si de rien n’était ». La situation a été décrite de manière encore plus parlante dans le rapport 2013 de la Conférence des nations unies sur le commerce et le développement (CNUCED), intitulé « Wake up before it is too late to make agriculture truly sustainable for food security in a changing climate » (réveillez-vous avant qu’il soit trop tard pour faire en sorte que l’agriculture soit véritablement durable pour assurer la sécurité alimentaire compte tenu du changement climatique).

<< Première < Précédente Page 1 Page 2 Page 3 Page 4 Page 5 Page 6 Page 7 Suivante > Dernière >>