Représentants de Tiarako et de l’administration du district présentant le document « Procès-verbal ».
Photos : Larissa Stiem-Bhatia

15.04.2019

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L’insécurité foncière est un obstacle majeur au développement rural durable en Afrique sub-saharienne et ce sont les femmes qui y sont les plus exposées. Cet article présente un processus qui garantit aux femmes des droits d’utilisation des terres et s’appuie sur des systèmes traditionnels de gouvernance foncière. Les arrangements fonciers intra-ménages volontairement négociés constituent l’élément central de ce processus.

Les femmes constituent 57 pour cent de la force de travail agricole en Afrique sub-saharienne. Pourtant, seulement 15 pour cent des propriétaires sont des femmes et leurs droits d’utilisation des terres sont généralement précaires. Dans les régions rurales du Burkina Faso, où le droit coutumier prévaut, les droits des femmes à utiliser les terres peuvent leur être retirés à n’importe quel moment – généralement par leurs maris. Par conséquent, de nombreuses femmes sont dans l’impossibilité de faire des investissements à long terme dans la productivité des terres, par exemple en prenant des mesures de fertilisation du sol, ce qui limite, pour elles, les possibilités d’améliorer leur production agricole, leurs revenus et leur niveau de vie. Dans de nombreux groupes ethniques, au Burkina Faso, les veuves sont moins exposées à l’insécurité foncière. Leurs droits d’utilisation des terres sont relativement stables, car de durée illimitée. Toutefois, en vertu du droit coutumier, les veuves héritent seulement de l’usage permanent, pas des droits de propriété.

Alors que d’importantes réformes des droits fonciers sont en cours dans de nombreux pays africains, les perspectives d’un important changement pour les femmes restent faibles.

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