Dans le domaine de l’agroécologie, les approches holistiques nécessitent l’intégration des connaissances et de l’expérience des agriculteurs.
Photo : Jan Börner

01.02.2019

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L’agroécologie englobe différentes disciplines allant de l’agriculture et de l’agroécologie à la théorie politique. Une plus forte reconnaissance de l’agroécologie dans la recherche agricole, qui met souvent fortement l’accent sur la production, pourrait contribuer à atteindre les objectifs de développement durable à condition d’adopter des approches de recherche plus holistiques et transdisciplinaires.

Selon les projections des Nations unies, la population mondiale actuelle, qui se situe aux environs de 7,6 milliards de personnes, devrait approcher des dix milliards d’ici à 2050. La dernière évaluation de la dégradation des sols effectuée par la Plateforme intergouvernementale pour la biodiversité et les services écosystémiques (IPBES) prévoit, d’ici là, une réduction des rendements agricoles mondiaux pouvant aller jusqu’à 50 pour cent dans différentes régions d’Amérique centrale et du Sud, en Afrique sub-saharienne et en Asie, cette réduction étant essentiellement due à la dégradation des sols et au changement climatique. L’agroécologie va jouer un rôle essentiel dans la résolution du problème consistant à nourrir la population mondiale en tenant compte du besoin d’écosystèmes fonctionnels sains comme condition préalable à des moyens d’existence durables. C’est ce que reflète la pertinence croissante des questions agroécologiques dans les initiatives politiques actuelles telles que l’IPBES et les ODD (objectifs de développement durable). Bon nombre d’ODD ne peuvent être atteints que si l’alimentation humaine et animale est assurée de manière durable face à une population mondiale croissante.

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