Lavage rituel d'une jeune fille de 14 ans avant qu'elle soit offerte à son époux.
Photo: Mads Nissen/Laif

15.04.2019

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Dans le débat international des dernières années, le mariage des enfants a été très largement traité comme un problème social et de droits humains. Si cela est sans doute justifié, il existe également de très bonnes raisons économiques d’intensifier les efforts et d’accroître les allocations de ressources pour mettre fin au mariage des enfants et promouvoir l’égalité de genre. Nos auteurs ont jeté la lumière sur les coûts du mariage précoce pour le développement de l’Afrique et présentent l’exemple encourageant de la Zambie.

Tous les ans, douze millions de filles se marient avant d’avoir 18 ans – pratiquement un mariage toutes les deux secondes. C’est en Afrique sub-saharienne, où 38 pour cent des filles se marient avant d’avoir 18 ans, que les taux de mariage précoce sont le plus élevés.

Il y a plein de bonnes raisons à mettre un terme au mariage des enfants. C’est non seulement une violation des droits de l’homme, mais aussi un obstacle majeur à l’égalité de genre. Pour les filles concernées, le mariage précoce représente un manque général de liberté et de choix ; c’est un frein à la croissance durable et, surtout, il est coûteux. Certains gouvernements se sont attaqués juridiquement à ce problème et des révisions du cadre législatif sont en cours, mais la lutte contre les causes profondes progresse lentement.

Le cercle vicieux de la pauvreté – causes profondes et conséquences du mariage des enfants

L’étude approfondie du mariage des enfants met le doigt sur trois sujets qui sont à la fois ses causes et ses conséquences et auxquels nous devons nous attaquer si nous voulons mettre un terme à cette pratique.

i) Accès à la santé sexuelle et reproductive et grossesses précoces et non désirées.

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