À très peu d’exceptions près, la majeure partie de la production des petites exploitations agricoles dépend du travail des hommes et des femmes.
Photo : Farha Khan/IFPRI

15.04.2019

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Lorsqu’il s’agit de décrire le lien entre femmes rurales, sécurité alimentaire et conservation des ressources naturelles, certaines déclarations reviennent sans cesse dans les études des spécialistes. Non seulement elles encouragent à stéréotyper les femmes et en faire des victimes ou des sauveuses, mais leur impact sur la conception des politiques de sécurité alimentaire et d’égalité de genre peut également être désastreux. Les auteurs examinent de plus près quatre mythes qui collent aux femmes rurales et montrent comment nous pourrions faire mieux.

Il n’est pas rare de lire un article ou un blog traitant du genre et de l’agriculture et affirmant qu’à l’échelle planétaire les femmes représentent 70 pour cent des pauvres, produisent de 60 à 80 pour cent de l’alimentation, possèdent deux pour cent des terres et qu’elles peuvent sauver la planète ! Malheureusement, aucun de ces mythes n’est étayé par des éléments de preuve. De fait, si les femmes pouvaient produire toute cette nourriture, avec très peu de ressources, et être en plus les protectrices de l’environnement, elles seraient vraiment des Wonder Women !

Les mythes persistent parce qu’ils contiennent une once de vérité. Il est vrai qu’à l’échelle mondiale les femmes disposent de moins de ressources qu’il leur en faudrait pour s’acquitter de leurs responsabilités vis-à-vis d’elles mêmes et de leurs familles : assurer leur sécurité alimentaire et nutritionnelle. Toutefois, aucune de ces déclarations n’est étayée par des preuves concrètes fiables et toutes risquent d’entraîner des politiques et actions malavisées.

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