La zone de libre-échange continentale (ZLEC) de l’Union africaine couvrira un marché de 1,2 milliard de consommateurs et un PIB de 2 500 milliards de dollars US.
La ZLEC couvrira un marché de 1,2 milliard de consommateurs et un PIB de 2 500 milliards de dollars US.
Photo : © Fondation de l’UA

04.06.2019

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L’accord intrarégional de zone de libre-échange continentale de l’Union africaine cherche à résoudre les graves problèmes structuraux du continent africain. À ce jour, le commerce intra-africain est très en-dessous de son potentiel et ne représente que 17 pour cent du volume global des échanges en Afrique. Comparativement, dans l’Union européenne, ce sont plus de 60 pour cent des biens qui sont échangés en Europe.

L’accord de zone de libre-échange continentale (ZLEC) de l’Union africaine est entré en vigueur le 30 mai 2019. Cette entrée en vigueur intervient 30 jours après la ratification de l’accord par le 22ème État membre, la Gambie. La ZLEC sera officiellement célébrée le 7 juillet 2019 lors d’un Sommet africain exceptionnel organisé à Niamey, République du Niger.

Selon Financial Times entre autres, la ZLEC sera, quant au nombre de pays concernés, la plus importante zone de libre-échange depuis la création de l’Organisation mondiale du commerce. Surtout, elle couvrira un marché de 1,2 milliard de consommateurs et un PIB de 2 500 milliards de dollars US.

L’accord cherche à atteindre divers objectifs, et notamment la promotion et la réalisation de la transformation économique et sociale durable et inclusive des États membres de l’Union africaine. Il vise à créer un marché unique continental de biens et de services, à faciliter la circulation des capitaux, des personnes physiques et des investissements, à améliorer la compétitivité des économies des États membres de l’UA sur le marché continental et le marché mondial, et à encourager le développement industriel grâce à la diversification et au développement de la chaîne de valeur régionale.

Abaissement considérable des droits de douane

D’énormes obstacles doivent être surmontés, et notamment le fait que l’accord constitue un cadre de base quasi inopérant tant que de nombreux détails cruciaux ne seront pas réglés.

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