Marché quotidien dans la ville de Kpalimé au Togo.
Photo : Naftali Hilger / Laif
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La croissance rapide de la population mondiale estompe la frontière entre milieu rural et milieu urbain. De fait, la répartition traditionnelle des rôles dans la production agricole et la production alimentaire cède le pas à de nouvelles structures. La planification régionale doit tenir compte de l’évolution des moyens d’existence pour créer un cadre approprié pour le développement et intégrer les systèmes alimentaires. Appel à un changement transformateur.

L’année 2007 a vu la population mondiale basculer vers les villes. Selon les estimations actuelles, 55 pour cent vivent officiellement en milieu urbain. Cette évolution est certainement due au fait que ces dernières décennies, plus d’investissements ont été consacrés au « développement urbain », souvent aux dépens des populations rurales. Depuis sa création en 1945, l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) axe ses travaux sur le « développement rural », et plus particulièrement sur le développement de l’agriculture qui est essentiellement considérée comme une activité rurale, en contrepartie de cette tendance mondiale en faveur du développement urbain. Mais le fait est que l’agriculture est précisément la raison pour laquelle l’urbanisation a commencé, il y a quelques milliers d’années, en permettant aux gens de s’installer à un endroit plutôt que d’avoir à aller à droite et à gauche pour trouver de la nourriture. Toutefois, la révolution industrielle a modifié la dynamique de la relation rurale-urbaine.

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