Exploitants agricoles à Taveta, Kenya : pour atteindre les ODD, il faut dissocier la croissance économique des activités qui conduisent à la dégradation de l’environnement.
Photo: ©FAO/Luis Tato

19.09.2019

ODD
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Selon les chercheurs, il faut établir une nouvelle relation entre l’homme et la nature car le changement climatique et la perte de biodiversité sont une menace pour le développement. Ils demandent une action urgente et ciblée pour éviter d’inverser les gains réalisés en matière de développement ces dernières décennies, et que la science joue un rôle majeur dans la progression du développement durable.

Selon le premier rapport mondial quadriennal sur le développement durable (Global Sustainable Development Report) préparé par un groupe indépendant de chercheurs nommés par le secrétaire général des Nations unies, le modèle de développement actuel n’est pas durable. Intitulé « Le futur, c’est maintenant : la science au service du développement durable », ce rapport a été publié à la mi-septembre 2019 et évalue les progrès réalisés dans la mise en œuvre de l’Agenda 2030 du développement durable.

Selon les chercheurs, les progrès réalisés au cours des deux dernières décennies risquent d'être anéantis par l'aggravation des inégalités sociales et le déclin, potentiellement irréversible, de l'environnement naturel qui nous nourrit. Un futur nettement plus optimiste est encore possible, mais il faudra pour cela opérer un changement radical des politiques, incitations et actions en faveur du développement.

Le rapport démontre qu’une meilleure compréhension des interdépendances qui existent entre chacun des objectifs de développement durable (ODD) pris individuellement et les systèmes concrets qui définissent la société d’aujourd’hui est essentielle pour élaborer des politiques capables de gérer de difficiles compromis.

Nécessité de transformer des domaines essentiels d’activités humaines 

La croissance économique par la seule augmentation de la consommation de biens matériels n’est plus une option viable au niveau mondial : les projections indiquent que l’utilisation mondiale de matériaux devrait pratiquement doubler entre 2017 et 2060, passant de 89 à 167 gigatonnes, ce qui entraînerait une augmentation correspondante des émissions de gaz à effet de serre et d’autres effets toxiques tels que ceux qui proviennent des activités minières et d’autres sources de pollution.

Selon les scientifiques, le monde doit transformer un certain nombre de domaines clés des activités humaines, notamment l’alimentation, l’énergie, la consommation, la production, et le développement urbain.

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