Climeworks, une start-up suisse, a ouvert la première usine de filtrage de CO2 commercialement exploitée du monde.
Photo : Climeworks / Julia Dunlop

02.04.2019

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Une étude internationale analyse les exigences énergétiques des technologies à émissions négatives. Elles peuvent contribuer à atténuer le changement climatique.

L’utilisation de filtres spéciaux pour extraire directement de l’air le gaz à effet de serre qu’est le dioxyde de carbone (CO2) pourrait être le meilleur moyen de produire des émissions négatives à raison de nombreux milliards de tonnes de CO2 par an dans le monde entier d’ici à 2050. Le « captage direct dans l’air » présente de nombreuses caractéristiques pouvant en faire une technologie plus efficace et plus abordable que la solution de « bioénergie avec captage et stockage du carbone » dont il est actuellement plus question.

Tel est le résultat d’une nouvelle étude réalisée par l’institut berlinois de recherche climatique, le MCC (Institut de recherche Mercator sur le patrimoine commun et le changement climatique), en collaboration avec des partenaires à Princeton / États-Unis, Oslo / Norvège, et Lappeenranta / Finlande. Les résultats de cette étude ont été publiés dans la revue Energy & Environmental Science.

« À l’heure actuelle, les frais supportés par les installations d’essais pour ce type de captage du carbone s’élèvent à plus de 600 dollars US la tonne », explique Felix Creutzig, qui a coordonné l’étude et dirige le groupe de travail Utilisation des terres, Infrastructure et Transport, au MCC.

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