Il suffirait de reporter le paiement à la date de la moisson pour augmenter le taux de contraction de l’assurance récolte.
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28.12.2018

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Souvent, dans les pays en développement, les agriculteurs dépendent fortement de leur récolte annuelle pour nourrir leurs familles. Malgré les avantages considérables que peuvent offrir les assurances récolte en atténuant le risque d’une mauvaise année, un faible pourcentage d’agriculteurs assurent leurs récoltes. Une solution simple mais efficace testée par des chercheurs de l’université de Zurich a augmenté de plus de 70 pour cent le taux de contraction d’une assurance récolte.

Depuis des décennies, des compagnies, organisations d’aide et gouvernements de pays en développement essaient de faire en sorte qu’un plus grand nombre d’agriculteurs assurent leurs récoltes. Malheureusement, le taux de contraction d’une assurance reste obstinément faible. Lorenzo Casaburi, du département des sciences économiques de l’université de Zurich (UZH), Suisse, et son co-auteur, Jack Willis, ont trouvé une solution simple permettant d’augmenter les taux de contraction de telles assurances.

Ils ont constaté qu’en matière d’assurance récolte, le calendrier et ce que les économistes appellent préférences temporelles sont primordiaux.

Avec les assurances standards, les primes sont payées à un moment où les agriculteurs manquent d’argent. De plus, comme l’avantage potentiel qu’ils peuvent tirer de l’assurance, c’est-à-dire le paiement qu’ils perçoivent en cas de mauvaise récolte, se situe plus loin dans le temps, ils n’en tiennent mentalement pas compte. Cet argent potentiellement disponible plus tard semble compter moins, à leurs yeux, que le prix à payer aujourd’hui.

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