Sols après une forte pluie, en gestion biologique (à gauche) et en gestion conventionnelle (à droite). Grâce à la meilleure structure du sol, l’agriculture biologique est mieux à même de faire face à des épisodes climatiques extremes.
Photo : FiBL
<< Première < Précédente Page 1 Page 2 Page 3 Page 4 Page 5 Page 6 Page 7 Suivante > Dernière >>
Les systèmes d’agriculture biologique sont-ils plus respectueux du climat et résilients au changement climatique que les systèmes conventionnelles ? Et sont-ils pour autant aptes à assurer la sécurité alimentaire mondiale dans le cadre du changement climatique ? Les auteurs pensent que c’est le cas. Ils disent toutefois qu’en évaluant le potentiel d’atténuation et d’adaptation, il ne faut pas uniquement voir l’aspect production. Il plaident pour un point de vue « systèmes alimentaires ».

L’agriculture biologique offre plusieurs moyens d’atténuer le changement climatique comparativement à l’agriculture conventionnelle.

Premièrement, l’agriculture biologique, grâce à ses pratiques clés d’utilisation d’engrais organique et de rotation des cultures avec des légumineuses fourragères, a tendance à accroître les niveaux de carbone organique dans le sol et par conséquent le piégeage du carbone. Elle contribue ainsi à atténuer le changement climatique en absorbant le CO2 atmosphérique et en stockant le carbone supplémentaire dans le sol. Toutefois, en fonction du type de sol et des conditions climatiques, ce processus s’arrête généralement au bout de quelques décennies, lorsque les niveaux de carbone organique dans le sol ont atteint un nouvel équilibre et lorsque les sols en sont saturés. Par ailleurs, ce stockage de carbone organique est réversible et le carbone peut à nouveau être libéré dans l’atmosphère sous la forme de dioxyde de carbone lorsqu’on passe à des pratiques non durables.

Deuxièmement, l’agriculture biologique n’utilise pas d’engrais minéraux.

<< Première < Précédente Page 1 Page 2 Page 3 Page 4 Page 5 Page 6 Page 7 Suivante > Dernière >>