Travailleurs migrants chinois à Pékin
Photo: E. Schmidt-Kallert
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Dans les pays du Sud, un nombre croissant de migrants vivent selon ce qu’on appelle la « multilocalisation des ménages ». Ils associent les possibilités offertes par deux lieux de résidence, l’un étant souvent rural et l’autre souvent urbain. Leurs moyens de subsistance peuvent avoir une incidence positive sur les villages d’origine.

Il fut un temps ou les urbanistes et les praticiens du développement étaient persuadés que les projets de développement finiraient par réduire, voire inverser, l’exode des populations rurales vers les villes. Ce n’est pas ce qui s’est produit. Des évaluations ex-post ont montré que si les projets de développement rural les plus efficaces ont entraîné un accroissement des niveaux de revenus et une amélioration des moyens d’existence, la migration vers les zones urbaines se poursuit. Paradoxalement, parfois, des interventions au titre d’un projet de développement rural ont eu pour effet d’encourager les personnes plus actives à quitter leur région d’origine.

Ces dernières années, de nombreuses organisations internationales ont adopté une attitude plus positive à l’égard de la migration. Un bon exemple en est le rapport État de la migration dans le monde 2015, publié par l’Organisation internationale pour les migrations (OIM) et qui, dans son chapitre d’introduction, déclare : « Aller vivre en ville peut considérablement améliorer le bien-être des gens.

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