La question de savoir si les petites exploitations sont suffisamment viables pour répondre aux exigences croissantes des acheteurs est très débattue.
Photo: Ursula Meissner / giz

25.02.2014

<< Première < Précédente Page 1 Page 2 Page 3 Page 4 Page 5 Page 6 Page 7 Suivante > Dernière >>
Le développement agricole est de plus en plus à l’ordre du jour. Aujourd’hui, il doit non seulement réduire la faim et la pauvreté, mais aussi préserver l’environnement et s’adapter au climat. Les conflits sur les politiques agricoles sont particulièrement visibles, mais il y a néanmoins consensus sur les principes essentiels de croissance. Ce qui compte, ce n’est pas seulement savoir ce qu’il faut faire, c’est aussi savoir comment le faire. Ce qu’on recherche de plus en plus, ce n’est pas la politique optimale, mais une politique « bien adaptée », voire une politique « suffisamment bonne ».

En ce qui concerne le développement agricole, les concepts ont évolué en fonction des circonstances et des idées du moment. Dans les années 1950, l’industrie était censée conduire le développement économique, l’agriculture ne jouant alors qu’un rôle subalterne. Vers le milieu des années 1960, cependant, la crainte que la production alimentaire n’évolue pas aussi vite que la croissance démographique galopante a donné lieu à un mouvement en faveur de la « révolution verte » qui a eu tendance à généraliser l’utilisation de variétés de céréales à haut rendement. Ce « tour-de-force » technique a été soutenu par des investissements publics tout aussi impressionnants dans divers domaines : irrigation, routes, entrepôts, production et distribution d’engrais, crédit dirigé, vulgarisation agricole et prix garantis.

Grâce à la révolution verte, les récoltes de céréales ont été bien plus importantes et, le risque de pénurie alimentaire diminuant, le développement agricole a peu à peu perdu de son intérêt.

<< Première < Précédente Page 1 Page 2 Page 3 Page 4 Page 5 Page 6 Page 7 Suivante > Dernière >>