Rester ou partir ? Pour les jeunes, les possibilités de revenu comptent plus que le secteur économique dans lequel ils travaillent.
Photo: S. Torfinn/laif
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Dans les zones rurales de l’Afrique sub-saharienne, les dynamiques migratoires sont essentiellement associées à l’exode rural et à l’urbanisation rapide qui va souvent de pair avec des taux élevés de criminalité et des conflits sociaux. Les zones rurales sont appelées à se dépeupler à long terme. Mais dans le contexte des zones rurales africaines, cette perception de la migration est-elle justifiée ?

À première vue, les statistiques sur les tendances démographiques mondiales semblent aller dans le sens de la notion générale de croissance rapide des zones urbaines et de la désertification des zones rurales. Selon le Département des affaires économiques et sociales des Nations unies (DAES), 2008 a été la première année de l’histoire de l’humanité au cours de laquelle le nombre de personnes vivant en milieu urbain a dépassé celui des personnes vivant en milieu rural. À l’échelle mondiale, la population urbaine a augmenté d’environ 125 pour cent de 1960 à 2014. Aujourd’hui, en Afrique sub-saharienne, plus de 360 millions de personnes vivent en zones urbaines. Ce nombre devrait atteindre le milliard d’ici à 2050. À l’échelle mondiale, la population urbaine atteignait déjà 3,5 milliards de personnes en 2015.

Les mythes de l’urbanisation – examen objectif

Dans le contexte africain notamment, l’urbanisation rapide s’est toujours heurtée au scepticisme des responsables des orientations politiques dans la mesure où l’accroissement des taux de criminalité, l’extension urbaine, la croissance rapide des bidonvilles, voire les émeutes étaient – et sont toujours – considérés comme des conséquences potentielles.

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