À Oungbèga, il n’existe qu’un seul puits pour les huit villages de l’arrondissement.
Photo: © G. Godwill Gbogbohoundada

20.08.2013

Eau
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Au Bénin, en milieu rural, plus de la moitié de la population n’a pas accès à des sources d’eau salubres. La plus grande partie de la population utilise les puits traditionnels, l’eau des rivières ou des mares ou cherche à se procurer de l’eau par d’autres moyens. L’arrondissement d’Oungbèga, qui se trouve dans le département du Zou et plus précisément dans la commune de Djidja, n’échappe pas à cette réalité. Oungbèga est l’un des 12 arrondissements qui composent la commune. Située à 136 kilomètres de Cotonou, cet arrondissement compte près de 16.000 âmes se répartissant sur huit villages

À Oungbèga, on ne dispose que d’un seul puits pour les huit villages de l’arrondissement. Si ce puits existe bel et bien, s’y approvisionner est une toute autre affaire. Et pour cause ! Pour être sûr d’avoir de l’eau pour pouvoir vaquer à ses occupations quotidiennes, il faut impérativement se lever aux environs de cinq heures du matin. C’est dire que l’affluence au niveau du puits est forte. Une fois rendu, la deuxième difficulté à affronter est le prix de l’eau, qui est exorbitant. En effet, la bassine de 25 litres d’eau est vendue 150 francs CFA (0,25 euros). Pour une population qui vit avec un revenu de moins de 500 francs CFA (moins d’un euro) par jour et par personne, on peut aisément comprendre le sacrifice que constitue l’approvisionnement en eau dans cet arrondissement.

Le traitement de l’eau – un Luxe

Le puits fonctionnant tous les jours à plein régime, il n’est pas rare de le voir tarir.

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