01.02.2019

Le reste « alimente » des moteurs, certaines industries et certains sites d’élimination des déchets. Emily Cassidy et ses collègues ont constaté que si l’actuelle combinaison de cultures était exclusivement et directement destinée à la consommation humaine, elle pourrait, en principe, alimenter actuellement quatre milliards de personnes en plus, alors qu’aujourd’hui plus de 800 millions meurent de faim.

Comme tous les produits de base, ces cultures de base font l’objet d’un commerce et d’un transport mondiaux. Dans pratiquement tous les pays industriels (ainsi que dans ceux qui s’efforcent de le devenir), des politiques et des systèmes auxiliaires ont été mis en place pour récompenser les agriculteurs qui regroupent leurs exploitations en unités et entreprises plus grandes afin de produire les plus grandes quantités possibles de matières premières à partir de quelques cultures seulement, par exemple celles du soja, du maïs, du colza, du blé ou du coton. Ces systèmes agroalimentaires industriels dépendent d’intrants externes tels que les combustibles fossiles, les pesticides et les engrais synthétiques pour assurer la production à grande échelle de ces quelques cultures de base, cultivées essentiellement, sinon exclusivement, pour leur rendement.