Application d’engrais phosphoré sur une variété de soja à double usage qui produit des quantités considérables de biomasse feuillue et laisse une quantité nette d’azote fixé dans le sol. La rotation de ce soja avec une variété de maïs résistant à la maladie, N-efficace et recevant une quantité minimale d’engrais azoté est un bon exemple de stratégie GIFS. L’adaptation des taux d’application d’engrais à la fertilité des sols ferait de cette intervention une « GIFS complète ».
Photo: : KE Giller

22.11.2013

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En Afrique subsaharienne, les sols sont naturellement pauvres et leur mauvaise gestion réduit d’autant plus leurs capacités de production. L’auteur fait valoir qu’il faut plus utiliser les engrais pour inverser le phénomène d’appauvrissement en éléments nutritifs et de réduction de la productivité et que le meilleur moyen d’utiliser ces intrants agricoles est de les associer à d’autres mesures visant à s’assurer que la majeure partie des nutriments apportés au sol est absorbée par les plantes cultivées.

La nécessité d’une intensification durable de l’agriculture en Afrique subsaharienne est de plus en plus reconnue, en partie parce qu’il est admis que la productivité agricole est un important moyen de briser le cercle vicieux de la pauvreté en milieu rural. L’utilisation d’engrais est extrêmement faible dans la majeure partie de l’Afrique subsaharienne (8 kg/ha en moyenne) et c’est un des principaux facteurs expliquant la stagnation de la productivité agricole. En Afrique, les sols sont majoritairement peu fertiles et les mauvaises pratiques de gestion agricole au cours des décennies passées ont entraîné un grave recul de leurs capacités de production. Compte tenu des faibles niveaux d’engrais utilisés et de la mauvaise qualité des sols, il est évident qu’il faut accroître l’utilisation d’engrais dans la région pour inverser les tendances actuelles de faible productivité et de dégradation des terres. Des efforts sont actuellement déployés pour faire passer l’utilisation moyenne d’engrais en Afrique subsaharienne de son niveau actuel (8 kg/ha) à 50 kg à l’hectare grâce à l’amélioration de l’environnement commercial, politique et socio-économique visant à accroître la disponibilité d’engrais à prix abordables pour les petits exploitants agricoles.

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