01.02.2019

Il faut pour cela que la recherche élargisse les concepts souvent étroits des systèmes agricoles. Elle exige un point de vue plus global des systèmes socio-écologiques, l’interconnexion de leurs composantes et la pertinence de la contribution de la nature à la population pour un développement durable.  

Dans ce contexte, la recherche agroécologique offre un cadre permettant d’évaluer des concepts et des stratégies, par exemple le lien eau-énergie-aliment, la durabilité des bioéconomies nationales et internationales et le potentiel des pratiques agricoles alternatives (l’agriculture biologique, par exemple) pour nourrir la population croissante de la planète. De plus, le terrain aide à déterminer les voies de développement favorables en analysant et identifiant les compromis entre production alimentaire et conservation de la biodiversité, entre moyens d’existence locaux et intérêts des consommateurs mondiaux et entre gains économiques à court terme et gestion des risques naturels à long terme. Les évaluations de la pollinisation et de la dégradation des sols donnent des exemples de la nécessité de ces capacités de recherche.