Pour les cultures à haute valeur telles que le coton, des entreprises du secteur privé travaillent souvent avec des agriculteurs sous contrat ou des agriculteurs sous-traitants auxquelles elles donnent des conseils techniques.
Photo: J. Boethling
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La fourniture de services de conseil et de vulgarisation coûte cher. Il faut payer les salaires, les frais de transport et les frais de fonctionnement, louer ou construire des bâtiments, entretenir des parcelles de démonstration et dispenser une formation continue au personnel de vulgarisation. Il faut en outre continuellement investir dans un système opérationnel d’innovations agricoles, épaulé par des institutions de recherche et d’enseignement performantes et des politiques habilitantes, ainsi que réaliser des investissements de capitaux dans l’infrastructure rurale qui ne bénéficie pas seulement à la population agricole. D’où ces fonds doivent-ils provenir et ces dépenses seront-elles rentables ?

« La qualité des dépenses consacrées à l’agriculture est plus importante que le niveau général de ces dépenses » (Akroyd et Smith, 2007)

 

La fourniture de services de vulgarisation et de conseil est assurée par des acteurs divers, et notamment par le secteur public (en particulier par l’intermédiaire d’un service national de vulgarisation, mais aussi d’universités et de collèges agricoles publics), par le secteur privé (négociants de semences et de produits agrovétérinaires, prestataires de services de vulgarisation, ou agents de vulgarisation employés par les programmes d’assistance aux petits exploitants et les opérations agricoles sous contrat) ainsi que par des ONG locales et internationales. Même au sein des systèmes publics, il existe, un peu partout dans le monde, une diversité de modèles allant du contrôle décentralisé des finances au recours à des primes ou à des paiements liés aux résultats versés aux agents, en passant par la prise en charge des services assurée par des projets de vulgarisation financés par des donneurs, et d’autres pratiques encore.

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