Même si les villes prennent de plus en plus d’importance, c’est dans les zones rurales que l’avenir de l’humanité continuera en grande partie d’être déterminé.
Photo: FAO/O. Argenti
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À l’échelle mondiale, de nombreuses régions rurales traversent une période de transition. La forme que prend cette transition et la vitesse à laquelle elle évolue dépendront en partie de l’intérêt que lui porteront les responsables des orientations politiques. L’auteur explique pourquoi cette transformation rurale est nécessaire – et comment la coopération au développement devrait la soutenir.

Nous vivons dans un monde en urbanisation constante. Cela pose un problème majeur à la résolution duquel nous devons consacrer toute notre énergie. Néanmoins, l’importance croissante des villes et la réduction de la fracture entre monde rural et monde urbain ne doivent pas être une raison ou un prétexte pour négliger les zones rurales qui, pour de multiples raisons, nécessitent, de la part des responsables des orientations politiques, autant d’attention que les centres urbains.

Premièrement, la forte urbanisation à l’échelle mondiale et l’expansion spectaculaire de certaines mégapoles – objet de bien des débats – ne doivent pas masquer le fait que de nombreux pays d’Asie et d’Afrique subsaharienne restent essentiellement ruraux. Selon la Banque mondiale, en Afrique subsaharienne, la population urbaine ne représente que 37 pour cent de la population totale, cette proportion étant encore plus faible (33 pour cent) en Asie du sud. Le passage à une population essentiellement urbaine n’est pas prévu avant le milieu du siècle.

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