Les ERC sont très répandus dans le domaine médical où l’environnement peut être totalement contrôlé.
Photo : WHO/Eduardo Soteras Jalil
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L’utilisation des essais randomisés contrôlés est très répandue, mais ils ne sont pas pour autant à l’abri des critiques. L’auteure présente certains des problèmes que la méthode peut rencontrer et recommande de donner plus de place au contexte et à la pertinence lors de la conception des évaluations.

Les essais randomisés contrôlés (ERC) ont récemment gagné en popularité. L’idée de base est simple. Dans une étude randomisée, des individus sont aléatoirement affectés à des groupes appelés « groupes de traitement » et « groupes témoin », qui doivent être composés d’individus n’ayant pas encore bénéficié du programme, de manière à pouvoir évaluer l’impact de l’ensemble du programme.

Grâce à cette affectation aléatoire au groupe de traitement ou au groupe témoin, on est certain que les résultats potentiels ne sont pas faussés par une auto-sélection à bénéficier du traitement. L’auto-sélection, c’est ce que pratiquent des personnes se sélectionnant elles-mêmes pour participer à des programmes particuliers. Par exemple, elles peuvent s’auto-sélectionner pour des programmes de microfinance parce qu’elles ont particulièrement le sens de l’entreprise, ont une propension au risque et/ou ont certaines compétences en affaires. Dans une randomisation réussi, on part du principe que les individus appartenant au groupe de traitement et au groupe témoin sont équivalents en termes de caractéristiques observables et non observables, à l’exception du statut du traitement.

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