09.05.2017

Qu’est-ce qui n’a pas marché ? Tirer les enseignements des expériences de la première décennie pourrait contribuer à éviter des erreurs dans l’avenir et faire en sorte que le PDDAA soit plus pertinent. Cela n’a rien de facile, car la Déclaration de Malabo a élargi le champ du PDDAA : alors que le « PDDAA de Maputo » se limitait plus ou moins aux secteurs liés à l’agriculture – production agricole, élevage de bétail, pêche, environnement – (ainsi que – théoriquement – à la sécurité alimentaire, même si, en pratique, c’était rarement le cas et les déclarations avaient tendance à mettre l’accent sur les ministères de l’Agriculture et sur leurs missions habituelles), le nouveau « PDDAA de Malabo » a une vocation multisectorielle bien plus explicite. Cette approche peut être plus réaliste et adaptée lorsqu’il s’agit de réunir les acteurs et de déterminer des politiques cohérentes en matière de croissance agricole et de sécurité alimentaire, mais elle complique encore plus les choses lorsqu’il s’agit, pour ce nombre accru d’acteurs, de prendre des engagements contraignants et de négocier les politiques et plans nécessaires.