01.02.2019

Ce point est au centre des débats publics et scientifiques et devrait y rester encore un certain temps.  

La question du land sharing (« partage des terres ») par opposition au land sparing (« économie de terres ») en est un autre. Le land sharing met l’accent sur des techniques de production moins intensives dans le but de préserver la biodiversité dans tout le processus de production, alors que le land sparing consiste à réserver des terres pour assurer une production intensive et à en réserver d’autres pour la préservation et la conservation de la biodiversité. Les partisans de l’IAD considèrent que le land sharing entraînera un phénomène d’extensification pouvant potentiellement avoir un impact négatif sur la biodiversité et contribuer au changement climatique. De leur côté, les tenants de l’IAE pensent que le land sparing, qui privilégie l’utilisation de la technologie agrochimique moderne pour accroître la production, entraînera une dégradation de l’environnement et affectera le biote des sols.