Ces approches permettent aux diverses parties prenantes d’explicitement quantifier les compromis et de faire en sorte qu’ils fassent l’objet de solutions négociées. Il est nécessaire d’intensifier la recherche et la diffusion des connaissances pour répondre aux besoins urgents d’adaptation. Des efforts considérables de soutien stratégique et de renforcement des capacités sont également nécessaires à la gestion des risques climatiques, y compris en matière d’assurance et de mesures de protection, tout comme le sont l’amélioration de l’accès à de nouvelles espèces résistant à la sécheresse et les informations météorologiques. Le soutien public mettant l’accent sur la recherche et sur les investissements visant à améliorer la gestion des terres et le régime foncier plutôt que sur les intrants est généralement plus efficace, profite mieux aux agriculteurs et est plus durable à long terme.

La sécurité des droits fonciers est une condition préalable à la CSA
En Éthiopie, de simples systèmes d’enregistrement foncier ont facilité l’investissement dans la gestion durable des terres  ; au Niger, l’attribution aux utilisateurs des terres de droits sur les arbres a facilité le « reverdissement »  ; et en Chine, la cession de droits d’exploitation des terres à long terme à ceux qui les utilisent a joué un rôle clé dans la restauration des bassins hydrographiques et l’instauration d’une agriculture intelligente face au changement climatique.